Stereophonics

Stereophonics keeps the rock alive

Cela faisait un moment que la bande à Kelly teasait son album depuis Facebook. Par ici des photos, par-là des commentaires parfois mystérieux, mais toujours avec une pêche d’enfer. Stereophonics s’est amusé. Une éternelle bande d’ados. Niveau musique, ils n’ont pas beaucoup évolué d’ailleurs, mais je ne leurs jette pas la pierre pour autant, car ils maîtrisent à la perfection leur terrain de jeux. Le groupe de Kelly Jones, deux ans après l’excellent et salué Graffiti On The Train, nous livre un neuvième album formant une suite à son prédécesseur, l’assimilant ainsi à un volume 2 en définitive. Au départ, il devait d’ailleurs y avoir trois volumes, mais la sortie d’une trilogie de la part de Green Day a dissuadé le groupe gallois de poursuivre dans cette voie. À noter par contre qu’il s’agit du premier album avec leur nouveau batteur : Jamie Morrison.

Stereophonics-portrait-colo

Si les fans du groupe sont habitués à les voir caracoler au top des charts UK, cet album ne les décevra pas. Il s’agit là d’un opus des plus classiques du quintet. Pour autant, chaque morceau est un saphir, voir un rubis à défaut d’être de la tanzanite. Non, je ne vous ferai pas un cours de gemmologie, mais vous aurez surement vu le parallèle avec la rareté d’une pierre. Sa rareté est une chose, sa qualité en est une autre. La qualité de Keep The Village Alive est belle et bien là. L’on pourrait s’attendre parfois à se sentir quelque peu ennuyé de ne pas voir cette petite bande évoluer vers d’autres ailleurs. Mais si MUSE de son côté était parti trop loin, Stereophonics avait décidé depuis longtemps de continuer à trainer ses groles dans ce même quartier qui les a vu naitre. Et en cultivant leur propre jardin, ils sont arrivés à être identifiables immédiatement par l’auditeur. Certes certains diront que cela sent le lissage pop-rock, mais je ne le pense pas. On s’attend tellement souvent à être chaviré, bouleversé par le nouvel album d’untel ou d’un autre… Que l’on passe parfois à côté de la simplicité en pensant qu’elle n’est pas de qualité. Je ne suis pourtant pas un grand fan du groupe, j’ai quelques-uns de leurs albums oui, ceux qui me semblent les plus judicieux de posséder. Celui-ci en fait partie même si, par rapport à son prédécesseur, il semblerait un poil moins homogène.


Ainsi, vous pourrez démarrer par un énergique, 
C’est La Vie, facile pour une mise en jambe, mais efficace pourtant avec un phrasé jeté rythmé et un backing vocal qui donne envie de reprendre en cœur en guise de refrain. Alors que le morceau suivant,  White Lies, pose les bases (et les basses) d’un album que l’on sent prendre une bonne direction. I Wanna Get Lost With You fait un peu U2 dans ses atours, de ce fait, j’avoue qu’elle passera sans rester forcément. Je lui préférerai sa version acoustique (présente dans la version Deluxe). Song For The Summer est assez légère, voir un peu cheesy… et suivra le chemin du morceau précédent. En revanche, Sur Sunny ou encore Into The World, la voix de Jones est vraiment excellente et lorsque vous les écoutez, vous ne pouvez vous être trompé de crémerie. Ne les choisissez pas pour votre prochain blind-test, un conseil… Fight or Flight et Mr and Mrs Smith sont des standards du groupe et si l’on aime, on conduira en chantant.

La version Deluxe s’assortit de quatre morceaux bonus et une version acoustique de I Wanna Get Lost With You. Je ne saurais trop vous conseiller d’opter pour cette version car le rock y est plus tranché musicalement avec Ancient Rome et You Are My Energy, plus tranché émotionnellement avec Let Me In et You’re My Star, plus original de leur part avec Blame.

Keep The Village Alive est à la fois une façon de voir les histoires de la vie se perpétuer de bouche à oreille. De l’ancêtre au nouvel enfant. On croise dans cet album qui certes s’étale dans quelques clichés faciles, des personnages bien marqués. Et même si certaines rimes ne semblent pas excessivement recherchées, à l’écoute, tout fonctionne plutôt bien. Keep The Village Alive est en même temps une façon de faire passer leur musique d’oreille à oreille, au travers des générations (Le groupe a été fondé en 1992… tout de même). Et même si chacun aura, au final, sa propre version, leur musique elle, si elle reste classique, sera toujours unique et c’est pour cela que l’on aime y revenir, on s’y sent chez soi…

Greg Pinaud-Plazanet

 

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