John Mayer

John Mayer, la renaissance californienne ?

Souvent, sur Le Peuple du Rock, je viens vous parler de mes découvertes musicales venant de l’Ouest, venant des Etats-Unis et de la musique qui reste l’une des plus populaires, il faut le rappeler, la musique country. Pourtant, aujourd’hui, je viens vous parler de John Mayer, et de son dernier album, Born And Raised, paru le 21 mai 2012. Born and Raised veut dire « Je suis né et j’ai grandi »…c’est peut être cela que John Mayer veut prouver sur cet album, à la pochette vintage sublime.

Born And Raised, le nouveau projet de John Mayer

Qu’on se le dise tout de suite. John Mayer n’est pas un artiste country. Son album lui-même n’est pas country. Mais l’ambiance qui se dégage de son album est résolument américaine. Une ambiance qui peut faire penser à un grand album de Crosby, Stills, Nash and Young, Déjà vu, paru en 1970. D’ailleurs, David Crosby et Graham Nash viennent chanter aux cœurs du title-track Born And Raised. Oui, c’est du déjà vu, une musique qui n’est pas extrêmement innovante, mais c’est non moins excellent. Et c’est personnel aussi, John Mayer tenant ici le rôle du singer/songwrtiter dans son western sorti de l’antre de Laurel Canyon.

La raison pour laquelle cet album n’est pas country et qu’il n’atteindra pas les charts country tient d’abord en la personnalité même de Mayer. John Mayer est un caméléon. Il a grandi avec les sons de Jimi Hendrix, quoi de meilleur pour apprendre la guitare que d’apprendre sous l’aune d’un guitar hero. Il a aussi été classé parmi les chanteurs pop, notamment en faisant un duo avec Tony Bennett (« One For My Baby and One For The Road » sur l’album Duets II), ou encore avec sa chanson « A Body Is A Wonderland ». C’est aussi un chanteur de blues qui n’hésite pas non plus à reprendre « Route 66″ pour la BO du film d’animation Cars. Il aime aussi beaucoup les reprises, notamment en public et dieu sait que les reprises ne sont pas forcement un moyen de percer dans les charts. Enfin, la dernière raison c’est la récente embrouille avec son ancien amour Taylor Swift, reine de la country actuelle. Dans sa chanson « Dear John », la chanteuse multi-millionnaire traitait de leur fin de relation houleuse et l’accusait de tout les maux. C’est en tout cas ce que John Mayer a compris de la chanson. Vous le voyez, John Mayer est un caméléon, un personnage très intéressant musicalement et très controversé. Tout le menait vers ce genre de musique.

Un chapeau, une guitare, le nouveau look folk d’un John Mayer apaisé

Son album lui-même est un caméléon californien. Il embrasse parfois des sonorités très country-rock citant Neil Young ou Joni Mitchell dans « Queen Of California », ou encore une reprise des Rolling Stones dans la chanson « Speak For Me ». L’album n’est pas un album de riff ravageurs, mais plutôt d’harmonies, de mélodies auxquelles parfois il faut prendre un certain temps à s’habituer. Par ailleurs, la chanson « A Face To Call Home » emprunte le violon de Sara Watkins, une artiste américaine qui appartient aussi au genre country-bleugrass. L’album est aisement classable dans le genre americana.

« Something Like Olivia » reprend des rythmiques blues, « The Age Of Worry » est très pop-folk comme un Ewert & the Two Dragons plus chaloupé, et « Whiskey Whiskey Whiskey », fondée sur une répétition qui structure toute la chanson, est un des nombreux bijous qu’apportent cet album. C’est aussi le cas de l’inattendu « Walt Graces Submarine Test, January 1967″. Dans tout les cas, le talent de John Mayer est celui d’allier une voix assez commune aux harmonies magiques de son album.

C’est le cas dans le premier single extrait de cet album: « Shadow Days ». Une chanson qui est faite pour être écoutée sur les routes américaines de Californie. Il y déclare que ses jours mauvais sont bien finis, pour toujours. A l’image de cet album, l’album de la maturité diront certains, un album ou l’habitué des pages people se calme de plus en plus. En tout cas, un magnifique album a écouter et réecouter sans cesse.

Ah, et j’oubliais. Born And Raised a atteint le top des charts Bilboard 200 dès le début de sa sortie. One of these days, I’ll be born and raised disait-il…

My shadow days are over now…

Born And Raised – John Mayer – 2012

By Mickael Chailloux

2 réflexions sur “John Mayer, la renaissance californienne ?

  1. Pingback: Neil Young, un cheval fou à travers l’Amérique « " It's A Good Day To Rock "

  2. Pingback: Critique Born and Raised – Le Peuple du Rock | In Your Atmosphere

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