Millencolin

True Blew, le petit dernier de Millencolin

Crédits : DR

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Millencollin, le groupe de punk californien (pas californien mais Suédois), revient avec leur tout nouvel album, True blew. Il aura tout de même fallu attendre plus de 7 ans depuis le dernier album. Celui-ci a entièrement été créé par le groupe, des clips vidéos et pochette d’album réalisés par le guitariste « Erik Ohlsson » (guitariste) à la production faite par Nikola Sarcevic (chanteur/bassiste) et Färm Mathias (guitariste). Une création « self-made » tout à leur honneur qui devrait donc transpirer l’essence même du groupe, qui totalise tout de même plus de 1500 concerts en 23 ans de carrière.

En 23 ans, vous l’aurez bien compris, le groupe a bien évolué. Passant du Ska au rock, en passant par le punk, ils n’ont pas peurs de sortir de leur zone de confort pour proposer un son différent. Une belle bande de potes qui chaque année organise un concours de skateboard à leur propre skatepark à Örebro en Suède, par ce que c’est justement ça qui les a réunis. Le nom Millencolin venant d’ailleurs d’une figure s’appelant « melancholy » ou « sad air » pour les intimes.

Passons à l’écoute maintenant !
Le groupe ouvre le bal avec egocentric man, une chanson à l’image de l’album : engagé et dynamique. Les rythmiques énervées typiques du punk rock, une batterie simple et efficace et une voix, bien que plus vraiment « teenager » désormais, est élevée par la hargne et les coeurs du groupe en fond. La deuxième chanson « chameleon » ne déroge pas à la règle, et même si le riff d’intro est un peu trop  facile à mon goût, la force du refrain ou il clame d’être ce que nous sommes quelque soit ce que pensent des autres, et qu’étant donné que l’on mourra un jour ou l’autre, il faut profiter de la vie, fait clairement la différence. Un petit côté « yolo » qui n’est pas déplaisant.

« Perfection is boring » est selon moi, une des meilleurs de l’album. C’est typiquement le genre de chanson où lorsque elle est jouée, vous vous sentez obligé de fredonner voir hurler le refrain. Un message à toute notre jeune génération, abrutie par les médias véhiculant un stéréotype de perfection. Une chanson pertinente au 21ème siècle donc.
Pour finir, mon deuxième coup de coeur : «  Mr. Fake believe ». Bon ok, elle est un peu pompée sur du Bad Religion mais bon, peut on vraiment parler de plagiat lorsque l’on sait que Millencolin a été remarqué par Brett Gurewit (ancien guitariste et compositeur de Bad Religion) à leurs débuts ?

Cet album est certainement le plus abouti de Millencolin, proposant un son équilibré qui ne manque pas de hargne et qui plaira à peu près à tout fan de rock. Le seul soucis, que l’on retrouve malheureusement énormément dans le punk californien, est la redondance entre les chansons.. Mais l’album reste toutefois un petit bijou skate punk pour les blazés de l’époque d’or de Blink 182, Sum 41, Bad Religion, ou encore the Offspring.

Fabio de Rose