QUEEN

Queen en 2014 : la bataille des reines

QueenForever

Lundi, cela fait 23 ans que Freddie Mercury nous a quitté. Ce mois-ci sortait également la compilation Queen Forever, avec trois inédits. Et si pourtant l’avenir du groupe Queen résidait dans ses bootlegs enfouis comme des trésors ?

En ce mois de novembre frileux, Brian May et Roger Taylor, ayant droits inconditionnels du groupe britannique, nous ressortent encore une compilation. Queen Forever est disponible en version de luxe et en version simple. Le but est noble en apparence : on arrête de produire des inlassables compilations avec les gros tubes du groupe, que tout le monde fredonne, connaît et a déjà digéré depuis les années 70. L’idée géniale, la voici : faire une compilation de chansons… inconnues du grand public, de pistes qui viennent des bas-fonds du catalogue.

Queen FOREVER : sauvés par… les inédits

De prime abord, on dira oui, triple fois oui. En bon fan du groupe de Mercury, on se dit que pouvoir mettre un CD (ou deux, puisqu’il est également décliné en version double)et écouter Nevermore, une belle chanson voix/piano qui date d’il y a 40 ans, ou encore Las Palabras de Amor, chanson issue de l’album maltraité Hot Space, c’est une bonne chose. En somme, éduquer le public au son si particulier de Queen. Seul hic : May et Taylor l’ont déjà fait avant.

En 2011, pour le 40e anniversaire du groupe, on décide de publier trois compilations intitulées Deep Cuts. Leur but : faire connaitre des chansons qui ne sont pas de gros hits. Alors, comment comprendre cette nouvelle ressortie d’une énième compilation ?

Là, Brian May et Roger Taylor dégainent leur atout majeur : des inédits. Il y en a (que) trois, mais pas n’importe lesquels. Le premier, le plus attendu, c’est le remixage d’un son qui avait été déjà publié illégalement (plus ou moins) sur internet : Freddie Mercury chantant avec Michael Jackson. There must be more to life than this, nom de la chanson, et c’est plutôt réussi. Deux autres inédits sont au programme de ce disque : Let me in your heart again, une chanson écrite par Brian May entre les sessions de Radio Gaga et I want to be free, et Love kills, écrite par Mercury et Giorgio Moroder, devenue ballade après avoir été tube dance.

Queen at the Raimbow : les bootlegs vaincront

Les inédits sauveront donc l’industrie musicale d’une faillite dont on attend toujours l’inscription sur le marbre. On avait déjà connu ça avec les réeditions des albums de Led Zeppelin. Dans la ressortie du premier album de Led Zeppelin, on avait alorsentendu un concert organisé à Paris en 1969.

Queen, en septembre, nous a livré son live d’anthologie. Dans Queen Live at the Raimbow, on entend deux concerts rares, puisqu’à l’époque, ils étaient également sold-out. Nous sommes au Rainbow Theater, à Finsbury Park, dans le nord de Londres. En mars 1974, leur passage était inclus dans la tournée Queen II Tour, du nom de leur deuxième album. Leur retour en novembre 1974, soit il y a 40 ans, s’est effectué dans le cadre de leur tournée pour promouvoir leur nouvel album, Sheer Heart Attack.

A l’écoute, Queen se révèle encore plus vivant, plus rugueux (le groupe est alors figure du glam-rock). Queen est un jeune groupe à l’énergie débordante, où les solos de guitare et de batterie sont légion, et où les chansons s’enchaînent à vitesse grand V, et où l’on ne voit pas passer le temps. En terme d’éducation, s’il y a bien un album live pour comprendre Queen, c’est bien celui-là. On redécouvre un groupe, ensemble, qui fait lui-même sa révolution. Et, clin d’œil absolu au passé, on retrouve dans le livret la mention « and nobody played synthesizer », qui a disparu avec l’album The Game en… 1980. Mon préféré : la version live de The Fairy Feller Master-Stroke, une chanson inquiétante et glam.

VERDICT : Si on veut absolument découvrir Queen, en live et (presque) en chair et en os, alors on écoutera le Live at the Raimbow. Si on veut s’abstenir d’écouter les albums en entier et qu’on veut découvrir d’autres choses que les hits traditionnels du groupe, on choisira la compilation Queen Forever. Les fans iront de toutes façon vers le premier double-disque.

Mickael Chailloux

4 réflexions sur “Queen en 2014 : la bataille des reines

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