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Japandroids : la bande originale de ta vie

Qui n’a jamais imaginé sa vie comme un film ? Et qui n’a jamais pensé que derrière les images, il y aurait une musique lancinante et rock ? Pas les quelques milliers de personnes qui achèteront « Near to the wild of life », le dernier disque des Japandroids.

Les Japandroids, au Covo Club à Bologne en 2012 (Copyright : Roberto Taddeo/Flickr)

Les Japandroids, au Covo Club à Bologne en 2012 (Copyright : Roberto Taddeo/Flickr)

Ce qui se produit à l’écoute d’un album comme la dernière livrée de Japandroids tient de la magie : celle de livrer des images devant des sons sans avoir besoin d’un écran en face de son œil. Pour réaliser cette prouesse, le duo canadien a beaucoup travaillé… A peu près dix ans, depuis leur formation sur les bancs de l’université de Victoria. Les débuts n’ont pas été faciles mais ils ont cravaché. Ils ont bien eu raison.

En 2017, Brian King et David Prowse commettent donc un nouvel opus. Near to the Wild Heart of Life tient en un album homogène, où l’on se retrouve projeté dans une atmosphère enfumée, en plein milieu d’un bar. Une femme vous sourit, elle vous regarde en se déhanchant. Vous finissez votre whisky, accoudé sur au comptoir. L’espace d’un instant, vous vous dites « Je dois y aller ». C’est ce que vous faites, et puis… vous vous déhanchez avec elle… L’histoire finale, les Japandroids ne l’ont pas écrite.

Cette ambiance sombre, pas triste pour autant mais juste intense, c’est l’esprit d’un groupe attiré autant par le punk-rock que par Springsteen ou par  Tom Petty. C’est clairement les deux esprits de cet album réussi. Dès le départ. le titre original vous embarque. L’envie de vous faire quitter la terre ou le pays où vous habitez (« And it got me all fired up / to go far away »). Dans North East West South, les deux Canadiens vous donnent une boussole pour vous diriger au Canada et vous choisir une destination.

Les riffs saturent souvent, mais on trouve aussi de la modernité, sans quoi l’album ne nous donnerait pas l’envie de tout plaquer. Des éclairs un peu différents du classic rock réveillent les oreilles. Mais les deux protagonistes reviennent toujours à ce qui les fait vibrer. Springsteen notamment, dans la dernière chanson de l’album, « A Body like a grave ». Comme l’a noté NPR, avec cet album, ce n’est pas simplement le rock que les Japandroids ont célébré. Ils l’ont rendu majestueux.

L’album sort le 27 janvier, il est en écoute libre sur le site NPR. Plusieurs extraits sont disponibles sur Spotify.

 

Mickaël Chailloux

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