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[REVIEW] Disturbed – Immortalized

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Disturbed est de retour ! Après un hiatus de quatre ans, le groupe revient dans les backs avec un nouveau disque nommé Immortalized. Si on avait l’impression qu’on ne les avait pas vus depuis plus longtemps que ça, c’est que leur dernier album The Lost Children, sorti en 2011, n’était qu’une compilation de faces B. On avait eu un peu peur à leur annonce de « pause à durée indéterminée » il y a quelques années, mais Disturbed a apparemment conservé son public, car lors de sa sortie, Immortalized s’est directement classé à la première place du Billboard 200, devenant le cinquième album du groupe a réaliser cette performance.

Le groupe avait déclaré que cet album allait rafraîchir leur son grâce à l’aide d’un nouveau producteur. Selon les dires de Dan Donegan, guitariste du groupe, Disturbed « avait besoin de ça. Après tout ce temps, cette longue pause, on voulait revenir avec quelque chose de nouveau. Il s’est passé cinq ans entre ces deux albums, et c’était agréable d’avoir cette production différente, qui nous poussait et nous a forcé à hausser le niveau. »

Immortalized contient 13 pistes, pour une durée approximative de 53 minutes, a été enregistré à Las Vegas dans le Nevada, et on s’en cogne un peu à vrai dire, parce que cet album est GENIAL!

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Une introduction instrumentale en guise d’apéritif avec la piste The Eye of the Storm, entrée mélodique en matière à la manière de leur précédent album Asylum et l’instrumentale Remnants (qui était un peu mieux), qui amène à l’ode martial éponyme Immortalized, aux chœurs puissants.

On s’arrête quelque temps sur la première grosse claque de l’album, la piste The Vengefull One. Mon dieu quel riff de guitare, mon dieu quel refrain, mon dieu quel clip. Incontestablement un des points forts de Immortalized, cette chanson est très bien servie par son clip, récit de l’assaut du Messie Sombre (la mascotte du groupe), qui débarque en plein plateau télévisé pour savater des présentateurs robots en utilisant trois armes : le courage, la vengeance et les flingues !

Le reste de l’album se poursuit sans accroc, en proposant des chansons « classiques » du groupe, Open your Eyes, You’re Mine, What Are You Waiting For, Who ou encore Who taught you how to hate : rythmique lourde, paroles engagées et dénonciatrices de David Drainman (qui s’est définitivement remis de ses problèmes de gorge).

On doit néanmoins attendre la fin de l’album pour voir les premiers solos de guitare pointer le bout de leur nez, sur les pistes Never Wrong et Fire it up, et c’est un plaisir, car Dan Donegan nous régale de ses talents de compositeur avec son style si particulier (personnellement j’ai toujours considéré le solo de The Infection comme un des meilleurs du hard rock).

On a droit à la traditionnelle reprise de l’album, The Sound Of Silence de Simon & Garfunkel, très douce et juste.
Save our Last Goodbye est une chanson très personnelle du groupe, où l’on entend des extraits de voix d’un des amis du groupe, décédé d’un cancer. Enfin, la chanson The Light a une tonalité étrangement optimiste et détonne agréablement avec le reste de la discographie (Trois albums de Disturbed à la suite, ça a tendance à rendre dépressif, ne nous le cachons pas).

Gros retour donc, avec cet Immortalized sorti tout droit des enfers et prêt à mettre le boxon dans vos oreilles. Peu de chansons se démarquent réellement du lot, mais parce que tout le disque est bon, donc un plaisir de voir ce retour tant attendu, arriver en si bonne forme !

Baptiste Chausson