Edito de la semaine

L’edito du Lundi

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On a tous un punk qui sommeille dans son cœur… Et cette semaine, c’est peut-être bien Cheap Riot qui le réveillera et le nourrira. Ballroom Portraits possède une certaine fraîcheur anglaise, un peu comme les jardins, bien arrangés mais l’album a aussi un petit goût suranné plaisant. C’est du punk à l’ancienne, la production aussi. Avec son garage indéniable l’album a de quoi plaire et ce quatuor français ballade ses guitares incisives sur des tempos bien calculés. Cette double personnalité, nous la devons surement au fait que les quatre musiciens ne sont pas de la même époques. Deux ont connu les Clash, les deux autres plutôt la scène garage punk de ces cinq-dix dernières années (The Oh Sees, Ty Segal…). Ce mélange donne tout son intérêt au disque. Que vous dire de plus ? Le punk comme ça, c’est dans l’instant, ça s’écoute, je ne devrais même pas en parler. C’est un cri de révolte, non pas contre la société, mais contre la musique de daube que l’on nous passe tous les jours à la radio… N’est-ce pas comme cela que la musique punk est née à la fin des années 70 d’ailleurs ?

Vous le savez, au PdR, nous avons un faible pour Laetitia Sheriff, c’est un fait. Alors il nous tardait de poser nos oreilles sur Anticipation, son EP. Cinq titres, ce n’est pas lourd mais ça permet de toucher un peu de nouveauté car Pandémonium, Solace and Stars, à force de tourner, risquaient fort de tomber en morceaux. Au départ, j’ai eu très peur. Enfin j’étais inquiet quoi… L’EP ne devait sortir qu’en vinyl, et j’ai beau aimé ce format, je ne savais pas si j’allais pouvoir mettre la main sur un exemplaire. Heureusement l’Ep est également sorti en dématérialisée, ce qui, dans un premier temps suffira pour combler le manque. Il faut dire que la dame ne peut pas être au four et au moulin, sa tournée l’ayant emmené bien loin de nos salles, mes oreilles étaient engourdies par Far & Wide, magnifique conclusion de son précédent délit. Point de surprise dans cet Ep, Laetitia Sheriff est toujours aussi insaisissable, et ne sera jamais arrêter, voguant entre ombre et lumière, tension et apaisement. Ma préférence va d’emblée vers Pachyderm Memories à la première écoute, mais cela ne dure pas, et, je caresse bientôt ses autres visages: les dissonances étudiées d’A Thousand Miles, la mélancolie suspendue au piano de Don’t Be Old, celle plus pesante de Grow… Les cinq morceaux sont tous très différents et apportent tous une couche de plus à l’ensemble du travail de l’auteure et ce nouvel EP apporte le dernier fragment du triptyque intégrant l’EP « Where’s my I.D? » sorti en 2012 et l’album « Pandemonium, Solace and Stars » sorti en 2014. Un fragment particulier puisqu’il cristallise la tournée qui vient de s’achever. Je n’ai malheureusement aucun lien à vous proposer, alors allez sur iTunes écouter les extraits pour vous faire une idée, ou bien aller sur Deezer ici : http://www.deezer.com/album/11370506, ou sur Spotify ici : https://open.spotify.com/album/6Th7WAVb9L2tV5ovMTehLs.

En février de cette année, un gars avec un nom de groupe sorti de derrière les fagots commettait Tightropes. Un album très inspiré par les années 70 et qui étalait au grand jour les arrangements de premier ordre de son auteur Trevor Beld Jimenez, l’homme derrière Tall Tales and The Silver Lining, nom de groupe improbable. TTTSL nous gratifie aujourd’hui d’un Ep baptisé Unknow Forces, sûrement de celles qui le poussent à composer et à nous faire partager la mélancolie qu’il ne peut contenir. « I’ll never understand these unknown forces that wake me in the middle of my sleep and gallop through my mind like wild horses to penetrate a darkness that i keep« … disait la chanson éponyme de son album que l’on retrouve donc sur l’EP. Ce quatre titres, dont seuls Stay Away From Me et un live de Wave apportent une nouveauté par rapport à l’album, n’est pas indispensable. Par contre, si vous étiez passé à côté du Lp en février, cet Ep peut être un bon intermédiaire pour vous décider à voir plus grand. Repérez donc une longue route en ligne droite avec une vue dégagée, mettez le disque dans votre poste, fait semblant que c’est la radio longues ondes qui passent les morceaux, ouvrez votre fenêtre, sortez le coude et chaussez vos lunettes de soleil. Vous voilà parti en road trip. Ce n’est pas plus compliquer que ça.

Cette semaine n’était pas des plus riches niveau intérêt des sorties et en fouillant les bacs, je n’ai trouvé que cela. C’est déjà pas mal mais cela fait figure pauvre par  rapport à d’autres semaine où il y en a clairement trop… Je ne sais pas encore ce qui sera publié au courant de la semaine, on fonctionne un peu en just in time en ce moment par manque de rédacteurs, alors si vous ou l’un(e) de vos ami(e)s pourrait être motivée à écrire pour nous, n’hésitez pas à nous contacter. Je m’en vais de ce pas répondre à l’un de nos lecteurs d’ailleurs, qui nous a passé sa candidature !

Greg Pinaud-Plazanet

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