"Quand La Musique Est Bonne" par Mike/Info Rock

Tift Merritt le mérite bien

Une grand-mère dans un rocking chair. Une guitare et un feu de cheminée, perdu dans le Montana ou le Vermont. Voici le nouvel album de Tift Merritt, « Stitch of the world ». La quarantenaire a encore fait du bon boulot.

Tift Merritt sur la scène du Shepherds London Bush le 12 février 2009 (Crédits : 6tee-zeven/Flickr)

Tift Merritt sur la scène du Shepherds London Bush le 12 février 2009 (Crédits : 6tee-zeven/Flickr)

La crise de la quarantaine n’est jamais agréable. Certains en souffrent plus que d’autres. Pour la Texane Tift Merritt, 42 ans, ces dernières années ont été difficiles à négocier. Arrêter de tourner, divorcer… autant d’épreuves qui ressurgissent de manière humble et salutaire dans son nouvel opus.

Dans « Stitch of the world », la jeune femme n’hésite pas à se lancer des contradictions. On l’a souvent comparée à Bonnie Raitt ou Joni Mitchell, et dans les premières mesures de Dusty Old Man, on ressent cette voix fluide et cette rugueuse et furieuse envie de crier. Mais l’album ne ressemble pas à ce côté bluesy. Dans la fragilité de Tift Merritt surgit une véritable et criante envie de mélancolie. Ce pourrait être le cas de Heartache is a Uphill Climb, standard country s’il fallait le décrire.

La mélancolie qu’on ressent à l’écoute de ce sixième album, c’est celle d’un retour à la maison, chez la grand-mère ou chez l’oncle. Ses moments de bonheur, ses moments poignants, accompagnés par cette voix claire et bluesy de Tift Merritt, qu’on imagine être à nos côtés pour toute la vie. Prenez Icarus. La mélodie nous emmène dans une autre dimension, bien loin de la mythologie grecque, accompagnée par les choeurs de Marc Ribot (le guitariste) et Eric Heywood (pedal-steel) fredonnant « Everything flies ». Il y a quelque chose d’apaisant mais aussi de triste dans cette ambiance qui fait réfléchir sur la condition de l’être humain.

L’album sort le 27 janvier sur le label Yep Roc Records et a été produit par Sam Beam (Iron and Wine). Logiquement, les dernières pistes de l’album sont des duos entre les deux musiciens. Dans une ambiance toujours aussi onirique…

 

Mickaël Chailloux

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