James Leg

James Leg, un réverend en dessous de sa ceinture

On écoute rarement les nouveaux disques des prédicateurs ou des révérends religieux. La musique christique, très peu pour nous. Et pourtant, le nouvel opus de James Leg est juste un des plus beaux essais punk-blues-rock qu’il ait été donné d’entendre en ce début d’année. Explications.

James Leg (photo : courtesy of the artist)

James Leg (photo : courtesy of the artist)

James Leg joue du piano depuis l’âge de 6 ans. Il suit son père prédicateur à l’Eglise de Chattanooga, Tennessee. Sa vie était toute tracée : l’église. Sauf…qu’il découvre « la musique du diable », le rock’n’roll. Howlin Wolf, Muddy Waters, John Lee Hooker lui tombent dessus. Et il décide que la musique sera sa vie.

Au sein d’un groupe, les Black Diamond Heavies, il traîne ses cheveux longs et sa Fender Rhodes pendant cinq albums. Below The Belt est son deuxième album solo.

Nous promettant un album brut et en dessous de la ceinture, James Leg ne nous trahit pas sur un point. D’abord parce que la voix du bonhomme force l’admiration : une sorte de râle primitif mélangé à la voix éraillée du Dylan version 2010. Quelque chose de tout à fait étonnant.

Ensuite, il y a l’album. Un album certes inégal mais tout à fait édifiant. Un album rapide aussi : moins de 37 minutes. Mais c’est souvent rapide en dessous de la ceinture, non ?

Alors on va vite : première chanson, un gros boom surgit. Dirty South est une chanson quasi parfaite, nous transportant dans un Texas sale et crade. Durant l’album, le son se stabilise autour d’un blues-rock, tirant sur le punk ou le gospel. Il est vrai que les harmonies sont extrêmement bien réalisées : brutes et élégantes à la fois. Vers la fin du disque, vous trouverez même une reprise de The Cure (si si), vraiment bien pensée et réussie. La fin du disque n’a pourtant pas la même odeur brute du début, et c’est bien dommage. C’est le seul bémol d’une copie punk-rock-roots très bien pensée.

La seule balade de l’album s’appelle « October 3rd« , et là-encore, le rocker sait s’y prendre. Faut dire que les balades en dessous de la ceinture, il a du apprendre. L’homme commet donc avec Below the Belt son deuxième péché en solo. Reconnaissons-le. C’est bon de pécher avec lui…

L’album est sorti le 4 septembre. Il est disponible sur Internet et en préécoute sur allmusic.com. En octobre, James Leg sera en concert aux Pays Bas. Il sera en France en novembre :

  • le 3 au Bootleg à Bordeaux
  • le 4 au Marché-Gare à Lyon
  • le 7 au Gallion à Lorient

Mickael Chailloux

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