Glenn Frey

Glenn Frey, entre Los Angeles et Miami

Il était le fondateur d’un groupe de country rock, sur la Côte Ouest. Il a signé, dans des costumes plus que flashys, des tubes so eighties digne de la Floride. Glenn Frey nous a quitté à l’âge de 67 ans, souffrant d’une pneumonie et de polyarthrite rumatoïde. Retour sur ce qu’il nous laisse en héritage.

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Don Johnson et Glenn Frey (à droite), lors du tournage de Deux Flics à Miami. (D.R.)

La première fois que j’ai entendu la voix subtile et rock de Glenn Frey, c’était dans une chambre. Il y avait ce poste gris, qui faisait résonner une chanson au loin. Si ma mémoire est bonne, il s’agissait de New Kid in town. Quelque chose m’a séduit, même si à l’époque, les mimiques du guitariste Joe Walsh me plaisaient plus. Et puis, dans la discothèque de ma tante, j’avais remarqué ce CD, aux couleurs vives. Ce best-of de la carrière solo de Glenn Frey. J’ai été conquis alors par cet univers si différent des Eagles, mais chatoyant. Par ce talent également de mélodiste. Autant vous dire que lorsque la nouvelle est tombée à 23h15, une semaine après le décès de David Bowie, quelque chose m’a frappé. Comme si c’était la fin de quelque chose. Je me branche alors sur RTL, pour écouter l’hommage que va rendre Georges Lang, l’animateur des nuits. Et je l’entends prononcer ces mots : « C’est probablement la fin du groupe Eagles ».

Los Angeles, country rock et tequilas

Glenn Frey nous laisse seul. Mais heureusement, la musique continuera à accompagner nos jours et nos nuits. D’abord, il y a cette musique californienne, qu’il arrivait justement à capter alors qu’il n’était pas de Los Angeles. Frey est né à Détroit. Un vrai rockeur qui avait joué avec le groupe Heavy Metal Kids avant son arrivée en Californie. En 1969, il fait les choeurs également sur le très bon (et très méconnu) premier album de Bob Seger, un autre artiste qui a eu du succès à Détroit. La chanson s’appelait Ramblin’ Gamblin Man.

 

Glenn Frey est un rockeur, et son parcours avec les Eagles le ressent. Comme Gram Parsons, les Eagles sont symboliques d’un son particulier : celui qui a su mélanger les sons rock avec l’ambiance country. Sa rencontre avec le Texan Don Henley sera fondatrice. Elle mènera à de nombreux tubes que tous les Américains fredonnent. Le premier d’entre-eux : « Take it easy », écrit en 1972. A l’époque, il porte la moustache et les cheveux longs…

 

Vrai rockeur, il saura dans sa carrière faire chauffer les guitares, comme dans Already Gone ou Heartache Tonight. Il sait aussi se faire plus tendre, lorsqu’il interprète cette magnifique chanson de Tom Waits, Ol’55.

 

Miami, la pop et les synthés

Les Eagles se séparent en 1980. Le groupe avait bossé très dur pendant la décennie pour arriver à faire le son le plus accessible possible, tirant de plus en plus vers le rock. Le carton d’Hotel California, et du premier Greatest Hits en est symbolique. Les Eagles sont le cinquième plus gros vendeur de l’histoire.

L’image que je garde de Glenn Frey dans les années 80 reste ces bandes originales  pour les films Le Flic de Beverly Hills, et Miami Vice. On voit le saxo qui déboule, le rock de Glenn Frey toujours aussi fort. Cette ambiance pop-rock fait de Glenn Frey un artiste qui s’amuse. En 2012, il sort un album réussi, After Hours, où il joue le crooner, pour celui qui avait plutôt la carrure d’un rugbyman.

 

Dans une de ses chansons, il parle de James Dean en ces mots : « Too Fast to live, too young to die ». Il n’avait pas imaginé que cela lui correspondrait…

Mickael Chailloux

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