Festival

Tim Robbins @ Nuits de Fourvière : Papa chanteur, papa acteur

Il était là, devant nous, sobre mais élégant. Tim Robbins, chanteur, acteur, metteur en scène, passait par Lyon, invité d’honneur du festival des Nuits de Fourvière. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la nuit qu’il nous a fait passer n’était pas de tout repos.

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Tim Robbins est un acteur, il sait jouer la comédie, et ceux qui ne s’en rappelle pas, ses rôles fameux sont Merlin dans Top Gun, ou encore Griffin Mill dans The Player. Il avait d’ailleurs reçu le prix d’interprétation masculine du festival de Cannes à l’époque.

Tim Robbins était-il un acteur qui s’ignorait chanteur ? N’exagérons rien, mais quand même. Lui qui a comme figure paternelle Gilbert Lee Robbins, un chanteur folk célèbre aux Etats-Unis. Lui qui a intégré son fils dans son groupe ! En tout cas, le spectacle qu’il nous a offert vendredi dernier sur la scène du théâtre de Fourvière était grandiose et bucolique.

D’abord, plus d’une dizaine de personnes étaient sur scène. Le big band de Tim Robbins, tout droit sorti des meilleurs concerts de Léonard Cohen, roule à l’eau. Roule plutôt sur l’eau, car à l’écoute, les morceaux joués ressemblent parfois à de vieilles comptines de marins racontées en musique avec brio par les jeunes hommes et femmes. Tim Robbins s’installe dans ses habits de commandant du bateau Fourvière et nous entraîne inlassablement vers la fin du concert. Le public lui, au début, écoute, quasi-religieusement. C’est d’ailleurs pas vraiment le mot, car à en croire sa chanson White Train, la religion ne semble pas l’attire outre-mesure. Ce morceau, il le dédie « à tous les extremistes religieux du monde ».

La musique de Tim Robbins est un mix indescriptible entre histoire de marins, ballade folk, reprises de Pete Seeger et aventure country en plein milieu du désert. En fin de concert, lors du sacro-saint rappel, on trouve parfois des chansons qui sentent bon le désert, et où l’on se sent transporté en plein milieu des Grandes Plaines. L’alchimie d’un concert de Tim Robbins, c’est donc cela.

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Le côté folk de Tim Robbins ressurgit lors de Lightning Calls. Cette chanson est un hommage à Nelson Mandela. La ballade s’installe, tranquilement. De cet homme imposant à la chevelure grisonnante, on devient plus proche. On a envie, comme ce fan, de s’installer tout près de la scène pour admirer, contempler. On ne le fera pas. A vrai dire, comme un bon acteur, c’est lui qui viendra nous chercher. Sans guitare, avec simplement son micro, Tim Robbins se montrera à plusieurs reprises sur la scène, courant. Lorsque Tim court d’ailleurs, il ressemble à un cheval fougueux. Il emballe le public qui le rejoint lors de sa reprise libre et survitaminée de What a little moonlight can do de Billie Holiday. Il danse, se mêle avec le public.

Seul bémol à ce concert réussi : la reprise du classique Oh Mary don’t you weep. Ce classique de Pete Seeger souffre malheureusement de la magistrale reprise qu’en a fait le Boss. Cela n’enlève rien à la fougue du cheval Robbins. A la fin du concert, Dominique Delorme, patron des Nuits de Fourvière, lui tombe dans les bras. Ce directeur a tout fait pour l’avoir. Ce soir-là, c’était sa dernière représentation après deux jours de théâtre où il reprenait Songe d’une nuit d’été de William Shakespeare.

Mickael Chailloux

Une réflexion sur “Tim Robbins @ Nuits de Fourvière : Papa chanteur, papa acteur

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