Review

Time to Smile pour Xavier Rudd

En effet si l’homme est très attaché à ses racines australiennes, ce n’est pas pour autant qu’il ne vient pas avec cette tournée européenne nous déraciner et nous transporter dans son univers roots aux sonorités aborigènes. Souvent classé entre le rock, le folk et la world music, Xavier Rudd est un artiste tout droit sortit des terres d’OZ pour nous chanter son rock australien acoustique très influencé par la culture aborigène de ses ancêtres, par le reggae jamaïcain et par le blues.

Xavier Rudd sur ses terres australiennes.

Si cet australien a une voix qui rappellera les accents typiques de Sting, il est aussi un musicien doué. Multi-instrumentiste, il alterne entre guitares acoustiques, électriques six ou douze cordes et guitares slide type Wesseinborn tout en développant un sens rythmique avec sa stomp box, son djembe et autres percussions entraînantes. Mais ce n’est pas tout, le multi-instrumentiste a encore du souffle pour faire sonner son harmonica ou pour permettre aux arbres morts d’interpréter leurs chants mystiques en donnant un souffle de vie à son didgeridoo. Et même s’ il s’accompagne parfois d’une section rythmique, il peut très bien jouer seul sur scène au milieu de son attirail d’instruments. Un artiste perfectionniste qui même seul ne manque pas de nous transporter vers des milieux où la nature règne.

Ce n’est par pour rien si l’artiste a une singulière préférence pour les instruments acoustiques car en effet il est très lié avec la nature qu’il respecte. Ecologiste engagé, l’homme est végétarien et milite pour la protection de la nature. Si bien qu’il adhère même au mouvement Barefooters dont le but est de se débarrasser de ses chaussures et de marcher en contact avec la terre (Yannick Noah quand tu nous tiens…).

C’est depuis 2002 que le jeune homme auto-produit ses albums. Il a à son compteur six albums studio. Son premier album To Let, sorti en 2002, dispose de sonorités aborigènes, reggae, folk, rock (hommage à Hendrix avec une superbe reprise de « The Wind Cries Mary »), suivi de Solace (2003) basé sur une reprise de Marley « No woman no cry » en slide. Cet album ira jusqu’à séduire l’Europe. En 2005, Xavier Rudd nous offre le magnifique Food in the Belly, album auquel il ajoute des accents blues. Alternant tournée et studio, il sort White Moth en 2007.

Et bien que très enraciné dans sa musique naturaliste, Xavier Rudd ne reniera pas les sonorités distordues et bluesy avec l’obscur album Dark Shade of Blues (2008).

Xavier Rudd entouré de Tio Moloantoa et Andile Nqubezelo (Izintaba)

Enfin, c’est lors cette année 2010 que le musicien sort son dernier opus Koonyum Sun, dont certains seront déçus de ne plus pouvoir qualifier l’artiste d’homme orchestre. En effet il s’accompagne d’une section rythmique sud africaine baptisée Izintaba. Ce dernier album nous délivre un métissage de sonorité pluriculturelle: le son aborigène de Rudd se mêle au son sud africain des Izintaba (frappant dans le dernier titre « Badimo »). Des titres comme « Breeze » ou « Soften the Blow » nous évoquent la brise océanique. Si ce n’est sans oublié « Time To Smile » qui nous donnera sans doute le sourire.

On pourra voir le trio Xavier Rudd, Tio Moloantoa et Andile Nqubezelo à L’Elysée Montmartre de Paris le 26 novembre et à Rouen le 30 novembre 2010. Ceux qui se trouvent près des frontières Est pourront sans doute les retrouver à Yverdon Les Bains en Suisse le 20 novembre.

By Aurelien Colas

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