interview

Part-Time Friends : « On ne badine pas avec la musique »

Après leur gros succès lié à une campagne de pub, les deux amis à temps partiel? Pauline et Florent? se retrouvent pour leur deuxième album. Les Part-Time Friends signent Born to Try, un habile disque de pop subtile et grandiose. Entretien avec eux.

Florent et Pauline – Crédit Simoné Euzel

Au Peuple du Rock, on avait découvert Florent et Pauline en 2015. A l’époque, un simple et discret EP pourtant génial. Il était folk à souhait, et on se baladait dans un univers tranquille et onirique. Il s’appelait Art Counter, qui se retrouvra plus tard dans leur premier album.

Depuis, ils ont sorti une pépite, l’album Fingers Crossed, avec le titre Here We Are qui était dans une pub bien connue. Les voilà de retour plus que jamais authentique, plus que jamais pop. L’album Born to Try, sorti le 31 mars dernier, est une véritable farandole de titres pop, qui bousculent nos oreilles. Un peu moins dépouillé, l’album ne souffre jamais d’un temps mort, mais cependant, il sait se faire apaisan avant de reprendre de plus belle. Voilà donc pourquoi on avait envie de les entendre décrire leur projet. Entretien avec ces deux amis.

Peuple du Rock : Après votre dernier album, cela a été dur de reprendre le chemin des studios pour nous livrer ce projet ? 

Pauline : Non,  pas dur. Cela ne l’a jamais été. Born to Try, on a commencé à l’écrire en janvier 2016, et on l’a peaufiné pendant un an.

Florent : Oui, pas été dur effectivement car on a toujours été en tournée, fait des concerts. Et pour la première fois, on a pu se concentrer en studio sur la musique, se focaliser sur ce qu’on avait envie de produire comme son

PdR : Justement, c’est un son plus coloré, plus pop que sur le premier album…

Florent : Complètement ! On s’est concentrés et on assume le côté punchy. On sent qu’il y a une espèce de lâcher-prise dans notre écriture. Sur le premier album, on n’avait pas osé aller aussi loin dans cette ambiance parmi les chansons qu’on avait enregistrées. Cette année, on a voulu l’assumer et y aller à fond. Si c’est ce qui se ressent, alors c’est bien !

PdR : Vous avez voyagé d’ailleurs beaucoup pour écrire cet album ? 

Florent : On a enregistré au Pays de Galles, oui, au même endroit où l’on avait enregistré Fingers Crossed, et avec la même équipe, notamment Tom Manning, qui a réalisé. Mais c’est vrai qu’on a aussi écrit la chanson Street & Stories à Los Angeles.

PdR : On parlait beaucoup de son plus coloré et plus pop. Il y a quand même une chanson, qui m’a beaucoup plus beaucoup, et qui ressemble pas mal au premier EP, Hear That Sound

Florent : On a commencé cette chanson au Pays de Galles justement. Quand on est rentrés en studio, on avait envie d’une petite balade, mais on voulait pas que cela sonne exactement comme dans notre précédent album. On a demandé donc à Dan [Black, avec qui ils avaient coécrit Summertime Burns dans le précédent album, ndlr] de nous aider. Cette chanson a aussi un gimmick électro fait au clavier…

PdR : Parlez-nous du clip de Street & Stories, que vous avez écrit à Los Angeles…

Pauline : On l’a tourné en janvier. On a eu la chance de partir là-bas car un éditeur américain nous a proposé des séances d’écriture. A Los Angeles on a rencontré un Danois qui nous a inspiré cette chanson et son refrain « I want to be a city ». C’est une réflexion sur les villes : Los Angeles ne ressemble absolument pas à nos villes européennes, elle est hyper grande, parfois un peu aseptisée, et on sent vraiment que la culture est différente de celle de nos villes. C’est en tout cas ce que nous disait ce Danois à qui les villes européennes manquaient.

PdR : Une des choses qui marquent lorsqu’on vous écoute, c’est l’harmonie puissante que dégagent vos voix…vous la travaillez ? 

Pauline : Non, c’est en fait instinctif.

Florent : Oui c’est assez naturel en fait, et on adore ça.

Pauline : Disons qu’on pourrait pas te dire si on chante une quinte ou une tierce…

Florent : Les voix s’accordent naturellement en fait. Et c’est vraiment ce qui nous intéresse. Notre rapport à la musique est instinctif. On est premier degré. Par exemple, au moment d’écrire une chanson, on fait d’abord un guitare/voix. Si on est emballés, on y va et on l’enregistre. Sinon, on la jette. On fait de la musique, si ça devient un calcul après…. On ne badine pas avec l’amour, on dit, et bien nous, on ne badine pas avec la musique ! [rires]

Crédit Simoné Euzel

PdR : Quelles sont vos influences ? 

Florent : Alors, sur cet album, c’est Oasis, The Cure, et un groupe qu’on adore particulièrement, les Smashing Pumpkins, un peu sous-évalué d’ailleurs je trouve…

Pauline : On a aussi les Spice Girls… On est nés à la fin des années 80, et quand on a grandi dans les années 90, on allumait MTV. C’était un rituel, en fin de compte.

PdR : Quelle est la suite pour vous ? 

Florent : La suite c’est d’abord le Tignes Open à Tignes le 18 avril, et puis le Printemps de Bourges le 28 avril. On a hâte. C’est une belle récompense. Le programmateur a entendu cet album, l’a aimé et a décidé de nous programmer…On a commencé la musique en faisant du live. Franchement, on est très fier.

Propos recueillis par Mickaël Chailloux

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