Ropoporose

Ropoporose : l’interview

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C’est à l’occasion de leur dernier concert à l’I-Boat à Bordeaux avant une petite trêve estivale que nous avons rencontré Romain et Pauline de ROPOPOROSE, histoire d’en savoir un peu plus sur eux.

PDR : Alors première fois à Bordeaux et dernière date de la tournée ?

 Romain : Oui pour Bordeaux et oui et non pour la tournée. On est en tournée depuis le début de l’année. On a besoin de faire une pause avant de recommencer en septembre, réfléchir à un nouveau set et prendre le temps pour de nouvelles compos.

Après, on part au Canada. D’ici-là, il nous reste un mois et demi pour nous entraîner à manger des poutines et boire des bières fortes.

PDR : Ropoporose, ça a commencé quand ?

Pauline : En 2012, avant on jouait de la musique séparément.

PDR : Quel a été l’élément déclencheur?

Pauline :  Le moment où j’ai commencé à écouter les mêmes choses que Romain.

Romain : Oui, c’est ça qui nous a donné envie de jouer ensemble, car de mon côté, je jouais dans pas mal de groupes alors que Pauline était au conservatoire.

Pauline ; Au début, on voulait faire une reprise de Girls. C’était plutôt l’idée de Romain.

Romain : Oui, Girls, c’est un groupe californien. Mais, on s’est vite rendu compte que c’était trop dur et donc on est parti vers des trucs à nous.

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PDR : Quelles sont les influences que vous revendiqueriez ?

Pauline : Arcade Fire, surtout l’album Funeral.

Romain : Donc Girls, mais aussi Joy Division ou Sonic Youth, Blonde Redhead. Depuis, cela s’est un peu plus métissé.

Pauline : Slowdive aussi que j’ai fait découvrir à Romain et que nous avons eu la chance de voir à La Route du Rock l’an passé.

PDR : Vous y retournez cette année?

Pauline : Absolument, je veux absolument voir Ride, même si je suis perturbé car ils n’ont plus la même coupe de cheveux qu’il y a 20 ans.

Romain : Moi, ce serait plus pour Battles qu’on a aussi essayé de reprendre, mais on n’est pas bon pour les reprises.

PDR : Au niveau des instruments, vous êtes un peu « touche à tout.» Guitare, batterie, clavier, xylophone, etc ?

Pauline : Oui, mais pou certains, je sais faire seulement ce que  je fais sur les morceaux. C’est de bric et de broc. Ce n’est pas pour autant que je joue bien de tout, même si j’adore apprendre et toucher plein d’instruments différents.

PDR : Et maintenant, c’est tout pour la musique ?

(Seule Pauline, la cadette, réagit à la référence vaseuse sur France Gall.)

Romain : Non, mais peut-être à un moment donné, on espère.

Pauline : Moi, je vais rentrer à la fac et c’est un peu obligatoire. Si je ne fais pas ça, je deviens une loque de canapé et je fais juste de la musique.

Romain : On va tout faire pour et après on verra. Ayant pour ma part fini la fac, je vais beaucoup plus m’y consacrer.

Pauline : Et puis si tout ne veut pas bien se mêler, on arrêtera.

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PDR : Coté ambiance, vous vous fritez un peu comme des frères et sœurs ?

Romain : Non, ça va. Il y a juste le côté autoritaire de Pauline….

PDR : Vous avez sorti début Juillet un EP qui sonne bien festival Birdbus, C’est de la même couvée qu’Elephant Love ?

Pauline : C’est un truc que nous avons enregistré l’été dernier et on le sort un an après. C’est venu juste après l’enregistrement de l’album, quelque chose à part que l’on ne considère pas comme une excroissance du LP.

Romain : On avait des velléités pour aller vers des morceaux plus pop de 2’30. On a donc enregistré avec Funken. On se l’est joué exercice de style. Après, je ne pense pas que ce sera la direction vers laquelle on se dirigera automatiquement sur les prochains morceaux. C’était chouette d’avoir une petite bulle de morceaux légers.

PDR : Vous avez donc de nouveaux projets d’écritures en vue ?

Pauline : Oui, parce que jusqu’à présent on n’a plus trop le temps. On a pas mal d’ébauche en cours et on aimerait bien les finaliser. Ce sera plus dans la veine d’Elephant Love que Birdbus, donc moins pop.

Romain : On aimerait avancer pour essayer de le sortir l’an prochain.

PDR : Et pour finir, les Ropoporose, ils écoutent quoi en ce moment ?

Pauline : Stranted Horses, la reprise de What difference does it makes des Smiths et Atlas de Battles.

Romain : Stereolab, Marie Flore et Shellac.

Ropoporose a enchaîné ensuite par un set qui a largement séduit le public présent ce soir-là à l’I-boat. Ils reprennent la route cet automne. Allez-y c’est frais, c’est gai, c’est jeune.

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Merci Pauline et Romain pour leur disponibilité et leur accueil. A la prochaine pour l’écoute du 45t d’Eddy Murphy.

Sylvain Chamu