Review

[Review] Shopping : pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?

Le nouvel album de ce trio power-punk londonien est sorti le vendredi 19 janvier. C’est rock, ça bouge, sans fioritures. Juste de la musique. Et si c’était ça le bonheur ?

Si vous ne connaissez pas Shopping (pas l’action de faire du lèche-vitrines, mais le groupe), alors c’est le moment de vous y plonger, comme dans l’eau de cette piscine qui occupe leur pochette. On voit certes un crocodile, mais il n’est qu’en plastique. Dans The Official Way, la musique est justement un peu comme cette pochette : une grande quantité de guitares qui slident comme la bande originale du Grand Bleu, des voix qui se mêlent, et une caractéristique des groupes qui sont brut de décoffrage. Après tant de moments passés à écouter de la musique chiadée, ça fait du bien de se la donner avec un groupe qui ne va pas dans les fioritures à outrances.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : leur musique est chiadée. Ce que vous allez entendre n’est pas un brouillon de rock, c’est le rock. Par exemple, on aurait jamais dit que l’album Combat Rock des Clash n’était pas chiadé. Et bien avec ce The Official Way, on retrouve la même chose. Prenez The Hype par exemple, le premier single. Dans cette chanson, on ressent les vibrations d’une guitare qui slide d’un côté puis de l’autre, servi par la voix bien nonchalante et smithienne de Rachel Aggs. Elle a le tempo dans la peau c’est sur.

Shopping fait parti de ces groupes qui ont en eux un désir de se foutre des conventions établies, et de faire globalement ceux qu’ils ont envie. Et pour ça, c’est déjà un bon point. Ils ont également figuré parmi les 7 groupes punk et « queer-positive » il y a deux ans par Thefader.com. Une bonne récompense qui me fait dire que ces trois jeunes gens ne sont pas fondamentalement mauvais. Il y a en tout cas un esprit de liberté, comme ils le disent dans Wild Life (deuxième morceau de l’album) qui fait plaisir à voir, dans un monde corseté par les conventions, normes, meeting, build-up, benchmarking, start-up nation….tout cela dans une ambiance et une musique rapide, sans se prendre la tête. Au final, pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? Exemple avec Asking for a friend.

Parmi les bons morceaux de l’album, notez Control Yourself, ou les guitares accompagnent une montée poussive avant l’explosion finale. A vous de vous imaginer à quoi cela correspond. Over Time est très énergique un peu à l’image de l’album des trois confrères.soeurs, Rachel Aggs, Billy Easter, Andrew Milk. Amusez-vous !

The Official Way, Shopping, Fat Cats Records. 

Mickaël Chailloux

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s