Robert Plant

ROBERT PLANT A STOCKHOLM: Report

La vie réserve parfois d’heureux hasards. Ce fut le cas ce soir où donc, hasard du calendrier, j’ai pu assister au concert de Robert Plant à Stockholm. Je ne pense pas que j’aurai fais des bornes pour aller spécialement le voir, mais  là l’occasion s’est présentée et comment ne pas céder à la tentation d’aller voir le chanteur d’un des plus grand groupe du rock: Led Zeppelin.

Pour continuer sur l’improbable, c’est dans un parc d’attraction que le concert a lieu. Au milieu des manèges, grand huit et maison hantée de Gröna Lund se trouve une scène qui propose des concerts durant l’été. Si la programmation est variée, du beau monde est montée sur cette scène : Noel Gallagher il y a deux semaines, mais aussi Arcade Fire, Lou Reed ou encore Iggy Pop and The Stooges. Pas d’achats de tickets, il suffit de s’acquitter du prix d’entrée du parc (environs 11€) pour pouvoir y assister. Des pass sont même en vente pour l’ensemble de la saison pour à peine le double. Plutôt le bon plan. Autant dire que c’est blindé en terme d’affluence. On comprend pourquoi certains campent devant la scène plus de deux heures avant. Nous, non. Du coup, on se retrouve plutôt au fond, au milieu d’un public assez éclectique, même si on sent que les quadra, quinqua et sexagénaire sont venus en masse.

Après une première partie dont nous tairons le nom, parce qu’on ne la pas entendu ou pas compris : un chanteur folk suédois, 20h03, début des hostilités. Les musiciens entrant les premiers, Robert Plant suit quelques secondes plus tard. On rentre directement dans le vif du sujet avec un premier titre de Led Zep, Trampled Under Foot. Le britannique arbore toujours sa longue chevelure qu’on lui connait, bien que grisonnante désormais. Accompagné par 6 musiciens, Robert Plant est en promo pour son dernier album solo, Lullaby and Careless Roar mais son set sera plutôt varié dont des morceaux issus de sa carrière solo : Turn it up, Rainbow, No place to go et Dazed and confused ; quelques reprises de standards ou folk américain : Spoonful, Little Maggie ou encore Crawling King Snake . Le concert de ce soir  laissera tout de même la part belle au répertoire de Led Zeppelin, 7 titres en tout dont Black Dog, The Wanton Song, The Rain Song, How many more times, The Lemon Song. Ces morceaux sont pour certains remaniés pour le live avec, à plusieurs reprises des  envolées orientales qui font la marque de fabrique de Robert  Plant depuis quelques années. La voix est toujours là, toujours aussi singulière même si on sent que l’endurance n’est plus la même pour la pousser aussi longtemps qu’à l’époque de Led zeppelin. Pas grave, ça le fait quand même, même si quelques décibels de plus n’auraient pas fait de mal, mais législation suédoise oblige, le son est limité. A 67 ans, Robert Plant affiche encore une belle forme sur scène, la balayant de gauche à droite, jouant sur les parties instrumentales au tambourin, et faisant participer le public.

C’est en commençant  a capella par I just want to make love with you qu’il lancera un des titres attendus de tout le monde: Whole Lotta Love qu’il mixera avec Mona. Belle version qui dès les premiers riffs de guitare réveille le public jusque-là gentillet. Après un petit break, histoire de, le groupe revient avec un ultime morceau de Led Zeppelin : Rock and Roll qui clôturera un concert de 1h15.

Certes le concert n’a pas été très long, un poil plus de son nous aurait permis d’entrer plus dans le concert et on aurait pas craché sur un petit Kashmir, mais c’est pas grave Robert Plant ça ne se manque pas. A l’instar d’autres légendes du rock qui tournent encore comme Paul Mac Cartney, Robert Plant est toujours là, poursuivant sa carrière solo sur les bases des morceaux de son ancien groupe, nous permettant ainsi d’apprécier en live ces morceaux que l’on pensait ne pourvoir plus qu’écouter sur disque. Et si un jour vous avez aussi la chance de le croiser par hasard, n’hésiter pas à y aller, sa voix fait encore vibrer.

Sylvain Chamu