Bully

Avec Losing, Bully nous crie dans les oreilles, et ça fait du bien [Review]

Il y a des moments dans la vie où on a envie d’entendre du son fort. Aujourd’hui, cela tombe sur Bully, un groupe de Nashville. Leur deuxième et nouvel album est sorti le 20 octobre et s’appelle Losing.

Le groupe Bully / La photo n’appartient pas au Peuple du Rock mais au groupe

C’est à Chicago, loin de leur ville natale que les trois membres du groupes ont enregistré cette nouvelle mouture, de dix minutes plus importante que leur premier album. Dix minutes de plus dans une veine dark rock imaginée par la chanteuse, guitariste et auteure, Alicia Bognanno, et magistralement interprétée par le guitariste Clayton Parker, et, le bassiste Reece Lazarus. Qu’on vous prévienne, il y a dans cet album quelque chose de brut et d’attachant. Et cela dès la première chanson, Feel the same.

Les guitares fusent d’un côté et de l’autre, dans un texte plein de déprime, l’histoire d’une personne qui ressent tout de la même manière, seule après une rupture. C’est un peu cette rupture qu’on va examiner, ou plutôt, contrairement à ce que nous dit ce premier extrait, ressentir. Il y a dans cet opus quelque chose de foncièrement introspectif. On vacille à chaque poussée de voix d’Alicia, comme si, comme elle, on avait envie de crier, de pleurer, de s’énerver pour une situation amoureuse particulièrement compliquée. Un album très rock et donc avec des riffs qui claquent : exemple avec les titres Seeing It (une chanson où Alicia évoque sans fard les violences faites aux femmes) ou encore Not The Way, un des morceaux les plus puissants de l’album.

Alicia Bognanno est une artiste à part entière, avec ses émotions contrastées. Un être humain avec ses failles, comme beaucoup. Et donc elle use et abuse de sa voix avec notamment ses cris stridents, sans forcement que cela nuise à la qualité de l’album, loin de là. Cela donne encore plus de profondeur à des guitares et des rythmes parfois répétitifs.

Autre chanson à avoir été dévoilée : « Kill to be resistant » Cette chanson parlera à toutes les personnes qui un jour ont ressenti des sentiments envers quelqu’un et qui n’auraient pas dû pour de multiples raisons. Alicia Bognanno capte ces émotions et en fait une des chansons symboles du groupe et de l’album.

Bully est résolument punk, même si la définition est floue. Chez nos confères d’Uproxx, Alicia Bognanno défend le besoin de parler « avec passion des choses » comme chaque être humain. Et de défendre des idées dans l’Amérique de Donald Trump. Elle a donc écrit une chanson pour l’album Our first 100 days, une protest song contre le président. Et dans Losing, on découvrira Hate and Control, une chanson teintée aussi de cette ambiance dépressive post-élection de Donald Trump. Elle pose cette question : « Can we just exist without your hate and control ? » Inutile de dire vers qui les regards doivent se diriger.

En tout cas, on a pu découvrir cela le 20 octobre, avec notamment l’un des derniers extraits publiés par le groupe, Running.

PS : Ils vendent même des cassettes audio de leur album, donc ils ne peuvent pas être foncièrement mauvais

Mickaël Chailloux

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s