Sturgill Simpson

Sturgill Simpson, revival country

Pour tous les amoureux de la musique country, Sturgill Simpson est un artiste qu’il faut avoir à l’esprit. Dans son nouvel album, Metamodern sounds in country music, sorti le 13 mai dernier sur le label High Top Mountain/Loose Music, l’artiste natif du Kentucky crée une musique moderne en ayant toujours en tête les vieilles stars du genre depuis 50 ans. Loin de l’industrie de Nashville, il a peut-être, sans le savoir, créé un des plus beaux albums de l’année 2014. J’en fais le pari.

Et peut-être que le pape François sera d’accord avec moi. Tout d’abord parce que la couverture de l’album a été réalisé par Jason Seiler, un illustrateur connu, entre autre pour avoir tiré le portrait de Jose Maria Bergoglio, pape depuis mars 2013. Et puis parce que l’album résonne de mélodies claires, belles et presque angéliques. Bon après, dès le début de l’album, Sturgill nous annonce qu’il a vu Jesus jongler avec les flammes, rencontré le diable à Seattle et Bouddha également. Turtle the way down est une sorte de vieux tube country qu’on croirait chanté par le maître Waylon Jennings. La même voix, mais pas la même année : absolument bluffant.

Turtle the way down n’est pas seulement un très bon morceau, il introduit un album à la manière de ce qu’avait fait Johnny Cash avec The Man Comes Around : un son enregistré au mégaphone qui marque son attachement à la musique country au sens premier du terme. Le reste de l’album ne contredira pas le sentiment que nous laisse ce premier morceau : la country traditionnelle de Pan Bowl ou encore d’A Little Light Within, la quatrième dimension des riffs de guitare de It Ain’t All Flowers, morceau le plus innovant de l’album qui nous fait bien entrer dans des univers parallèles country-rock dont nous ne sortirons pas vivants. Ce que nous prouve Sturgill Simpson, c’est qu’en 2014, on peut encore faire de la musique country de qualité en alliant des sons modernes et des sons plus traditionnels : par exemple, magicien, Sturgill transforme une vieille chanson new-wave d’un groupe obscur des années 90 en rythme country (« The Promise »). Né en 1978, Sturgill n’a décidément rien à envier à des vieilles stars country comme Merle Haggard. Si vous n’êtes pas encore convaincus, écoutez la slide guitare de Laur Joanets sur Long White Line ou le bon vieux honky tonk puant de Life of Sin ou de Living the dream

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En 1962, Ray Charles sortait un album intitulé Modern sounds in country and western music. En 2014, Sturgill Simpson prône le retour aux fondamentaux avec Metamodern Sounds in country music. Outlaw parmi les outlaws, sa musique nous fait rejoindre les années 70 dans un vieux bar malfamé du Kentucky. Bravo Sturgill Simpson : ce deuxième album est AB-SO-LU-MENT à écouter.

Tracklist : Turtles All the Way Down ; Life of Sin ; Living the Dream ; Voices ; Long White Line ; The Promise ; A Little Light ; Just Let Go ; It Ain’t All Flowers ; Pan Bowl (bonus track)

A écouter sur Spotify.

Mickael Chailloux

 

 

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