Sick of it all

Last Act of Defiance, sans fioritures mais efficace.

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Formé début 1986, Sick Of It All est un pillier du hard-core new-yorkais. Des riffs incisifs, une batterie percutante, une basse soutenue et une voix avec juste ce qu’il faut de violence, ce groupe de légende n’a jamais déçu, et ce nouvel album le prouve une fois de plus.

Avec une superbe pochette d’album signée Ernie Parada, responsable entre autre des designs de Hatebreed, Rancid et Propagandhi, le nouveau Sick Of It All donne le ton. Dès la première piste on peut sentir la hargne qui en émane, bien qu’assez typique du hardcore, elle reste toutefois d’excellente qualité mais ce n’était que le début…

C’est un peu comme la sensation d’un énorme coup de trique derrière la nuque lorsque retentit Road Less Traveled, et je n’ose même pas vous parler de Get Bronx et Never Back Down qui sont pour moi le trio gagnant de cet album. Electrisante et survitaminée, on ressent bien la badassitude du groupe qui n’a pas prit une ride et qui continue de faire trembler l’Amérique et le monde entier avec un savant mélange de Punk et de hardcore.

Malgré cet excès de violence parfaitement dosé, je dois avouer que sur une bonne partie des 14 titres proposés dans l’album, certaines manquent un peu d’inspiration. Peut être y a-t-il sur ce disque trop de titres ? Mais qu’importe. Dans une ère où la plupart des groupes perdent en intensité avec le temps, cet album est un bon gros doigt des familles levé bien haut.

A noter également le featuring avec Mad Joe Black de Wisdom In Chains sur Facing the Abyss, morceau au refrain plus lent et plus lourd et qui pue la révolte. L’album se clôture sur le très engagé DNC , jeu de mot sur Democratic National Commitee (parti démocrate américain), chanson au refrain chanté en chœur, comme un appel à la lutte, la liberté, la justice.

Le groupe New-yorkais nous sert là un album bien qu’il soit très punk, reste étonnamment propre. Trente ans plus tard, l’âme reste là, hargneuse et inaliénable. Et non, contrairement à ce que vous avez pu entendre, le Punk n’est pas mort.

Fabio De Rose