Edito de la semaine

L’édito du lundi

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Ce lundi de Pâques, bien qu’heureux (car un jour férié fait du bien, comme nous l’avions indiqué dans notre playlist) laisse pourtant un goût amer. Nos sentiments sont ce lundi bien ambivalents.

Il y a d’abord eu cette très mauvaise nouvelle pour le rock. Il y a un mois mourrait Andy Fraser. Il s’agit ni plus ni moins que le compositeur de cet hymne hard rock qu’est « All Right Now », et surtout un génie de la basse au sein de Free. Il est mort le  7 mars d’ un cancer de la peau à l’âge de 62 ans alors qu’il pensait avoir vaincu un sida.

Cette nouvelle a dû terrasser Paul Rodgers, le chanteur du groupe Free. Ce même Paul Rodgers propose cette semaine deux rééditions de deux albums mythiques de Bad Company, le groupe fondé en 1973 par deux anciens musiciens du groupe Free. La réédition de Bad Company et de Straight Shooter est pour nous l’occasion de réécouter ce qui constitue deux des plus majestueux essais du rock anglais. Parce que la musique est pure et brute de décoffrage. Ces « remastering » s’accompagnent bien sûr de ses lots d’inédits et de chutes de studio. Ecoutez donc cette version de « Little Miss Fortune ». Il s’agissait de la face B du grand tube « Can’t Get Enough ». Une « early take » tout simplement grandiose.

Lee Harvey Osmond est un ovni. Ce projet nous vient du canadien Tom Wilson (ex-Junkhouse et ex-Blackie and the rodeo Kings). En 2015, il revient avec Beautiful Scars, un LP qui sent bon le sable, les vieux motels sur le bord d’une route déserte et les cactus volants tout autour des montagnes. L’album a été produit par Michael Timmons (Cowboy Junkies). Beautiful Scars offre de tout : du bon vieux blues-rock avec Loser without your love, du plus psyché (probablement lié à une nuit dans le motel du coin) avec Shake the hand et Oh the Gods. Parfois, on se demande même si cela ne ressemble pas à Jonathan Wilson… A vous demain de harceler votre disquaire préféré (lorsqu’il ne se nomme pas Amazon) pour détenir ce vrai bon album de blues. A écouter en entier via exclaim.ca.

Mais en fin de compte, ce qui me rend triste cette semaine, c’est d’avoir loupé ce phénomène. Courtney Barnett est probablement une des plus grandes réussites rock de ce début d’année. Cette jeune australienne a commencé à écrire des chansons sérieusement à 18 ans et à déménagé à Melbourne à 21. Comme l’a remarqué Slate.fr, il y a quelque chose de Dylan en elle. Peut-être le phrasé, peut-être l’attitude. Elle était au festival Les Femmes S’en Mêlent fin mars pour présenter son premier album Sometimes I think and sit, and sometimes I just sit. C’est souvent drôle, bien pensé et assez bon. Comme en témoigne Pedestrian at best. L’album est sur Spotify et dans toutes les bonnes boutiques de disques.

L’actu rock est aussi la mort de Bob Burns, le batteur des tubes historiques de Lynyrd Skynyrd, le nouveau single de Tame Impala « Cause I’m a man » et le premier single d’une jeune folkeuse dont on reparlera, Johanna Warren.

Mickael Chailloux

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