Archive

Archive au Bikini: Live Report

Après les festivals de cet été, Archive a entamé sa tournée en salle, et, tous, nous attendions avec impatience de nous bouger sur les élans du chorus de Feel It, morceau ouvrant leur dernier album, Restriction. Mais avant de pouvoir faire cela, nous avons eu le plaisir de voir, sur grand écran, le court-métrage Axiom et d’écouter sa bande originale. Je confirme ici ce que j’avais dit à l’époque de la sortie de l’album, il s’écoute vraiment mieux avec des images. Juste après, BRNS (prononcez Brains) assurait la première partie. 

BRNS

BRNS

Ce groupe belge a, comme nous vous l’avions déjà fait remarqué lorsque nous les avions vu en compagnie de Robbing Millions, un sacré talent et passer d’une scène comme le Connexion à celle du Bikini, en première partie d’un monument comme Archive, il fallait le faire. Ces quatre garçons-là l’ont fait comme des grands. Le son était très bien balancé, les morceaux un peu retravaillés par petites touches et par arrangements intéressants, les voix se plaçaient très bien, bref, la salle a été conquise sans réticence. On leur prédit encore une fois une longue et surtout abondante carrière.

Sans titre

Après un petit entracte d’une vingtaine de minutes, les lumières se sont éteintes et un fond sonore s’est élevé. Archive est entré sur scène et a déballé son génie pour les set-lists exemplaires. Comme attendu, c’est Feel It qui a ouvert le bal puis l’incontournable Fuck You qui, depuis des années maintenant, fait automatiquement partie des morceaux joués en live par le groupe. Si la tension retombe juste après le coup d’envoi de Feel It, le public ne le ressent pas ainsi, reprenant les paroles désormais connues par cœur de cette chanson. 

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Puis l’intro bien connue aussi, au synthé, de Dangervisit se met en route, le texte se déroule sans presque aucune ponctuation, la voix faisant tout sur ce plan jusqu’à l’explosion du cœur du morceau. Darius Keller commence à bouger le bras de façon frénétique, marquant le rythme lourd alors que la voix se fait aérienne. ObeyFeel, Trust, Obey, le leitmotiv s’incruste sur les trois écrans derrière le groupe et un Pollard Berrier aux cheveux très long et coiffé d’un chapeau noir à large bords, pousse un « sing along » qui emporte la salle. Les nappes de synthé ne se taisent pas et nous emmènent plus calmement vers Finding It So Hard, chantée par David Penney. Vient ensuite un morceau du dernier opus, Crushed et sa montée en puissance tempérée par un phrasé semblant vouloir le retenir jusqu’au climax où les deux voix des chanteurs se mêlent dans ce qui pourrait ressembler à une étreinte. La salle balance. Le public est dedans. Conflict suivra dans la foulée, le groupe ne perd pas de temps. Puis entre en scène la superbe Holly Martin, serrée dans une robe moulante et brillante, renvoyant les mille feux braqués sur elle, vers la salle. Violently démarre un « Who The Fuck » scandé et son rythme si spécifique s’installe, moitié saturé.

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La salle est hypnotisée. Littéralement. À noter qu’elle a totalement perdu son phrasé Trip Hop cette fois, et se confirme comme incontournable dans le collectif. Elle a enchaîné cinq morceaux : Black And Blue, le superbe End Of Your Days du dernier album, Kid Corner et You Make Me Feel, en duo avec Berrieravant que ce dernier ne reprenne la main sur Bullets et son refrain entêtant « Personnal Responsability« . 

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Le très beau Distorted Angels, seul morceau d’Axiom, avec Baptism ( et Black and Blue) a trouver leur place ce soir-là sur scène, suivra, avant de terminer le concert sur la très floydienne Ladders, issu de Restriction, et enfin Numb. J’aurais bien vu un final avec System, qui installe un dernier coup de boost, mais finalement le groupe aura bien fait les choses en nous assénant un très très long Lights, tel qu’il devrait toujours l’être : phénoménal. La salle sait que le groupe finira là-dessus, ce soir tout le monde a donné et le groupe, en saluant semble s’en être aperçu.

À la sortie, nous avons fait la queue pour récupérer le vinyle de Restriction alors que les fans s’impatientaient pour quelques t-shirts, beanies et autres mugs estampillées du A. De quoi repartir avec le souvenir d’une excellente soirée en compagnie du collectif Archive, comme si la partie clavier de Lights, tournant et retournant en tête ne suffisait pas.

Greg Pinaud-Plazanet

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