On a écouté

On a écouté : The Veil par Simian Ghost

Si vous aimez le rock « bourrin » et le métal qui arrachent vos oreilles, passez votre chemin. Le groupe suédois Simian Ghost est totalement l’inverse. Ce groupe d’indie pop propose son troisième album (mais premier diffusé en France) intitulé The Veil. Au programme : des harmonies vocales et de la musique grandiose. Bref, on a aimé. Ecoute en avant-première.

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La Suède, c’est un peu l’Eldorado de la pop. De grands producteurs en ont fait leur base. Et il y a des bons groupes qui sortent de ce pays. C’est le cas du trio Simian Ghost. Au départ, pourtant, ce groupe est né de l’impulsion solo de Sebastian Arnström, qui publie en 2011 Infinite Traffic Everywhere, avant de créer en 2012 Youth, un nouveau projet construit avec Erik Klinga et Mathias Zachrisson. En 2014, le groupe avait sorti une reprise d’Angus & Julia Stone, Heart Beats Slow. Toute en grandeur et tout en « beat ».

Les présentations ainsi faites, que nous propose-t-il en 2015 ? Le groupe s’est isolé dans une cave pour construire ce magnifique album. Autour d’eux, de nombreux instruments et de la matière pour composer.

The Veil est un album-pochette surprise. En apparence, il y a une enveloppe pop subtile, somme toute assez classique. Mais à la réécoute plus approfondie, il y a quelque chose de touchant et de beau dans leur musique. Dans les deux premières chansons, Float et Cut-Off Point, on se retrouve avec de magnifiques harmonies vocales, digne des plus belles chansons des Beach Boys. En même temps, une des plus grandes influences du groupe reste Brian Wilson, le compositeur génial du groupe californien.

Mais, écoutez par exemple I Will Speak Until I’m Done. Dans ce morceau, on retrouve tout simplement un groove rock indé assez impressionnant de maturité, emballé dans une chanson pop parfaite. Le reste de l’album contient même de belles chansons folk, dignes d’un Bon Iver (Fight Even, Endless Chord, August Sun), ou pour autant, ils sont moins efficaces. Quant au single, Never Really Know, les amis suédois transforment leur studio en dancefloor dans une chanson tout simplement pure et entraînante.

Le principe d’une surprise, c’est qu’on ne s’attende pas à ce qu’il y a dedans. On ne s’attendait pas à trouver le futur des Beach Boys en 14 chansons. Si vous n’avez toujours pas été convaincu, écoutez plutôt A Million Shining Colours, et vous verrez. C’est tout simplement pur, génial, et fantasmagorique. Si la justesse des harmonies vocales ne vous convainc toujours pas, alors je dois rendre mon tablier. Une autre chanson paraît sorti des années 60 : Echoes of Songs. Le morceau, réalisé avec la chanteuse Maja Agnevik, est un hommage à la chanteuse Trish Keenan, la chanteuse du groupe Broadcast, décedée en 2011. Je parlais des Beach Boys ? CQFD

Toujours percutant dans leurs chansons, évoquant l’être et le soi (à ce propos, sont-ils plutôt platoniciens ou aristotéliciens, nous ne le savons pas…), leur fulgurantes chansons nous transportent. Mission réussie pour le trio. Qui avait dit que pour aller en Californie, il fallait passer par la Suède ?

Sortie de l’album le 27 janvier, en édition standard, deluxe (avec notamment les deux anciens albums inédits en France) ou en vinyle. Le trio suédois sera également en concert le 24 février à Paris (Espace B, 19e).

Mickael Chailloux

Une réflexion sur “On a écouté : The Veil par Simian Ghost

  1. Pingback: Interview impromptu avec Simian Ghost | Le Peuple Du Rock Webzine

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