Edito de la semaine

L’Edito du Lundi exceptionnellement un Mardi…

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Oui je sais, deux ou trois d’entre vous (êtes-vous vraiment beaucoup plus au final ?) attendaient un Edito hier, mais vu que c’était férié j’ai décidé de partir me faire une virée en bord de mer profiter du soleil que je n’avais pas lundi matin en ouvrant mes volets… Je ne rentrerai pas dans les détails, cela n’intéressera personne mais comme tout bon profiteur de vie, j’ai décidé, d’un commun accord avec moi-même (toujours s’assurer d’être deux pour l’impartialité de la décision) de remettre au lendemain ce que j’aurais pu faire le jour même. J’ai tout de même posté une nouvelle video des Afghan Whigs sur la page Facebook, signe que je pense tout de même au Peuple du Rock tout en dégustant mes moules marinières à la provençale. Bref, quoi de neuf ces derniers temps dans l’actu me demanderez-vous ?

Nous commencerons par parler des sorties dans un premier temps, puis nous aborderons une actualité plus immédiate pour tous ceux qui ont décidé de se faire un ou des festivals cet été, car il y en a… des tonnes. Côté sorties donc, un petit disque qui semble intéressant du côté des Ninja Tune avec Hard Believer le sixième album de Fink (Fin Greenall), sorti sur son propre label, mais supporté par Ninja Tune: R’COUP’D Imprint. Comme le précédent, c’est un petit bijou de beauté minimaliste enregistré en à peine 17 jours avec Billy Nush aux manettes. Nush ne vous sera sans doute pas inconnu puisqu’il a déjà sévi avec Garbage, Foster The People ou bien encore Beck. Hard Believer est un album qui va crescendo du début à la fin, à l’image d’une mer calme qui céderait à ses tumultes intérieurs, très contenus toutefois mais l’énergie est là, sous tendue. On passe ainsi du dépouillement quasi total à des boucles hypnotiques qui vont progressivement s’installer, jusqu’au final.

Pennywise, accessoirement clown mangeur d’enfants pour Stephen King, est un groupe de Punk Rock et Yesterday ne le démentira pas, même si pour ma part je préfère un autre Punk US porté par des Thee Oh Sees ou encore des Ty Segall, mais c’est une autre histoire. Ici nous sommes dans le Punk Rock des skateurs californiens des années 2000 et s’il est quelque chose à dire de Pennywise, c’est qu’ils le font bien. Alors qu’en 2010, pour All Or Nothing et suite au départ de Jim Lindberg, leader historique du groupe, un chanteur remplaçant arrivait, Lindberg reprendra le flambeau en 2012 en réintégrant les rangs de Pennywise. La version Deluxe sortie fin de semaine dernière compte en plus des titres présents sur la version standard, une seule piste, Band Practice 89. Cela fait peu pour du Deluxe par contre…

Le projet d’Anand Wilder et de Maxwell Kardon, débuté en 2004 autour d’une véritable histoire musicale est enfin terminé. Il aura donc fallu 10 ans (oui j’ai au moins été jusqu’en cours primaire…) pour enfin poser ses oreilles sur ce travail qui s’avérait très intéressant sur le papier. Qu’en est-il vraiment ? Et bien c’est intéressant. Amour, Gloire et Beauté… Non je déconne on est dans un vrai monde, pas dans la matrice… Amour(s) perdu(s), trahison(s), inspirés par les Opéras Rock des 70’s. Une vraie petite merveille à mon sens. C’est varié, ça part, ça se calme puis repart, un peu comme le flux et reflux des vagues… Oui ben j’étais à la mer hier alors forcément… Bref si vous aimez les Opéras Rock mais que vous en avez marre de vous repasser toujours les mêmes en boucle, ici se trouve votre chance de filer un coup de peinture fraîche sur tout ça, et de le mettre au goût du jour. Il faut préciser tout de même que si ce disque est le projet de deux artistes, cela n’a pas empêcher la participation de grands noms de la scène de Brooklyn (oui, vous connaissez mon attachement à ce petit bout de ville) mais pas que… On trouve donc James Richardson (MGMT), Chris Keating ( qui tout comme Anand Wilder joue dans Yeasayer), K Ishibashi (Kishi Bashi), Haley Dekle (Dirty Projectors), Austin Fisher (Suckers), Ryan Kattner (Man Man)… Autant dire du beau monde de la scène la plus en vogue actuellement depuis son réveil en 2008.

Je finirai sur les sorties cette semaine avec Arranged Waves (oui la mer toussa toussa…), une galette sans mal de mer de Stephen Steinbrink. Un titre des plus étonnant mais aussi évocateur pour un petit gars qui a grandit dans un désert en Arizona. Et ses chansons sont à l’opposé du désert, ou alors elles seraient ses buissons que l’on voit courir sur le sol les jours de grand vent, ces seul ilôts de verdure qui ne fond que traverser et s’enfouir au loin. Fournies, pleines,  elles réussissent à vous emmener avec elles comme des fruits juteux sur des rives habituellement hors de portée. Arranged Waves est un très beau disque qui vous fera passer l’été loin, très loin d’ici.

