Edito de la semaine

L’Edito de la semaine

Certains mots résonnent plus que d’autres dans l’actualité. Une querelle a récemment illustré ce précepte. Faut-il parler de migrants plutôt que de réfugiés ? Non, c’est plutôt l’inverse, car ce ne sont pas des personnes qui cherchent la « belle vie » mais tout simplement la vie. Fuir la mort. Donc se « réfugier » dans un autre lieu.

Ce mot obsède journalistes, politiques, et beaucoup de personnes à travers le monde. Tellement qu’on ne sait plus quoi penser. Débat après débat, on entend certains dénoncer l’impensable (« On les accueille, alors que des milliers de Français sont au chômage », ou pire « Je ne les accueille que s’ils sont chrétiens »). Ou alors pour justifier des situations assez hallucinante (« On t’accueille, ça tombe bien, on a un job sous-payé pour toi. Tu l’acceptes ? » ou quand la démographie justifierait la politique allemande d’accueil). Et le pire arriva hier, lorsqu’on remis des barbelés aux frontières.

Cette dernière phrase n’est pas totalement vrai pour l’Allemagne, qui a juste rétabli le contrôle douanier aux frontières. Mais tout de même… lorsqu’à la radio, on entend ces mots « On a du mal à se mettre d’accord sur le « partage » des réfugiés »…

Lorsque ces mots envahissent nos ondes, se pose alors une question : où allons-nous ?

Puisque la musique adoucit les mœurs, allons-y ! Ce début de septembre a laissé la place à de nombreux bons albums sortis. Le premier, celui des Libertines. Anthems for doomed youth (Hymnes pour une jeunesse condamnée). Pas d’actualité brulante malgré ce que laisse sous-entendre le titre. Pete Doherty n’a jamais été aussi créatif, après le dernier album de Babyshambles et sa tournée à l’été 2014. Le titre générique de l’album nous ramène directement dans les années 2000, sorte de balade lancinante mais « tranquille ». Un album du groupe est toujours un événement, surtout quand il est bon et que le dernier date de 2004. A écouter et réécouter. Et surtout les Libertines seront en concert à l’Olympia en 2016 !

Gary Clark Jr est un maître de la guitare. Beaucoup l’ont dit après son album de 2012 Black and Blu, très réussi. Dans The Story of Sonny Boy Slim, Gary Clark Jr nous fait encore une fois voyager à travers les grandes images du rock, de la soul et du funk. A entendre par exemple Star, un morceau funky à souhait. L’album de 2015 est une sorte de gâteau où se partage la totalité des styles musicaux, comme une sorte de friandise. A chaque bout par lequel vous le croquez, en ressort quelque chose de fascinant et d’étonnant. Church par exemple est un morceau folk-blues à la Taj Mahal et que Ben Harper n’aurait pas renié. Un autre morceau à découvrir est Grinder, dans une pure tradition acid-rock et Hendrixienne. Un album à acheter oui !

Enfin, puisqu’on parle de légende du rock, impossible de ne pas parler des Rolling Stones. Le premier album solo de Keith Richards sort actuellement, Crosseyed Heart. Le moins qu’on puisse dire à l’écoute de Trouble, le premier single, c’est qu’il est à l’égal de ce qu’on connait des Stones. Loin des polémiques sur Sgt Pepper, la magnifique œuvre des Beatles, qu’il aurait traité de « tas d’ordures ». Encore une fois, si la musique pouvait en ce moment adoucir les mœurs, on préférerait….

Mickael Chailloux

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