At the Weekends

Interview avec At The Weekends

Il y a quelques temps, je découvrais par hasard la vidéo d’un groupe dont je ne savais rien. La vidéo était très marrante et le son intéressant, je décidais donc de porter plus en avant mes investigations sans trouver grand chose à me mettre sous la dent, At The Weekends étant italien, le web français et anglais ne débordaient pas d’informations… Puis un jour, dans ma boite mail arrive une video du groupe pour la présentation de leur nouvel Ep… Le hasard faisant parfois bien les choses et j’ai saisi l’occasion pour écouter plus de matériel et leur proposer une interview, que vous trouverez retranscrite ci-après.

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Le Peuple du Rock: Vous semblez être très peu connus en France, mais votre groupe n’est pas si jeune que cela puisque j’ai trouvé quelques vidéos de votre travail au début de 2011-2012. Est-ce parce que vous tournez principalement en Italie, votre pays d’origine, mis à part une tournée au Royaume-Uni en 2010 ?

Tu as raison, mais tu sais, nous sommes encore inconnus dans une grande partie de l’Italie, aujourd’hui. Nous jouons principalement dans notre pays, car cela est plus facile pour nous et pour notre agencer Mais nous sommes plus chanceux que d’autres groupes underground, parce que nous avons effectivement fait quelques concerts en Angleterre et au Pays de Galles, il y a six ans. De toute évidence, nous serions heureux de nous produire à l’étranger une fois de plus.

PdR: En 2015, le morceau Eat Your Brains sort et sonnait très Franz Ferdinand. Sont-ils une sorte d’inspiration pour vous ou est-ce totalement fortuit?

Nous avons écrit les riffs de Eat Your Brains peu de temps après la sortie de Close to the Highlights, notre premier album. Au début, la chanson devait juste être un thème pour une websérie de zombies, donc nous avons pensé que nous devions écrire quelque chose de frais et cool à la fois. Ensuite, la série a été annulée et la chanson a été déterrée des années plus tard. On a évolué entre temps. C’est la raison pour laquelle ça sonne plus Franz Ferdinand que les  chansons plus récentes. Et d’ailleurs, nous aimons toujours beaucoup Franz Ferdinand.

PdR: En tout cas, j’ai vraiment aimé la vidéo du titre, au même titre que d’autres comme Suicide of Qualities (2012) et la très « film noir » Goodnight Moon (2011). En comparaison, Like a Charm et Ready To Give Up sont plus conventionnelles je trouve. Cela est-il aussi le reflet de l’évolution de votre musique?

Non, pas vraiment car Like a Charm étant dans le premier album, on ne peut pas rattacher cela à un quelconque changement dans notre musique, à ce moment-là. Nous voulions tout simplement changer la façon de faire nos vidéos en essayant différents styles à chaque fois.

PdR: Si la formation a été fondée en 2009, j’ai trouvé sur le web, une vidéo de 2006 qui est bien loin de ce que j’ai entendu de vous depuis, c’était un peu hardcore si je puis dire… Des souvenirs de cette époque?

En 2006, nous étions dans trois groupes différents, je jouais avec  Me For Rent, qui était un groupe punk/garage, Luigi (bassiste) était avec un groupe indie-pop, Lost in June, tandis que Manuel et Francesco (batteur et guitariste) viennent de Spit a stars, un groupe post hardcore. Nous avons monté At The Weekends parce que nous voulions jouer quelque chose de très différent, nous n’avons pas de souvenirs précis de cette époque à part l’expérience qu’était cette grande aventure.

PdR: Comment définissez-vous votre style maintenant?

Je ne sais pas, on veut juste faire de la bonne musique. Nous aimons l’indie, les belles mélodies, les sons cool, c’est ça notre style je crois. Lorsque nous écrivons, nos influences sont là, en nous, et ne transparaissent pas de façon volontaire pour sonner comme tel ou tel groupe, il est donc difficile de nous donner précisément un style.

PdR: Que pourriez-vous dire à propos de l’Ep? Constitue-t-il une continuité ou au contraire, une rupture de vos travaux précédents?

Et bien je te répondrais en tout cas qu’en termes de production, il n’y aura pas de management puisque nous avons quitté notre label, cet EP sera notre produit, à 100%, comme lorsque nous avons commencé, et nous en sommes très heureux je dois dire.

PdR: Pourquoi avoir choisi le chemin de l’autoproduction?

les choix du label étaient bien trop différents de notre projet et nous avons pensé qu’il serait sûrement mieux de continuer par nous-mêmes. Au cours de ces deux dernières années, nous avions perdu notre principal objectif, il était donc devenu urgent et nécessaire de nous recentrer sur le principal : nous, nos forces.

PdR: Comment se passe la composition au sein du groupe?

En général, l’un d’entre nous (cela peut être n’importe lequel d’entre nous) apporte son idée aux séances de travail et nous bossons ensemble sur la chanson. D’autres idées sont nées aussi durant des répétitions. En ce qui concerne les textes, ils sont toujours écrits par moi après que la musique soit terminée. Cela prend du coup plus de temps mais ça fonctionne, nous avons quelques chansons prêtes à être enregistrées. Je les aime beaucoup et nous en sommes très fiers.

PdR: J’ai vu quelques vidéos de vos interventions télévisées, en italien, alors même si je ne pouvais pas comprendre un seul mot, j’ai trouvé que vous n’aviez pas la grosse tête…

Non, nous avons gardé les pieds sur terre, mais tu sais, nous disons beaucoup de choses, en italien, qui pourraient faire penser le contraire, non, je plaisante. Nous savons que nous sommes des gens comme tout le monde, pas des rockstars, quant bien même nous passons à la télé parfois. On a appris la leçon de Joe Strummer.

PdR: Comment pourriez-vous définir la relation entre l’Italie et la musique rock?

L’Italie est une nation très lente en terme de musique, comme nous d’ailleurs. « Rock » est un terme étrange en Italie. La plupart des médias qui utilisent ce mot se réfère aux anciens big bands des années 80 ou 90 comme Guns’n’Roses ou Queen. L’Italie est souvent sourde aux innovations et aux nouveaux styles, il est vraiment difficile pour un groupe indie d’y survivre. J’espère que les choses changeront un jour.

PdR: En ce moment, votre site Web  semble être incomplèt, est-ce parce que vous avez d’autres priorités en ce moment? Ou est-ce une partie du projet de la commercialisation pour votre prochain EP?

La seconde hypothèse est la bonne en fait. Ces jours-ci nous mettons la priorité sur le crowdfunding de Musicraiser pour notre tout nouveau EP (voir ici). Je pense que le site fonctionnera bientôt, mais en ce moment ce sont nos pages Facebook et Instagram qui sont les plus mises à jour.

Propos recueillis par Greg Pinaud-Plazanet

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