Découvertes/Review

Découverte : Joshua Hedley, le retour de la « country classic »

Cela faisait longtemps que nous n’avions pas parlé de country dans le blog. Le premier album du nashvillien Joshua Hedley est sorti le 20 avril. Préparez-vous pour un voyage dans le temps.

Crédit Jaimie Goodsell

Le clin d’œil est mince mais il y a quinze ans, le grand Johnny Cash mourrait des complications liées au diabète. Ce monstre de la musique du terroir américain possédait dans le sang ce sens inouï de l’écriture et du tempo. Aujourd’hui, plusieurs grands artistes soulignent ce talent dans une compilation de textes retrouvés dans un livre par son fils, John Carter Cash. Elvis Costello, Rosanne Cash, John Mellencamp ou Brad Paisley chantent et adaptent des textes écrits dans les années 60. Forever Words est l’hommage d’un monde entier à un artiste qui est toujours dans nos oreilles…

Mais aujourd’hui, la nouvelle génération n’a pas oublié les vibrations d’un I walk the line ou Folsom Prison Blues. Prenez Joshua Hedley. Il y a chez lui une volonté absolue de chanter dans le ton de cette époque dorée des Sixties. D’ailleurs, voici sa philosophie : « Si ce n’est pas cassé, ne le répare pas ».

Une voix de baryton

A l’écoute de Mr. Juxebox (c’est le nom de son album), on retrouve cette ambiance mâtinée de bonheur et de chansons chaloupées (« When you wish upon a star ») et de soleil qui brille. L’Amérique fantasmée des années 60, celle où on ne se posait pas ou peu de questions. Joshua Hedley chante, avec une voix qui pourtant n’est pas du tout semblable à celle de Johnny Cash. C’est une voix de baryton, entre les basses et les ténors. Une voix qui se coule dans une musique bien produite. Let Them Talk fait partie de ces pistes de l’album au violon et au rythme binaire (du genre boom-bam-boom-bam). Pas de révolution, mais ne désirons pas ce qui ne nous était pas promis…

Joshua Hedley chante dans les bars depuis son plus jeune âge, c’est étonnant. A 11 ans, déjà, le virus de la country music l’avait pris. Ce grand homme barbu a écumé sa ville de Nashville, jusqu’à se faire repérer par… Jack White, qui le signe dans sa maison de disques Third Man Records, qui édite Mr. Jukebox ce premier disque.

Depuis deux ans, Joshua fréquente la scène de Nashville, faisant même une apparition dans la chanson du rappeur sudiste Yelawolf. Mais aujourd’hui, le chanteur se présente en solo devant nous. Il est peu probable que la scène européenne entende parler de lui. Mais l’esprit de Merle Haggard, Willie Nelson ou encore Eddie Arnold plane sur Mr.Jukebox.

Mickaël Chailloux

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