Review

Rare Birds, Jonathan Wilson : le rock pour les âmes complexes [Review]

Et si Jonathan Wilson nous offrait ce vendredi son meilleur album depuis le début de sa carrière ? Rare Birds, son ambiance onirique et ses guitares rock psychédéliques sont dans les backs dès le 2 mars.

 

 

On connaît déjà le talent de Jonathan Wilson, qu’on a encensé ici ou encore . Desert Raven, son premier succès, nous donner à entendre Laurel Canyon, la solitude du désert mêlée à une irrésistible envie de se laisser border par le vent. Fanfare, ensuite, avait donné un ton plus contemplatif encore à une musique élevée au rang des dieux. Pour ce Rare Birds, Jonathan Wilson pousse encore le rock comme oeuvre d’art. Quasiment rien n’est à jeter, comme en témoigne le premier single, Loving You.

 

 

A propos de son album, Jonathan Wilson raconte : « c’est plus une affaire de guérison, un rajeunissement, une réconciliation, pour les autres et pour moi. Je voulais équilibrer mon récit personnel avec le besoin que je ressens de m’apaiser avec la musique. Je pense aussi que nous avons besoin de surréalisme fantaisiste, de voyages sonores, de choses psychédéliques. » Voilà une bonne nouvelle car c’est justement ce qui fait le charme de cet album, un peu plus sophistiqué que les précédents. On traverse la complexité de l’être humain, ses faiblesses, son désarroi parfois.

On y trouve aussi plus de guitares rock, notamment sur Trafalgar Square ou Rare Birds. Et parfois, on croit retrouver dans la lueur de la musique des courtes inspirations « beatlelienne » (Me, Miriam Montague, There’s a Light) .  La présence des synthétiseurs en masse rappelle un peu Peter Gabriel (Living with Myself) ou Roger Waters (Sunset Bvld), avec qui il a tourné. Cela donne des petits bijoux comme ce Over The Midnight au clip toujours aussi lumineux.

 

 

Le pire, c’est que cet album dure 1 heure et 18 minutes. Cela pourrait vous paraître long. Mais en réalité, il faut bien ce temps pour capter l’essence, les subtilités de cette musique toute en douceur et volupté, mais qui sait se faire dure. Hard to Get Over nous replonge par exemple en plein milieu des années 80, dans un groupe de New Wave. Hi Ho the Righteous nous emmène au Texas, dans un groupe de folk-country classique. Muhlloland Queen et son piano enivrant nous berce jusqu’à nous endormir totalement, ce qui n’est pas une mauvaise chose lorsqu’il s’agit de la dernière piste d’un album.

Et si finalement, Jonathan Wilson avait raison, et que cet album était son meilleur. L’essence même de son art ? C’est assurément le meilleur album de ce début d’année.

Mickaël Chailloux

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