Samaris

Samaris, sur les traces d’une matrone mystifiée…

L’hiver approche insidieusement et arrivent ces moments où nous nous retrouvons à cocooner, bercés par la douce chaleur de notre maison… Cette période d’hibernation est souvent source d’anesthésie sensorielle, c’est pourquoi il est toujours bon de retrouver les douces écoutes mélodiques qui accompagnent notre torpeur. Dans celles-ci, je réécoute généralement des sons assez trip hop, plutôt calmes et rythmés, qui tendent légèrement à mettre un tissu enchanté devant mes yeux. Samaris est l’une des découvertes qui a inévitablement fait naître une vive euphorie chez moi. Étant initialement une adoratrice de musique de ce type, qui vous fera sûrement penser à Iamamiwhoami, groupe suédois principalement constitué de Jonna Lee.

Qui est ce jeune trio, tout droit sorti du hameau islandais qu’est Reykjavik ?  Il est constitué d’ Áslaug Brún Magnúsdóttir à la clarinette, de Þórður Kári Steinþórsson aux bruitages électroniques, et de Jófríður Ákadóttir aux chants. Amoureuse de cette culture nordique, j’ai été conquise par l’essence de leur formation. Ils puisent et étoffent leurs textes dans des poèmes scandinaves anciens, ce qui apporte une touche enchanteresse à leurs incantations électroniques.
Instinctivement, mon oreille distraite s’est focalisée sur l’écoute de leur mélodie, à l’affût de chaque nuance. L’émoi fut de taille. Une quelconque fausse note ? Nada. Certes, l’allusion à Björk devient vite une stigmatisation pour les jeunes talents de ce pays insulaire, mais dans leur cas, il serait absurde de nier l’influence, ainsi que l’honneur que cela pourrait être. Ils incarnent sa descendance avec brio. Ni plus, ni moins. D’ailleurs pour l’histoire, ils font partie du même label britannique « One Little Indian ». Ils baignent dans une atmosphère « mélodico-electro-trip hop » ce qui est, je vous l’accorde, un terme assez folklo. Mais inévitablement, lorsque l’on prête attention à la musique islandaise en général, on découvre toujours une facette insolite de leur culture. Cette merveille géologique qu’est l’Islande est bien connue pour être vénérée et fièrement chérie par ses habitants et leur musique se distingue  par l’éloge de sa grandeur… Ce que nous ne pouvons qu’approuver vivement. Nous pourrions mentionner leurs précurseurs comme Sigùr Ros, qui ont créé un son post rock atmosphérique bien représentatif de cette culture « pro-natura ».

Rétrospectivement, Samaris a fait ses premières armes à travers la diffusion d’EPs depuis 2011, année de leur formation. Ils n’étaient alors que de jeunes musiciens en plein essor, remportant des prix comme « The Icelandic Músíktilraunir« , ainsi qu’un « Krammu Award » dans leur ville natale. Samaris n’a cependant publié son premier disque du même nom qu’en 2012, juste avant de jouer au festival local « Iceland Airwaves« . Ils sont devenus un groupe très apprécié là bas, car leur présence est récurrente dans les différents évènements musicaux de la région. Ils firent partis de la programmation de « STOPP« , un évènement écologique qui a eu lieu en mars 2014, et qui a été créé par l’initiative de Björk et Darren Aronofsky dans l’optique de faire la promotion de la défense de l’environnement. Pour l’occasion, ils ont partagé la scène des Of Monsters and Men, Patti Smith, Retro Stefson, et Mammùt, entre autres.
Ils ont également inauguré la première édition du Secret Soltice Festival, qui est une série de concerts ayant lieu du 20 au 22 juin, dates où le soleil culmine pendant 72H.
Leur dernier album est paru cette année sous le nom très conceptuel de « Silkidrangar » (qui en Islandais, signifie « empilement de soie ».) C’est une immersion dans une poésie instrumentale rythmée, accompagnée des psalmodies tout autant fantomatiques qu’hypnotiques de la chanteuse.
Ils ont finalement parcouru divers pays européens, multipliant les prestations dans des petites salles indépendantes et affirmant ainsi ce succès dont ils disent ne pas encore avoir conscience.
Ils sont actuellement en pleine tournée européenne. Un live report du 10/12 à Tourcoing est à suivre…

Concerts :

20/11: Les Boréales, Caen

9/12 : Divan du Monde, Paris

10/12 : Hospice d’Havre de Tourcoing (Winter Camp Festival)

12/12 : Paloma, Nimes (Winter Camp Festival)

13/12 : Tetris, Le Havre, (Winter Camp Festival)

Sandra Farrands

2 réflexions sur “Samaris, sur les traces d’une matrone mystifiée…

  1. Pingback: Live Report : Samaris pour le Winter Camp Festival @ La Maison Folie Hospice d’Havré 10/12 | Le Peuple Du Rock Webzine

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s