En parlant d’aller loin, certains d’entre vous, en ce débout de mois de juillet, n’ont peut-être pas fait trop de kilomètres pour aller écouter en live des gens comme Damon Albarn, Anna Calvi, Parquet Courts, Eels ou encore John Butler Trio puisqu’il passaient dans notre capitale. Mais il n’y a pas que Paris dans la vie, bien que ses lumières prennent beaucoup de place en chacun de nous. Plus loin (mais pas de chez moi…), le festival de Bilbao vient de se finir, les Francofolies aussi, Musilac également mais il y avait aussi le week end dernier le festival Terres Du Son qu nous avions couvert l’an dernier et qui nous avait beaucoup plût. Demain commencera le Big Festival à Biarritz, pour 4 jours. Pour moi rien de percutant mais je me dois de rester impartial. On y retrouvera forcément Stromae, grand vainqueur des tourneurs de l’été, mais aussi Kavinsky, CassiusGesaffelstein etc etc. personnellement je préférerais aller trainer mes guêtres vers Les Vieilles Charrues voir Skip The Use, Fauve, les Black Keys, Franz ferdinand, Detroit, Artic Monkeys, Thrity Seconds To Mars et Girls in Hawaii entre autres. Non, pas Indochine, quoiqu’en live cela pourrait éventuellement être sympa si je me shoot avec une bouteille d’O2 juste avant. En même temps se tiendra le festival de Dour avec Detroit, Darkside, Skip The Use, Paul Kalkbrenner, The Notwist, et avec beaucoup plus d’Electro que bien d’autres festivals.

En Août, nous commencerons par la Fête du Vin de Colmar qui a toujours su présenter des concerts de qualité. Cette année les alsaciens recevront Neil Young & Crazy Horses, moi, rien que pour cela j’aurais pu faire le voyage si je n’étais pas appelé ailleurs… Vous pourrez aussi y retrouver, outre Indochine (oui je sais…): Motörhead et Airbourne pour les plus métalleux d’entre vous ainsi que James Blunt pour les plus pop. Quasi en même temps certains chanceux (ou aventureux) pourront aller se payer le luxe d’aller voir Prodigy à Budapest, ça, ça doit valoir son pesant de cacahuètes ! Amis grands voyageurs, le voyage nous appelle ! A ce moment-là je serai, entouré d’amis, en Bretagne pour couvrir la Route du Rock dans sa 24ieme édition avec Portishead, Slowdive, Anna Calvi, The Temples, Thee Oh Sees, Kurt Vile, Darkside et Jamie XX pour ne citer qu’eux.

Du côté de Charleville-Mézières vous pourrez assister aux lives de Metronomy, de Placebo, d’Airbourne, de Shaka Ponk entre le 21 et le 24 Août, malheureusement en même temps que Rock en Seine qui affiche tout de même des trucs incontournables comme Artic Monkeys, Jake Bugg, Prodigy (même si j’aurais préféré les voir à Budapest pour la magie de la ville), Portishead, Thee Oh Sees mais aussi Queen Of The Stone Age, Lana Del Rey (le dernier album…. mmmm… mais je vous en ai parlé la semaine dernière), Thurston Moore, Warpaint, Brody Dalle (Madame Josh Homme dans la vie)… Autant dire que Charleville-Mézières n’a pas vraiment de chance cette année je trouve et c’est dommage car il ne devrait pas y avoir de compétition entre festivals. Cela dit, ils se multiplient et l’été n’est malheureusement pas extensible… Si l’un de vous a une solution, merci de m’adresser vos courriers sous pli confidentiel, le gagnant aura droit à un cadeau très particulier à se partager avec l’inventeur de la téléportation, bien que pour cette dernière les Pays Bas ont, semble-t-il, fait d’énormes avancées il y a peu, et je ne parle pas de leurs résultats durant la coupe du monde…

Voilà l’Edito du Lundi se termine, je retourne profiter du soleil, cela fait bien trop longtemps qu’il se cachait le salaud, je ne vais pas le laisser partir sans l’avoir usé jusqu’à la corne ! Alors bonne semaine à vous et à vendredi. Oui car durant les vacances, en l’absence de bon nombre de nos rédacteurs, nous réduisons la publications à deux fois par semaine, que voulez-vous, le droit social, toussa toussa… Si cela ne tenait qu’à moi j’aurais supprimé depuis longtemps les congés payés dans la presse musicale, question d’utilité publique… Malheureusement nous sommes tenus par la loi…

Greg Pinaud-Plazanet

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