Lost Horizons

[Review] Les mille et une voix de Lost Horizons

Laissez-vous bercer par le psychédélisme de l’indie rock de Lost Horizons. Leur premier album est sorti le 3 novembre dernier et il respire la tranquillité. Explications.

Leur premier album s’intitule « Ojala ». En espagnol, ça signifie « j’espère »

Rêver de s’enfuir dans des contrées lointaines, au paysage sombre. Vous êtes seul, devant vous le ciel, simplement traversé par des rayons du soleil vous donne une impression d’éclairs. Vous pourriez y rester des jours, peut-être même la vie. Vous n’aurez qu’une heure et dix minutes, le temps de mettre vos écouteurs et de vous brancher sur ce premier opus de Lost Horizons, Ojala.

Ojala, c’est un peu le cadeau de Simon Raymonde à son label Bella Union. Il y a vingt ans, le bassiste de Cocteau Twins fondait le label, que l’on connaît maintenant pour ses fulgurances à signer de talentueux artistes : Father John Misty, Jonathan Wilson, M Ward, The Flaming Lips, Beach House, Baloji et j’en passe. Lost Horizons est donc un peu une sorte de réunion de Raymonde avec une multitude de grandes voix. Accompagné de Richie Thomas, ancien batteur de Jesus & Marie Chain notamment, il nous propose un album nuancé, où l’espoir autant que la tristesse règnent.

Une instrumentation très bien produite

A l’écoute de ces quinze morceaux, on est toujours balancé entre deux mondes, celui où tout est en train de craquer et l’onirisme d’un endroit où tout serait possible. L’instrumental a été bien léché, comme dans  I saw the days go by, où la voix mezzo-soprano de Marissa Nadler rayonne.

La batterie claque d’ailleurs sur beaucoup de morceaux, elle se fait très présente sans être pour autant oppressante. Ojala, c’est un album très spirituel. La guitare classique est souvent à l’aise dans les morceaux du groupe, comme dans She led me away, où elle accompagne le chanteur Tim Smith (Midlake).

Des voix venues d’ailleurs

Étonnamment, on ne pourrait album plus cohérent sans chanteur principal que ce Ojala. Chaque chanteur a été choisi avec précision et s’adapte avec une facilité déconcertante à l’ambiance générale du disque. Mention spéciale à la performance de Beth Cannon, stratosphérique et digne descendante de Kate Bush dans le premier titre de l’album, Bones.

Mention tout autant appréciable pour Gemma Dunleavy qui dans Asphyxia nous emmène dans d’autres contrées inexplorées. Le rappeur Ghostpoet pose un flow magistral sur la ligne de piano la plus aboutie de l’album dans Reckless. Life inside a paradox nous ramène dans des univers plus classiques mais est néanmoins bien exécuté et agréable à écouter.

Ce premier opus de Lost Horizons est un des concept albums les plus aboutis de sa génération. « Ojala », pourrions-nous avoir un prochain disque de cette qualité.

Mickaël Chailloux

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s