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L’edito du Lundi

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Et voilà, la douce brume des fêtes passée, nous retrouvons notre rythme habituel avec un joli programme puisque cette semaine on attaquera avec une interview des Some Smoking Guys que vous pourrez lire dès mercredi. Some Smoking Guys est un groupe de rock français très marqué 70’s – 90’s et qui sonnent vraiment bien, à découvrir donc. Et puis vendredi, vous aurez notre avis sur le dernier Bowie, Blackstar, et vous pourrez ainsi vous rendre compte sur ce qu’un papy du rock pouvait encore apporter après plus d’une vingtaine d’albums studio. Chronique un peu spéciale puisque l’artiste s’est éteint hier. On le savait malade, ce n’est donc pas si surprenant, et puis si David Jones vien de disparaitre, David Bowie vivra à jamais.  En attendant, je vais vous parler de quelques dernières sorties qui ont retenues mon attention pour diverses raisons. Je dois dire que la rentrée est assez calme niveau rock et alternatif, y compris dans le style des compositions.

Je commencerais donc par le plus excité, avec Jaromil Sabor. Ce groupe qui ressemble plus à un juron tout droit sorti d’un bouquin d’Hergé qu’a un groupe de rock, si l’on s’en tient à son seul nom, est surprenant. Car ne vous y trompez pas, Jaromil Sabor n’a rien à voir avec les occupants du château de Moulinsart, même s’il se dégage de ses albums ( car il n’y avait que lui dans son groupe jusqu’ici) un lien très fort avec le passé. Après un deuxième album assez folk, sortit en 2013, qui fleurait bon le grand ouest américain et ses vastes étendues, l’artiste revient à ses premières amours (du temps où il jouait au sein d’Arthur Pym) et nous sert ainsi, au milieu de balles acidulées, de vrais morceaux de bravoure plutôt garage teinté d’un soupçon de punk avec des morceaux comme Knocked-Out Circus, Seagrave Station ou encore la seconde partie du très intrigant et pourtant généralissime  Becky Was a Carrion Siren). Le reste de l’album est un rock low-fi un peu psyché par moment (Aedion) avec une instrumentation étudiée, regorgeant de bonnes surprises et Oracle Stone, la dernière piste de III, vous déposera en douceur. C’est français et nous sommes fier qu’il le soit !

Je vous emmène maintenant en Australie avec Twelvefour, le dernier album de The Paper Kits. Twelvefour est un disque sur lequel il faut s’abandonner. A la première écoute on le trouve léger, sans attrait particulier, et puis lorsque l’on commence à glisser doucement, on se dit « ah ouais tiens… ». Il répondra en fait à deux besoins: la solitude et l’évasion. Planant, ce disque vous emmènera assez facilement dans les recoins de vos érrements sans cassures tellement il est cohérent de bout en bout. Sam Bentley le dit lui-même, c’est un album conceptuel qui essaie de retranscrire le pic de créativité que peut avoir un artiste après minuit. Toutefois, l’album ne sera pas pour autant à réserver à vos nuits blanches et saura se faire désirer de temps en temps lors d’un dimanche pluvieux, où étendu sur des coussins, devant la platine, l’on cédera à l’envolée. Et si l’on pourrait être porté à penser que l’album est plutôt sombre, comme ces heures tardives de la nuit auxquelles il se réfère, il n’en est rien.

Ce début d’année voit aussi la sortie de Where Have You Been All My Life? de The Villagers, groupe que j’affectionne beaucoup depuis qu’un pote me l’avait fait découvrir lors d’une discussion sur un coin de table du temps d’Awayland. Il ne s’agit pas d’un nouvel album mais d’un live de douze pistes, retranscrivant une session d’une journée au London RAK Studio avec Richard Woodcraft (Radiohead…). Une collection de morceaux issus des trois albums du groupe mais qui n’est pas une simple répétition. Il s’agit là d’une reformulation, d’un rafraîchissement de cinq années de travail dû à la sortie de leur dernier album en date et de la tournée qui s’en suivi. Un besoin de réarranger les anciens morceaux donc, pour les faire coller au style pris par Darling Arithmetic. Le résultat est live, sans les fioritures habituelles rajoutées en studio (il s’agit bien souvent de la première prise, voir de la seconde mais jamais plus…) et donne une version plus que satisfaisante de leurs compositions. En un mot ? Vibrant.

Enfin, je finirai l’edito de cette semaine en vous parlant d’ALA.NI et de son envoutant You & IALA.NI n’est ni plus, ni moins que la petite protégée de Damon Albarn, il faut dire que c’est une ancienne choriste de Blur… Ceci explique cela. Alors forcément, lorsqu’un artiste tel que lui se penche sur un cas, on ouvre tous nos tablettes pour noter son nom et attendre les productions… En écoutant la première piste de l’album on est surpris. On a l’impression d’écouter tourner un vieux disque sur la platine. les morceaux font très  vieux films noir et blanc, bande originale d’une pellicule des années 30-50 tout en étant tout à fait autre chose que les deux derniers excellent albums de Lana Del Rey. Là, on est dans le crooning total, un rêve désuet, qui jauni avec le temps. Des mélodies au piano, une voix qui vous colle à l’oreille. Un OVNI dans le plus pur sens du terme, car écouter ça aujourd’hui semble extrêmement décalé. On frôle le bon music-hall et pour cause… Elle compte dans sa famille un précédent de taille en la personne de Leslie Hutchinson, artiste en son temps de cette scène-là. Et suivre les traces de cet illustre prédécesseur a sans doute été une excellente idée à en croire la réaction de mes oreilles sur un morceau comme A Take Away Show… Cette voix… Proprement magnifique. Je sais que ce n’est pas directement rock, mais si vous voulez, par hasard, poser votre balluchon ailleurs, de temps en temps, You&I est un très bon endroit.

Allez, vous en avez eu assez, il ne me reste plus qu’à vous donner rendez-vous mercredi pour l’interview des Some Smoking Guys, un groupe franchie riche en couleur qui devrait connaitre un avenir assez shiny à mon avis.

Greg Pinaud-Plazanet

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