Edito de la semaine

L’Edito du mois

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Bottom of the Ocean, l’album de Deep Park Ranger, tout comme leurs précédentes sorties, est d’une fluidité délicate. Simple, intelligent, Bottom of the Ocean n’est pas un disque de musique de fond. Il enserre l’auditeur dans des cercles croissants puis décroissants, jusqu’à l’installer dans un confort tranquille, entre MONO et Explosions in the Sky, loin de la dronologie d’un Mogwai. Deer Park Ranger déroule des paysages sonores et des textures ambiantes assez fantastiques. Le disque est apaisant. La qualité de la production est là, présente au cœur des différentes couches instrumentales qui se fondent si bien ensemble. Le groupe d’Oakland fait dans le minimalisme intelligent, le dépouillement lumineux. Une vraie réussite.

(La video ci-dessous n’est malheureusement pas issue du dernier album)

Quatre ans… C’est ce qu’il a fallu à Mark Oliver Everett pour revenir avec The Deconstruction. Cette déconstruction, c’est la nôtre, celle de notre monde, celle de cette part de nous qui cherche sans cesse à revenir à l’innocence perdue. L’album n’est pas pour autant noir, il est même optimiste car la déconstruction permet l’analyse et l’analyse permet l’action. Quinze titres qui posent un regard plein de compassion sur le monde d’aujourd’hui, sur le chaos ambiant tout en rêvant de jours meilleurs. Cet album n’était pas particulièrement attendu puisque Mr E. avait laissé entendre qu’il en avait terminé avec la musique après qu’il eut été littéralement lessivé par leur dernière tournée. Puis, on l’a vu s’adonner à la comédie dans la série Love sur Netflix, bref… Nous pensions que c’en était fini des pépites pour oreilles alternatives. Mais comme d’habitude, Mr E. n’est jamais là où on l’attend…

Jack White aussi a créé la surprise avec la sortie de son troisième album solo. Si celui-ci était attendu depuis son annonce en juillet dernier et le teaser diffusé en décembre, la surprise est survenue lors de l’écoute. Bien loin de Blunderbuss et de Lazaretto, Boarding  House Reach est un O.V.N.I. Assurément son travail le plus ambitieux à ce jour, ce disque sonne indéniablement très soul, presque funky, tout en sonnant incroyablement moderne et ancré dans le monde d’aujourd’hui, tout en s’appuyant sur des racines musicales très variées. Surprenant. Décevant aussi, pour beaucoup. White a toujours aimé expérimenter, ce n’est pas nouveau. Force est de constater qu’il est doué pour cela, que sa force créative ne semble pas limitée, alors ceux qui n’aiment pas cet album devront attendre son prochain hold-up. Les autres pourront écouter et réécouter Boarding House Reach en s’attachant à repérer les influences, les sonorités et profiter d’un songWHITEing de qualité.

 

Greg Pinaud-Plazanet

 

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