Festival Beauregard/Uncategorized

L’incontournable mélomane normand : John Beauregard

L’été débute sous des trombes de pluie et des rayons de soleil timides, mais au Peuple Du Rock, nous ne sommes pas des mauviettes, nous irons en Normandie du 1 au 3 juillet, (même si cela débute à partir du 30 avec les Insus.). C’est à cette date que se déroulera le festival Beauregard dans le domaine du château du même nom, à Hérouville St Clair, à quelques minutes de Caen. Fierté régionale depuis maintenant huit années, cet évènement fédérateur a le mérite de proposer une programmation riche en têtes d’affiche renommées tout en gardant une cohérence rock indé, familiale et accès sur la découverte.

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Comme un camarade l’a déjà expliqué par là, John est le porte-parole imaginaire de l’évènement. Le plaisir et le confort des festivaliers étant cher à son coeur, cet être immatériel, pourtant palpable, fait tout pour allier calme, plaisir, émerveillement, et réussi à créer l’univers d’un cocon qui compte bien des habitués. Grâce à ce monsieur, la cohérence du line-up reste intacte : chaque année se côtoient les artistes anglophones, français rock et indie les plus réclamés. D’ailleurs, l’édition de cet été ne nous ménagera pas car elle comporte de belles claques en perspective.

Aux côtés de Beck, The Brian Jonestown Massacre et The Horrors, l’illustre P.J Harvey viendra nous présenter son tout nouvel album : « The Hope Six Demolition Project ». Brillante comme mélancolique, elle incarne la force féminine de l’Angleterre des années 90, période qui vit naitre sa carrière. Voyons quel phoenix elle peut être le dimanche 3 juillet !

Autre artiste qu’il est impossible de ne pas mentionner : Robert Plant and the Sensationnal Space Shifters. Malgré la séparation de Led Zeppelin en 1980, l’Anglais n’a jamais manqué une opportunité de remonter sur scène pour faire perdurer leur rock psychédélique si singulier. Parcourant le monde et l’espace à l’aide de son rock, une dynamique de jeunesse s’est ajoutée à ses bases grâce à des musiciens qui forment les space shifters. Dans la même logique d’improvisation orchestrale que ses expérimentations avec l’Egyptian Orchestra de Hossam Ramzi, ils explorent des sons orientaux qui, associés à ses riffs, vous feront frémir de plaisir le samedi 2 juillet.

Une belle brochette de groupes français vont être mis à l’honneur le week-end prochain, et autant dire que John a visé juste. Parmi ceux-ci, Feu! Chatterton est l’histoire de cinq dandys parisiens, classieux et fous de poésie et ce, toujours avec éloquence. Ce quintet indie, rock, parfois pop, est guidé par un chanteur maniant les mots avec brio. Avec un unique album, intitulé « Ici le jour (a tout enseveli) », leur talent est tel qu’analyser leur texte est une réelle exploration de nos rouages mentaux. D’une intensité et d’un régal sans nom, leur littérature musicale vous mettra sans aucun doute à l’épreuve lors de leur set, le vendredi 1 juillet.

Son choix s’est ensuite porté sur La Femme, un être fait de cinq esprits d’une brillante folie. Oscillants entre différents genres musicaux, c’est-à-dire coldwave, grunge comme pop rock, leurs textes prouvent qu’ils sont, à l’instar de leur comparse du dessus, des amoureux de la langue française. Cependant, ils l’abordent de manière bien plus psychédélique avec des titres comme « Sphynx« , et beaucoup plus accès sur des textes cinglants de sens comme « Où va le monde ?« . Finalement, la femme est cette folie, cette quête de sens et cette absurdité qui virevoltent en nous, et c’est pourquoi leur live risque d’être beau comme la vie ! Affirmation à attester le samedi 2 juillet.

La scène électro française sera, elle aussi, bien présente. Fakear, Rone et The Avener sont déjà bien connus, faut-il présenter ces squatteurs de festival ? L’ambiance est donc garantie, d’autant plus grâce aux illustres frères chimiques…

N’en déplaise à la scène locale, qui sera tout de même bien valorisée ! John est allé faire du repérage du côté du Havre, de Caen mais aussi à Montpellier pour sélectionner les gagnants du tremplin des John’s sessions. Avec leurs mélodies indie-folk, les Caennais de Grand Parc ont retenu notre attention et ne sont pas sans rappeler les Grizzly Bear. Nous ne manquerons pas de vous parler de leur concert le dernier jour !

Rendez-vous la semaine prochaine pour un compte rendu quotidien de cette immersion en terre normande !

Sandra Farrands

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