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[Review] La symphonie rock de Resistencia

Dans le rock latino, on avait Maná ou encore Gustavo Cerati. Dans un tout autre genre, découvrons aujourd’hui le tout jeune groupe de rock Resistencia. Dans la droite ligne des plus grands, les Mexicains sortent leur deuxième album original, Cenizas al Olvido. Un petit bijou de symphonie et de puissance rock.

Tout chez Resistencia est grandiose. D’abord le nom, qui bien que difficile à trouver via Google, évoque toute la puissance d’une lutte contre une oppression, une vision du monde ou encore un groupe armé. Et puis il y a la musique, toute en grands riffs et  en envolées lyriques. Resistencia est un groupe qui gagne à être connu.

La résistance, bien entendue, ça se fomente en famille. A l’origine du groupe, les deux frères Alvarez Armenta. Manuel joue de la guitare et chante, Mauricio tape sur les percussions.  Cela fait quatre ans qu’ils jouent, en famille, mais accompagnés de deux autres personnes Eduardo Williams Torio (piano) et Ruben Larenas Lopez dit « Sol » à la basse. Voilà pour les présentations.

Mélodie pour tous

Cenizas al Olvido, sorti au mois de novembre, est un premier tournant dans la toute jeune histoire du groupe. On y trouve des textes de qualité mais surtout une ligne mélodique plus affirmée. Par exemple, on trouve à deux reprises des morceaux instrumentaux avant des pistes rock, « Preludio » et « 27 ». Ces deux morceaux de piano donnent une théâtralité plus importante au groupe. Exemple avec le très jeux-video  « Teatro de Sombras », où les changements de rythmes se mêlent aux « oh-oh » de la voix de Manuel.

Influencés aussi bien par Metallica que par la bande son du jeu vidéo Zelda, on trouve dans ce nouvel album plus de profondeur musicale que dans leurs derniers travaux, comme dans ce Mesa Para Dos.

Hard Rock à la mexicaine

Pour ceux qui ne parlent pas la langue espagnole, les chansons de Resistencia se font parfois tragiques, teintées de mélancolie sur l’amour. Dans « Nunca nos dijimos adios », le chanteur regrette de n’avoir pu dire au revoir à une femme. La chanson parle du suicide d’une de leur amie populaire dans leur lycée mais très triste. On y retrouve aux choeurs Gabriela Moncayo, chanteuse qui prend plus de place dans la ballade « Mente y Corazón ». 

Mais Resistencia ne fait pas uniquement de la ballade mélancolique. Les jeunes Mexicains savent se faire violence en envoyant du lourd. Exemple avec le premier clip de l’album, ‘Nada’, une chanson de rupture.

Produit par Lalo Mariné Martinez aux studios LM de Mexico, Cenizas al Olvido est un des meilleurs albums rock de l’année en langue espagnole. On en entend peu outre Atlantique, l’espagnol étant réservé aux tubes de l’été coloré. Et c’est bien dommage car les quatre compères nous ont confié qu’ils viendraient volontiers jouer en France. Avis aux amateurs, responsables de salles de spectacles. Si vous n’avez pas été convaincuS, écoutez ce petit bijou, la chanson la plus réussie de l’album qui combine les influences polysémiques du groupe, du piano bluesy, au rythme rock, en passant par les cuivres bien placés, sans compter les paroles bien pesées. ‘Julieta’ est un des singles de l’album et ça se comprend. Il est classe.

L’album est sorti le 17 novembre et est écoutable sur Spotify, et disponible sur Internet via leur site internet.

Mickaël Chailloux

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