Edito de la semaine

L’Edito du Lundi

111111

Monday morning. Plein soleil au dehors même si les températures resteront probablement basses aujourd’hui. Sauf ce soir. Ce soir ça se réchauffera à la Dynamo (Toulouse). Les Blood Red Shoes (BRS) passent par chez nous et nous allons aller voir ce que cela donne en live. Rien ne vaut l’exercice du live pour appréhender un groupe. Ma femme a fait ses devoirs ce matin en écoutant des morceaux des deux derniers albums sortis respectivement en 2012 et 2014 et avec un changement de label entre temps, les deux albums sont assez différents, ce qu’elle a su remarquer… Elle ne connaissait pas le groupe et se faire traîner à un concert dont on ne connait pas l’affiche par son emmerdeur de mari, c’est du quitte ou double. Coup de pot, elle a l’air de bien aimer BRS. Quand elle saura que j’y vais surtout pour voir Laura Mary Carter, elle changera surement d’avis. Oui, la femme est jalouse. C’est en général lorsqu’elle ne l’est plus que l’on doit commencer à s’inquiéter… Donc jusqu’ici tout va bien.

En attendant un mois d’avril assez chargé (Eels, Albarn, New Order, Smashing, Limp Bizkit et je ne parle ici que des gros titres…), il s’est passé des choses en ce début d’année et principalement ce mois-ci. Et oui, alors que je me prélasse tel un chat sur le dernier Prince Miiaou, m’attardant volontiers sur des titres comme JFK ou encore Suddenly, d’autres groupes méritent mon oreille et peut-être, pourquoi pas, la vôtre. Non que je me fasse des illusions sur la suite que vous donnez à mes recommandations hebdomadaires, mais simple prescripteur que je suis, je me prends parfois à espérer que certains groupes ont trouvé grâce à vos oreilles en les découvrant ici.

Commençons par Eagulls. L’album éponyme s’inscrit dans un courant post punk anglais, classique mais rafraîchissant qui vous aidera surement à écouter autre chose que tous ces trucs ultra formatés que l’on entend aujourd’hui sur nos radios. Beaucoup de références 80’s diront certains, oui effectivement, on ne peut s’empêcher de penser parfois à d’anciennes têtes d’affiche (merci les Cure pour les boucles de reverb), mais la force de Eagulls est d’injecter une saine modernité dans leurs chansons qui rend le tout actuel et pêchu.

Parlons maintenant de Demon, le dernier album d’un groupe nordique au nom improbable : Gazpacho. Oui, difficile de passer le nom pour aller voir ceux qui se cachent derrière… Il y a pourtant une pépite. Ou plutôt 4 puisque c’est le nombre de pistes sur Demon. Nous sommes en plein rock progressif avec un storytelling absolument soigné. La Norvège est un pays marqué par les mythes et légendes. L’album nous emmène ici à la chasse au démon en Europe de l’Est. Moins de guitares et plus de cordes, de très bons arrangements,  des percussions bluffantes. Ce sont les ingrédients de ce voyage marsien (Heureusement qu’il n’est pas sorti en avril, la formule n’aurait pas eu la même gueule…). A noter que c’est un album qui nécessite plusieurs écoutes pour être apprivoisé comme il se doit.

Passer de la téloche à la musique… pas simple surtout niveau crédibilité. Et bien j’ai voulu écouter si cela se vérifiait pour The Pretty Reckless. Si Taylor Momsen n’a jamais vraiment brillé sur petit et grand écran, je dois dire qu’elle gère plutôt bien sa carrière musicale. Going to Hell est un bon album de rock alternatif à touches mansonniennes. Riffs propres, bonne voix, bien rageur. J’ai presque honte à dire que j’ai bien aimé, mais pourquoi en avoir honte après tout, c’est pas comme si c’était du Hanna Montana

Dans un registre plus proche de ce que j’aime, n’oublions pas de parler un peu du dernier des Black Lips : Underneath The Rainbow. On s’éloigne de cette douce folie contagieuse des débuts pour se ranger un poil mais de façon intelligente. Ainsi le garage punk, label rouge du groupe, se colore de bues pour rappeler leurs origines sudistes (Atlanta). Un 7ième album sensiblement différent des précédents donc.

Courant semaine dernière, le travail, toujours très à part d’Adam Granduciel, compositeur de War on Drugs a enfin débarqué sur nos côtes. J’avais découvert ce gars en écoutant Kurt Vile puisque de 2003 à 2011, Adam Granduciel fût un des musiciens récurent du groupe The violators et qu’après la claque de leur album Smoke Ring for my Halo, j’avais été m’intéresser de plus près à eux. Lost in the Dream est le 3ième album solo de War on Drugs. Bref, la tribu des cheveux longs a encore une fois frappé fort. L’album très centré sur les guitares est assez aérien et s’écoute vraiment bien.

Si un seul des groupes dont je viens de vous parler reste à trotter entre vos deux oreilles à la fin de la journée, alors j’aurai gagné la mienne. Et ce sera déjà beaucoup. Cette semaine vous pourrez lire une review du dernier Shaka Ponk par le rédacteur en pleine crise identitaire qui ne signe son nom que de la lettre S… Séverine ? Solène ? J’avoue que je ne sais pas… mais nous le saurons après son opération je pense… Et puis vendredi certainement le live report des Blood Red Shoes car ok, c’est bien d’aller voir des concerts, mais faut penser à bosser aussi !

Greg Pinaud-Plazanet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s