Nickelback

Nickelback revient sans adresse fixe

album nickelback

Nickelback is back, bitches ! On a enfin droit à notre album de fin d’année (ça tombe tous les trois ans avec eux). Je suis fan du groupe canadien depuis longtemps, notamment parce qu’ils font partie de ces rares groupes qui réussissent à réinventer leur musique tout en conservant l’essence de leurs premiers sons. Le genre de groupe qui aime donc la prise de risque et le marketing en même temps, mais dans le (très) bon sens du terme. Comme quoi il n’est pas forcément négatif d’être un groupe commercial.

Et j’attends cet album depuis si longtemps. Depuis leur excellent et heavy Here and Now, en fait. Qu’est-ce qui peut provoquer une attente aussi forte pour ce groupe en particulier, gâtés que nous sommes dans le monde du rock ? Beaucoup de raisons. Forcément pour les performances vocales toujours propres et puissantes du frontman Chad Kroeger (le type a fait des collaborations avec Sammy Hagar et Carlos Santana. Voilà), pour leurs gros riffs de bûcherons, la batterie qui tabasse de Daniel Adair –regardez des concerts, le mec se dope au plâtre, je ne vois rien d’autre- et leurs textes assez… particuliers pour un groupe aussi mainstream.

Parce qu’il existe trois écoles de pensées pour Mr Kroeger : soit je m’engage, soit j’aide les ados du monde entier à chopper avec une guitare acoustique, soit je leur apprends comment se déroule la deuxième partie de la nuit. Avec vocabulaire très cru, même si on n’était pas au Canada. Ce schéma d’écriture est d’ailleurs un des points forts dont se servent les nombreux détracteurs du groupe pour s’en moquer.

Alors que vaut ce No fixed address ?  Nickelback expérimente. On a pas le droit qu’à du rentre-dedans ou de la power ballade qui dégouline de sirop d’érable. Même si le début de l’album veut me donner tort à tout prix avec le trio d’intro classique depuis All the right reasons : 1ère chanson bourrine, 2ème chanson bourrine single, 3ème chanson ballade.

Pêle-mêle depuis dix ans, ça donne quelque chose comme ça :

  • Intro bourrine : This Means War, Follow your home, Something in your Mouth, Million Miles an hour
  • Single bourrin : Burn It to the Ground, Edge Of a Revolution, Bottoms Up
  • Ballade en 3ème position : When We stand together, What are you waiting for, Photograh, Gotta Be somebody
Changez pas la formule les gars ! Ou alors juste un peu…©D.R

Changez pas la formule les gars ! Ou alors juste un peu…©D.R

Ça casse pas cinq pattes à un caribou, mais force est de reconnaître que ça marche à chaque fois. Mais ensuite qu’est-ce qu’on a ? Une chanson funky ? Etrange. Diablement efficace en plus. Et ça enchaine entre le bon et le très bon. Pas vraiment le temps de laisser une routine s’installer. Les canadiens nous laissent des chansons lourdes par-ci par-là (Make Me Believe Again, la très groovie Get Em Up), et calent leurs expérimentations à côté, en réussissant même à faire une bonne chanson avec Flo Rida, ce qui, d’un point de vue personnel, ressemble à un joli petit miracle.

Tout n’est pas que renouvellement non plus. Ecoutez Far Away puis Satellite l’une après l’autre et vous comprendrez de quoi je parle. Et le refrain de the Hammer’s Coming Down fait beaucoup penser aux chansons que Kroeger a enregistrées avec Santana.

Au final, on se retrouve avec un album qui aurait pu être génial, mais qui se contente d’être bon. Quelques regrets donc, mais laissons-nous bercer par Edge Of A Revolution, définitivement la meilleure chanson de ce disque, qui deviendra probablement un des classiques de Nickelback, dont on sait qu’ils sont au top quand ils nous sortent des riffs de guitares qui sont l’équivalent d’un bon gros coup de crosse sur la tête.

Compteur de clichés sur les Canadiens : 5 (amusez-vous à chercher).

Baptiste Chausson

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