Review

The Little Willies, « For The Good Times »

La country est fédératrice. Ce n’est pas pour rien qu’on la nomme « The Most Popular Music In The U.S.A ». La country music, c’est l’une des plus anciennes formes de musique. La country, c’est aussi l’histoire de gens, des gens, l’histoire de musiciens. Tout le monde peut faire de la country. Même des musiciens de jazz.

Pour autant, il faut qu’ils soient motivés par l’amour de la country music. C’est le cas des compères du groupe The Little Willies. Ils se sont formés en 2003 et reviennent 6 ans après leur premier album. Cet album s’intitule For The Good Times.

The Little Willies

Mais qui sont-ils, ces Little Willies ? Leur point d’ancrage dans le groupe est l’Américaine Norah Jones, chanteuse jazzy connue et fille du musicien indien Ravi Shankar, qui s’est rendue célèbre par son titre Sunrise notamment. Elle a longtemps vécue à Dallas, Texas. Ses premières idoles sont des chanteurs country, et elle avait récemment participé au projet presque ethnologique de Bob Dylan, The Lost Notebooks Of Hank Williams.

Elle rend hommage à toutes ses influences country, en commençant par Dolly Parton (comme une certaine Isabelle Boulay, qui chante avec elle sur son dernier album Les Grands Espaces), mais aussi Johnny Cash, Loretta Lynn, Hank Williams, Kris Kristofferson et bien sur Willie Nelson (dont ils tirent le nom de leur groupe).

L’ambition de cet album était grande pourtant. Ne parier que sur des reprises de chansons country était risqué, comme le projet de toute reprise. Pas de création originale pour se concentrer sur l’hommage rendu au monde de la country music. Et pourtant, ce sont des reprises réussies, si on pense qu’une reprise doit forcement s’éloigner de l’original sans s’en distancier trop. L’exemple-type, c’est la magnifique reprise de Lovesick Blues, jazzy à souhait.

For The Good Times est une compilation de grands classiques revisités en une sorte de country-jazz, ou le piano est systématiquement présent, et où les voix alternées de Norah Jones et son compère à la guitare acoustique Richard Julian nous offrent un concert d’harmonies vocales impressionnantes. Ajoutez à cela une bonne orchestration témoin de la cohésion du groupe, un bon choix de chansons, des reprises réussies, un album qui peut permettre de populariser dans le monde entier et dans les médias la musique country.

L’album s’est placé d’ailleurs dans le top 10 de meilleures ventes d’albums country de la semaine aux US récemment. Que demande le peuple ?! C’est d’ailleurs le sujet de ces chansons country traditionnelles, originales. Comme le disait Didier Varrod sur l’antenne de France Inter, « Norah Jones nous offre l’opportunité de mieux comprendre cette musique qui puise sa nature dans les tragédies humaines, la misère mais aussi dans le partage de valeurs sociales communes. Une musique qui rend la crise plus douce. Ce qui en fait toute sa modernité. » Personne n’aurait pu dire mieux.

Cet album présage aussi un nouvel album de Norah Jones, intitulé Little Broken Hearts, produit par l’ancien membre de Gnarls Barkley, Danger Mouse (aka Brian Burton ). Cet album et cette collaboration finiront-ils comme Fistful Of Mercy ? Y aura-t-il des suites à cet album ? L’avenir nous le dira. En tout cas, on n’a pas fini d’entendre parler de Norah Jones.

Vous pouvez trouver la tracklist et acheter l’album via thelittlewillies.net

By Mickael Chailloux

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