Slash

World On Fire: Un album qui s’lâche !

De nombreux rockers du monde entier aiment la France, que ce soit pour y vivre, y travailler, ou y faire une petite escale pendant une tournée. Cet amour nous a privilégié une fois de plus, pour le dernier album de Slash, qui a fait sa sortie américaine un jour après celle dans les bacs… français.

World On Fire est le dernier album en date de Slash, accompagné de ses compères The Conspirators déjà présents sur l’excellent Apocalyptic Love, le précédent album. Mais est-il encore pertinent de parler d’album solo une fois l’écoute du disque terminée ? On connait tous la qualité d’écriture de Slash, son style de jeu si particulier, à la fois technique mais pas frimeur, groovy et lourd. Mais ce World On Fire est tellement marqué comme le successeur d’Apocalyptic Love dans sa construction, dans ses mélodies, qu’on peut se demander si ces deux albums ne sont pas, au final, les deux premiers disques d’un nouveau groupe. L’influence de Myles Kennedy saute aux yeux, le leader d’Alter Bridge apportant ici sa patte dans toutes les chansons (même s’il n’a cette fois ni écrit ni enregistré aucune des parties guitares), et Slash semble avoir adapté ses chansons aux musiciens avec qui il joue désormais.

2013-12-14 (1)

L’album démarre avec le titre éponyme, qui avait teasé l’album depuis le milieu du mois de juin, accompagné d’un clip très Sex, Drugs & Rock N’Roll. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’entrée en matière est jouissive : riff énergique, basse tendue, un texte chaud servi par un Myles décidément toujours au top, et un solo digne de She builds quick machines (Velvet Revolver, si vous ne connaissez pas, je vous encourage à découvrir).
Le reste de l’album est étonnamment hétéroclite, même s’il reste dans cette veine hardrock-sexy-groove-rajoutezcequivousplait… En effet, on passe de chansons très douces comme Bent to Fly à des titres aux ambiances beaucoup plus glauques et malsaines (Safari Inn, Dirty Girl, The Unholy). Certains titres sont aussi particulièrement taillés pour le live, comme la chanson Avalon, à l’introduction épique, où la très bonne Whitered Delilah. En fait, toutes les chansons ne sont pas instantanément reconnaissables, ni excellentes, mais l’album maintient tout de même une qualité réjouissante tout au long de ses 17 titres soit plus de 70 minutes de plaisir rock n’ roll, une générosité relativement rare dans cette époque des albums de 12 titres, dispensés en seulement 3 minutes 30 chrono.

Conseillé aux fans de chapeaux, de solos de guitares, aux anciens amoureux des Guns’N Roses et aux rockeurs en général, World On Fire est donc une des bonnes nouvelles de cette rentrée, qui confirme une fois de plus que Slash est l’un des guitaristes rock les plus talentueux et prolifiques de sa génération. On pourra regretter l’absence d’un ou plusieurs titres vraiment phares, comme Starlight, Bad Rain et Anastasia, mais ce serait dommage de bouder son plaisir devant ce petit bijou de hard rock.

Baptiste Chausson

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