Edito de la semaine

L’Edito du Lundi

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Comme tous les lundis, on se retrouve pour quelques sorties marquantes. Cette semaine, faute de temps et d’un examen à préparer, (moi qui pensais que j’en avais terminé il y a 20 ans…), ce sera court. Ceci ne m’empêchera pas de dire, rapidement, que je trouve que l’on vit dans un monde où l’homme n’a rien à envier à l’animal… À moins que ce ne soit l’inverse. La casse sociale à Air France ne doit pas justifier la violence. Les images du DRH et du Directeur d’Air France (Orly), chemise arrachée ont fait le tour du monde. Des vigiles (dont l’un avait été plongé dans le coma, et sorti depuis) et des cadres en ont aussi pris plein la gueule. On passait déjà aux yeux du reste du monde pour un pays de grévistes, maintenant, on passe en plus pour un pays qui agresse les directions d’entreprises. Certes, il n’est pas simple de perdre son emploi, et je parle en connaissance de cause puisque lors d’un plan social, j’ai perdu le mien l’an dernier, à 44 ans. Mais je n’ai jamais eu d’animosité envers la boite qui m’a licencié, pas de haine contre sa direction. Oui, il y avait des impératifs économiques, c’était ça ou déposer le bilan et avoir 1300 personnes sur le trottoir. Non, je ne suis pas un mouton pour avoir tout gobé d’un trait, oui, je connaissais les salaires des dirigeants qui avaient au-dessus d’eux des actionnaires… Le monde change, et il change vite, si l’on ne s’adapte pas, on crèvera. Dans les pays européens, il y a peu de conflits comme ceux qui opposent, en France, nos salariés et leur direction. Sans doute est-ce dû à une adaptabilité au changement que les Français n’ont, pour beaucoup, pas du tout. Se réinventer, rebondir, tout devient compliqué, ce ne sont pourtant pas les aides qui manquent… Je crois qu’il faut arrêter de se désespérer de façon chronique. Oui, j’ai conscience que ce que je dis là peut sembler dur, et puis nous avons tous une réalité différente, mais on baisse tous la tête dans le guidon pour réussir quelque chose dans sa vie, on en est tous au même stade : s’en sortir. Oui, j’ai conscience que ce que je dis là peut sembler dur, et puis nous avons tous une réalité différente, mais on baisse tous la tête dans le guidon pour réussir quelque chose dans sa vie, on en est tous au même stade : s’en sortir. On n’a, en revanche, pas du tout la même façon de régler les problèmes et de surmonter les obstacles…

La musique adoucie les mœurs Il devient urgent que certains en écoute. Pour autant le groupe dont je vais vous parler maintenant est plutôt contestataire. Dans ce registre-là, nous avions Saez. Aujourd’hui LUKE, groupe bordelais que l’on n’avait pas entendu depuis 2010 et que l’on croyait perdu, emmenant avec lui les derniers semblants de restes de Noir DesirLUKE donc, sort Pornographie. Un titre qui ne cache pas le reflet que l’on peut avoir de la vie d’aujourd’hui, des medias, du monde en général. Lorsque j’ai écouté Warrior d’ailleurs, j’ai bien crû que Saez avait à nouveau pondu un de ses textes bien cru. Et même lorsque j’ai su qui chantait, le doute pouvait persister… Cet album est pile au croisement d’un Cantat et d’un Saez.  Cela ne fera sourire que les rockeurs ayant une trop haute estime d’eux-même. Oui car ce n’est pas une critique, les textes sont plutôt rock dans l’esprit, car dénonciateurs (cela faisait longtemps que le rock avait oublié ça non ?) et la musique est pêchue à coup de murs de guitares audibles mais beaucoup plus abrasives que sur D‘Autre Part, leur précédent album. LUKE était une bombe en live, je pense que cet album sera une excellente occasion de les revoir enflammer les salles, juste image d’une actualité politique 2015 plutôt explosive.

51 Black Super. Non, je sais que l’on vient de parler de pornographie, mais… Non, désolé pour les amoureux(ses) de BBD (Big Black Dick, besoin d’une traduction ?) Par contre pour les vieux ados que, certains d’entre vous, êtes encore, cela pourrait vous rappeler vos mobylettes. Et ceux-là auraient raison. 51 Black Super est un groupe tout ce qu’il y a de plus frenchie, plutôt garage rock, mais dans le vieux et bon sens du terme. Un groupe de potes de groupes différents qui s’est dit « Bien tiens si on faisait de la musique d’ado tous ensemble ?!« . Vu leurs âges, on touche ici un héritage très 90’s car, tout le monde le sait, c’est l’une des deux décennies les plus intéressantes du rock (et la seule qui fasse l’unanimité, vous aurez donc le loisir de choisir la seconde selon vos goûts). Découverts avec Bigger, un clip que l’on aurait pu tourner durant nos vacances, à 16 ans, sans réelle production léchée, mais c’est l’esprit, fait de bric mais surtout de broc, 51 Black Super insuffle l’énergie primale d’une bande de gamins de 35 à 40 ans qui ne se prend pas au sérieux, et l’on se retrouve à vouloir faire le con à essayer de descendre à nouveau les rampes d’escalier en skate… Mais il ne faut pas… Non, il ne faut pas. Par contre, vous pouvez laisser vos oreilles écouter leur disque. Il ne dure que 29 minutes, mais ça fait un bien fou… Et quelques dates sont, d’ores et déjà, prévues alors…

Pour la troisième sortie (j’en garde un peu pour la semaine prochaine…), je vais vous parler d’un O.V.N.I. Et cela n’a rien à voir avec le fait que Mulder & Scully reviennent dès le mois de janvier sur nos tubes cathodiques pas très catholiques ! Beach Music, le dernier Lp d’Alex G, un multi-instrumentaliste un peu barré dans sa façon de faire de la zique. Il a commencé dans sa piaule à uploader ses morceaux sur Bandcamp, comme beaucoup aujourd’hui, grâce à la magie du net. Puis en 2014, son sixième album (DSU) avait été propulsé comme meilleur album de l’année par plusieurs webzines et magazines. Fidèle à ses débuts, on reste aujourd’hui dans des productions indie/Lo-Fi qui s’accrochent aux bizarreries d’une voix parfois spéciale comme sur In Love par exemple (si vous connaissez Ween… Vous y penserez fatalement). Mais putain, quel  truc ! Alex Giannascoli, puisque c’est son nom me fait aimer l’expérimental. Alors ok ce n’est peut-être pas accessible à tout le monde (je ne fais pas d’élitisme ici hein, je parle de sensibilité…), mais ce gars est un nouvel Elliot Smith pour moi, en plus noir, même si ce dernier ne pourra être remplacé. Jamais.

On se retrouve la semaine prochaine pour d’autres sorties, je ne sais pas de quoi la suite de celle-ci sera faite, on fonctionne en flux tendu en ce moment… Si certains d’entre vous se sentent d’écrire des articles pour nous, d’aller à des concerts, de faire des interviews, n’hésitez pas, on vous tendra les bras avec plaisir. Bien entendu, nous n’acceptons que les personnes motivées, cela va de soit. Si jamais, passez donc par la page Facebook ! Quant à moi, je retourne à mes révisions… Autant dire que j’aurais préféré rester avec vous encore un peu…

Greg Pinaud-Plazanet

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