Edito de la semaine

L’edito du Lundi

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Et nous revoici un lundi, déjà… Mon dieu que cela passe vite. Pas le temps de fermer le fichier de l’edito précédent qu’il faut déjà en faire un autre ! C’est infernal. Le rythme est infernal. Vous n’imaginez pas comment il est difficile (je ne me plains pas, attention, j’énonce des faits… Ne vous méprenez pas sur l’intention…) de mener cette vie rockeuse en parallèle à ses autres vies : le vrai boulot, la vraie vie sociale, les enfants, mais là, j’ai de la chance, je n’en ai pas donc… Je les ai remplacés par la guitare et les jeux vidéo, histoire de bien blinder le truc… Bref, c’est pas simple, on est souvent dans le speed, sans drogue, pour vous parler musique parce que bordel, c’est tout de même important de nourrir vos oreilles en même temps que les nôtres ! Et cette semaine j’ai sélectionné deux albums sûrs, et un devant faire ses preuves.

Nous vous en avions déjà parlé lors de la sortie de Rover, son précédent album self entitled, salué unanimement par la presse spécialisée, et nous vous en parlons donc à nouveau aujourd’hui puisque Let It Glow vient de pointer son sillon en ce début de mois. L’homme errant derrière Rover (d’où le errant…) est français : Timothée Régnier  A 36 ans,  il est un auteur compositeur et interprète multi instrumentiste. Il a d’ailleurs, excepté pour la batterie, encore tenu tous les instruments sur ce dernier album enregistré tout en analogique. Sa particularité est sa voix : aussi bien à l’aise dans les aiguës que dans les graves, et, il se permet de sortir ainsi de la ribambelle de voix préformatées que l’on entend trop souvent. Lorsque l’on écoute Let It Glow, je ne peux m’empêcher de penser aux artistes qui m’ont bercé : Les Beatles, Bowie et bien d’autres encore. Et tout cela sans pour autant en entendre une vulgaire copie carbone. Non, ici, les influences se sentent mais ne se voient pas. les orchestrations font très années 70, mêlant piano, arrangements classiques, qui ajoutent au romantisme de l’ensemble, guitares parfois un poil psychédéliques, et quelques nappes de clavier… Rover est un artiste à part entière et j’avoue sans détour qu’il fait partie de ceux qui comptent à mes yeux actuellement dans le paysage français. Dix titres qui s’enchaînent très bien à l’écoute, un album cohérent, ample et inspiré qui sait créer la surprise de l’auditeur. Que demander de plus ?

On ne présente peut-être plus Bill Ryder-Jones dans certains cercles mais il me semble important de retracer ici un peu le trajet du monsieur. Outre ses collaborations avec des gens comme Graham Coxon, Arctic Monkeys ou Last Shadow Puppets, Bill est l’ex guitariste du groupe The Coral, branché indie voir folk psychédélique, dans les années 2000. Il avait entamé une carrière solo en sortant un petit Ep en 2011 puis avait enchaîné directement sur un projet imposant en s’attaquant à mettre en musique une nouvel de l’auteur cubain Italo Calvino : If on a Winters Night a Traveler. Mais ce fut un coup de maître. Le talent du bonhomme n’est donc plus à démontrer et l’on attendait avec une certaine impatience ce qu’il allait sortir de son chapeau ensuite. A Bad Wind Blows in My Heart, sorti en 2013, est plus traditionnel, assez folk dans ses choix et quand bien même l’album était de qualité, je ne m’y suis pas attardé plus que ça. Et puis, le 6 novembre est sorti West Kirby County Primary. Et là, on tient un album résolument plus alternatif, plus rugueux. Musicalement et vocalement d’ailleurs. C’est un album de tournée (ce qu’il a prévu par conséquent), et l’on ne lui en voudra pas d’avoir jeté aux orties l’album initialement prévu, dans lequel il s’était un peu perdu, pour repartir de zéro et nous pondre celui-ci, que je vous conseille vivement. Et si après écoute vous ne le voulez pas, vous n’aurez qu’à me l’envoyer…

Si Placebo avait commencé à me faire chier, disons le tout net, au fur et à mesure de ses albums, je reste fan de leur live et assez curieux de l’Unplugged à sortir le 27 de ce mois. Vingt pistes parmi lesquelles quelques uns de leurs hymnes phare. Que dis-je… des conneries puisqu’il ne s’agit que de cela en définitive. Et si je suis curieux, ce n’est que de percer le mystère de l’utilité d’un tel disque. En effet, Placebo, c’est vraiment bon lorsqu’ils envoient du son, qu’ils deviennent puissants, qu’ils assènent leurs morceaux pour ensuite sortir de scène comme s’ils allaient faire brûler la salle avec la pochette d’allumettes laissée dans les coulisses… Là, on risque fort d’avoir droit à de très bons arrangements, certes, puisque faits pour l’acoustique et bien que les rendus d’MTV soient assez relatifs à ce niveau-là depuis un moment, ici nous avons bien un vrai ensemble acoustique avec ensemble classique en renfort. J’ai toutefois peur d’un manque de profondeur de son, d’énergie, bref, à un manque tout court. Il y a parfois des disques comme ça, où l’on se demande… et les deux premiers extraits que sont Bitter End et 36 Degrees ne me font pas mentir pour le moment. Enfin peut-être en aurez-vous l’impression, mais à ce moment-là, posez-vous la question de votre objectivité… Notez-bien que je suis prudent et que je réserve mon jugement, alors ne me balancez pas vos canettes à la gueule dès maintenant, retenez-les encore un peu…

Terminé pour moi, mercredi on vous retrouve avec un article sur Vintage Trouble et pour vendredi, certainement une Playlist. Reste à voir sur quoi. Samedi, le Peuple du Rock sera au Krakatoa (Bordeaux) en délégation pour voir Balthazar, nos chers Belges qui nous font le plaisir de passer. Il y aura donc un report courant semaine prochaine. Il va juste falloir trouver le temps car c’est presque déjà demain… Et hop, je rebouche sur mon intro, c’est pas beau ça ?

Greg Pinaud-Plazanet

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