Stuck in the Sound

Stuck in The Sound à l’IBOAT: Report

A l’heure où la nouvelle scène rock française semble se diviser en deux camps, celui de Shaka Ponk et celui de Skip in the Use et bien qu’il faille se méfier du retour de Kyo, les parisiens de Stuck In The Sound continue à tracer leur route sans faire trop de bruit (enfin ça c’est vite dit.) 14 années d’existence et 3 albums a leur actif, les Stuck en plein enregistrement de leur 4ème LP s’offrent quelques dates à travers la France pour sûrement s’aérer un peu la tête, se lâcher sur scène (et vous allez le lire, ils le font plutôt bien.) et tester quelques nouveaux titres fraîchement pondus. Pour Bordeaux, le débarquement à l’IBOAT était prévu le 31 mars 2014.

Quelques semaines auparavant, un pote m’envoie sur FB : Ricard Live Session machin truc concert gratuit, etc, je n’y prête pas attention, habitué de voir les affiches des Ricard Live Music peuplées de BB Brunes, Christophe Maé et autres Yannick Noah. Mais en m’attardant un peu plus sur la photo du flyer, je reconnais l’homme à la capuche encrée sur la tête : José Reis Fontao, chanteur des Stuck In The Sound. Du coup, je me connecte et empoche deux places pour la soirée du 31 mars. Loupés de peu lors de leur dernier passage, me voilà ravi de voir ce que donne le groupe sur scène, même si j’ai déjà pu me faire une idée d’après différentes vidéos ou émissions (Le Ring sur France Ô) en constatant que le live est leur élément.

Le 31, on embarque donc sur l’IBOAT, ancien ferry réaménagé en restaurant, club et salle de concert. Au programme avant le concert de Stuck in The Sound, deux  groupes : les bordelais de The Breeze et Two Bunnies in Love, Laureats du dernier Ricard Live Music (concours auquel avait participé Gatha dont nous avons déjà parlé dans le PdR) que nous n’écoutons que brièvement (pas très pro, mais bon… apéro tapas de rigueur.)

On descend quelques instants avant l’entrée en scène des parisiens pour se positionner vers les premiers rangs. Le concert tarde un peu à commencer : difficile de caser tous le matériel des 5 membres sur la petite scène et un problème de guitare pour José qu’on sent, du coup, bien tendu. 15 minutes plus tard, les Stucks in the Sound entrent sur scène. Le chanteur lance les hostilités comme il le fait d’habitude avec « On est les Stuck In The Sound, faites du bruit ! » et les premières notes de Ouais, issu de leur deuxième album Shoegazing Kids résonnent.

Crédits @ DJ Monk

Crédits @ DJ Monk

Morceau à multiples facettes, couplets pop et refrains rageurs qui lance bien le set et donne le ton pour le reste du concert. Ensuite, le premier des trois titres inédits que propose le groupe ce soir : Sons, variation de moments très Shoegaze (rappelant Ride sur l’album Nowhere) et moments plus calmes mettant plus en avant la voix du leader.  Accueil mitigé du public que l’on sent surtout présent pour écouter les titres phares des Stuck. Ils seront servis avec l’arrivée de Brother, un des singles de leur troisième LP Pursuit, puis Shoot Shoot et Bandruptcy. Ces trois titres sont représentatifs du style des Stuck In The Sound que je qualifierais d’un mélange d’At The Drive In (mon ami Jé, dirait « Carrément! ») pour les variations et la puissance du chant, ainsi que les morceaux parfois décousus et puissants, et des Pixies quand il s’agit des riffs guitares.

Le concert est désormais bel est bien lancé, ce qui se ressent bien sur scène où les membres du groupe semblent être à l’aise et bien dans leur set. Le public se lâche un peu plus, encouragé par les  répétitifs « Faites du bruit » que lâche régulièrement José. Contrairement à ce que j’ai pu lire dans un article sur ce même concert sur un blog (que je ne citerai pas) qui trouve que le groupe a produit le service minimum et a été peu communicatif (ok pour les autres musiciens du groupe, en retrait), José a passé son temps entre chaque morceaux, à sortir des vannes, faire de l’auto-dérision sur les rockeurs sur scène et a échangé avec le public. Une attitude et une proximité appréciables et appréciées par les 200 personnes présentes (… sauf un apparemment.)

Crédits @ DJ Monk

Crédits @ DJ Monk

Vient ensuite le deuxième nouveau titre Miracle, calme, qui reçoit le même accueil que le premier. Puis viennent les tubes du groupe Let’s Go et Toy Boy, qu’on a bien senti comme attendus par beaucoup dans la salle. Du coup, la chaleur et l’ambiance monte d’un cran pour retomber d’un coup avec LE slow du groupe, Tender, qui démontre une nouvelle fois qu’un des atouts de cette formation est bien la voix du chanteur. It’s Friday, morceau complètement déjanté et bordélique conclut la première partie de ce concert. Un petit break habituel, une ou deux vannes supplémentaires de José et c’est reparti pour deux titres : le troisième inédit qui convainc toujours autant Burn et enfin une excellente version de Don’t go Henry qui signe la fin du concert.

Au bout d’une bonne heure de concert, formaté Sessions Ricard,  avec des applaudissements qui résonnent pendant quelques minutes, les Stuck In The Sound ont reçu ce qu’ils étaient venus chercher : un bain de foule et de fans essentiellement là pour écouter les titres qu’ils connaissaient dans la chaleur de l’IBOAT. De mon côté, c’est pareil : j’ai eu ce que j’étais venus chercher  avec, à noter, un son plutôt surprenant et bon. Seul petit bémol, les nouveaux morceaux peu convaincants mais que je ne jugerai pas de manière définitive. Il faudra donc attendre septembre pour les versions albums et retrouver le groupe sur scène pour une vraie tournée et voir quel chemin auront pris les parisiens.

Sylvain Chamu

 

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