Blitzen Trapper

[Review] Le retour « wild and reckless » de Blitzen Trapper

Neuvième album pour le quintet de Portland, Oregon. Définitivement dans les pas de Tom Petty, décédé il y a quelques mois, Wild and Reckless est leur premier grand album de rock américain.

Blitzen Trapper photographiés par Rachel Lipsitz

 

Depuis la mi-août 2016, on a appris que Blitzen Trapper allait de nouveau sortir un album. Rien ne présageait que nous tombions sur une telle claque. Les membres du groupes sont rentrés chez eux à Portland, dans l’Oregon. Ils ont réalisé la musique pour une performance théâtrale à Portland, au Portland Center Stage, du 16 mars au 30 avril 2017. Cet opéra rock sur le thème de l’amour tragique sur fond de drogue s’est ensuite mué en album qui est sorti le 3 novembre dernier. Cinq nouvelles chansons ont été ajoutées alors.

Résultat ? Cet album égale leur grande œuvre, Furr, sortie en 2008. Le leader du groupe Eric Earley le considère comme la suite légitime de ce projet. « 10 ans après Furr, un album à l’histoire à base de meurtre et de fin du monde occidental, je crois que l’on avait encore d’autres choses à dire ».

Tom Petty serait fier

On trouve chez Earley la prestance et l’écriture rare qu’on retrouve chez les grands. Ses chansons sont parfois grandiloquentes, mais elles ont le mérite d’être puissantes. Il y a chez Blitzen Trapper toute une ambiance « southern rock » vintage qu’on ressent dès les premières notes de ce nouvel opus. La première chanson, intitulée Rebel, est justement pile dans cette ambiance très spécifique du rock américain : un riff qui se répète, une guitare classique qui accompagne, des guitares qui « twang » bien comme il faut.

Mais, surtout, ce qui frappe, c’est l’esprit de Tom Petty. Ce mastodonte de la musique américaine nous a quitté en octobre dernier, laissant de nombreux fans dans la peine. Cette énergie qui se dégage de ce nouvel opus rencontre justement les meilleures chansons de Tom Petty, et c’est assez troublant. Le title-track de l’album, ou encore le plus construit et expérimental No Man’s Land. C’est encore plus criant en écoutant Dance With Me, une chanson pourtant déjà écrite six mois avant la mort de Tom Petty.

Dans Wild and Reckless, on retrouve tout ce qui fait le bon son du classic rock américain, et cela ne fait pas plus plaisir. À noter également Forever, le morceau ambitieux et psychédélique qui encadre cet opéra rock du plus bon goût. Depuis le très harmonieux Destroyer of the void, vous avez devant vous le plus bel album de Blitzen Trapper.

Mickaël Chailloux

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