Edito de la semaine

L’Edito du Lundi

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Ah enfin l’actu Rock et Alternative se réveille de sa torpeur ! Enfin un peu de nouveautés à se mettre sur les oreilles ! A propos d’actu j’ai lu sur la toile que Mark Gardener, en dehors de la reformation mythique de Ride, empereurs du Shoegazing, que nous verrons pour l’occasion des 15 ans du Primavera Sound Festival à Barcelone en mai, se prépare à sortir en mars un album conçu en duo avec Robin Guthrie, guitariste des Cocteau Twins : Universal Road. A suivre donc. Parlons aussi donc de Barcelone et de son affiche pour le moins interessante. Le PdR posera encore cette année ses valises au Primavera Sound Festival de la capitale catalane, en front de mer. On s’était dit qu’on n’allait pas y retourner, mais l’annonce des 15 ans de Ride et le passage des Strokes annoncés en décembre nous ont contraint à repenser notre décision. Au final nous ne sommes pas déçus du tout puisque nous irons voir les performances live de groupes tels que Eels,  Albert Hammond Jr, Thee Oh Sees, Interpol, Belle and Sebastian, Cheatahs, Damien Rice, Death From Above 1979, OMD, Ought, Panda Bear, Thurston Moore, Shellac, The Black Keys (sous réserve d’une remise en état de leur batteur…), The Church, ou encore Underworld… Du beau monde en somme, de plus on adore les tapas alors… 

Alors, qu’y a-t-il de nouveau à se mettre sous la dent ? Le dernier Manson ? A voir… The Pale Emperor semble confirmer un retour attendu du trublion rock polymorphe. Loin toutefois de la nouveauté amenée par un Mechanical Animal, ce dernier album donne en treize pistes l’image d’un vrai travail de réalisation et même si l’on peut reprocher parfois la reprise facile de certaines rythmiques déjà utilisées (The Mephistopheles of Los Angeles, Birds of Hell Awaiting par exemple…). L’alternance de morceaux qui balancent et d’autres plus calmes (Warship My Wreck) fait penser à un croisement entre Golden Age of Grotesque et Born Vilain. Bref Marilyn Manson fait ce qu’il sait faire et, sans toutefois toucher des sommets, l’album est bien sympa.

Dans un tout autre style mais tout en nouveauté par contre, Mademoiselle K a enfin sorti son album en anglais, en disant merde à tout le monde, et même si au départ j’étais sceptique, non pas par sa capacité à pouvoir le faire mais à ma capacité à me détacher de sa poésie française, je dois dire que le résultat, après un teasing de fou, est étonnant. Musicalement, pas de doute à avoir, c’est du Mademoiselle K, avec quelques nouveautés (Someday, LAAA LA) et expérimentations (I Can Ride a Fucked Up Bull). D’autres morceaux comme Glory ou R U Swimming? sont plus standards mais assez bons. Love Robots et Walk Of Shame peinent à me séduire sans pour autant être à écarter alors que Watch Me, mélange de rythmiques dance et de guitares proéminentes, nous entraine sur le dancefloor. Pour un premier essai, je dirai qu’il est transformé. Il n’est pas simple de commencer par le plus difficile, à savoir d’écrire en français : Mademoiselle K avait pris des habitudes qu’il a fallu certainement un peu oublier pour s’engouffrer dans une écriture anglophone plus simple à maitriser lorsque l’on est vierge de tout… Je préfère néanmoins pour ma part, rester sur ses précédentes galettes qui me parlent bien plus.

Nous en parlions au début de cet Edito, Belle and Sebastian, présents au Primavera Sound vient de sortir Girls in Peacetime Want To Dance, un album qui, je crois restera parmi mes préférences de ce début d’année.  Le disque commence sur Nobody’s Empire, une des chansons les plus intimes de Stuart Murdoch puisqu’elle traite de la solitude devant la maladie. Murdoch a souffert durant ses longues années d’un syndrome de fatigue chronique, une maladie qui vous colle sur place en vous ôtant toute énergie de faire quoique ce soit. Alors qu’au départ Belle and Sebastian s’était plutôt imposé comme un groupe à écouter tranquillement le dimanche matin alors que, sous la couette on observe le soleil se lever, le groupe, au fur et à mesure des années a pris plus de profondeur, tout en gardant une certaine légèreté, mais non moins fournie, musicale. Sur cet album, quelques flirts électro-dance (The Party Line, Enter Sylvia Path) côtoient quelques titres plus standards (Nobody’s EmpireThe Cat With the Cream, Ever Had a Little Faith?). Il est à noter que le groupe s’est engagé, pour cet album, à prendre quelques risques, à voir comme des chances d’évolution, pourquoi pas…

Allez, encore un et je vous laisse tranquillement récupérer du week end : Ratworld des Anglais Menace Beach vient d’arriver dans les bacs et c’est pas mal du tout. Un mélange de souvenirs remonte en moi lorsque j’écoute cet album. Un peu de My Bloody Valentine, un peu de Shoegazing, un peu des débuts des Smashing, Galaxy 500… bref ça fleure bon les années 90 et ce qui s’y faisait de mieux. Ce disque n’est donc pas un fourre-tout et il mérite vraiment l’écoute attentive de vos petites oreilles. Vive la Fuzz !

Cette fin janvier est assez riche et je finirai par un album assez touchant si on l’écoute comme une BO de film et que l »on lit les textes intimes des morceaux… mais je n’en dis pas trop car il sera chroniqué dans quelques jours dans nos pages, je parle bien-entendu de Vulnicura, le neuvième album de Björk. Enfin, on vous promet une petite surprise (de taille !) pour très vite, on l’espère.

Greg Pinaud-Plazanet

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