Edito de la semaine

L’Edito du Lundi

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Un peu tard aujourd’hui, mais c’est pour la bonne cause… Il y a peu, nous avions reçu l’album de Nate Mendel, bassiste des Foo Fighters dans son état habituel. Je l’avais écouté vite fait pour savoir si j’allais en parler ou pas et avec les quelques sorties de ces dernières semaines ainsi que mon vrai boulot… Je n’avais pas eu le temps d’y revenir alors que cela m’avait plû. J’ai donc passé un peu de temps dessus cette après-midi afin de pouvoir l’intégrer dans l’édito de cette semaine car honnêtement c’est un bon premier album et il mérite une place dans nos pages alors qu’il ne sortira que début mars.

Les neufs pistes qui composent l’album sont toutes dans la même veine. Le groupe, baptisé Lieutenant, se compose de Nate au chant et aux cordes, et, de Joe Plummer à la batterie. Ce dernier n’est pas un inconnu puisqu’il a déjà officié à cette même place pour Modest Mouse, The Shins (…). If I Kill This Thing We’re All Going To Eat For A Week (quel long titre mes amis…) est aussi une histoire de collaboration. En effet, au fil des morceaux, nous croisons Chris Shiflett bien entendu (Foo Fighters) mais aussi Page Hamilton (Helmet), Josiah Johnson (Head and the Heart) et quelques autres encore. Ne vous attendez pas à un album connoté Foo Fighters par contre, car If I Kill This Thing (…) a une identité à part entière en proposant neufs titres très travaillés, bourrés de petits détails, de bonnes trouvailles, loin du son de la bande de Mister Dave G. Le tout sonne indie-alternatif. Certains pourront dire que c’est gentillet, ce ne sera pas mon cas, j’ai écouté et aimé des trucs plus gentillets que ça dans ma vie et je peux vous dire que cet album est assez riche sous sa couverture. Il ne sonne comme aucun autre. Bien  sûr, il y a des morceaux que j’aime moins, comme Some Remove, mais il y en a d’autres qui vous attrapent et ne vous lâchent plus (The Place You Wanna Go ou l’entêtant Rattled)

Si vous voulez du rock qui vient plus des tripes, alors vous pourriez vous intéresser à Let It Reign, le dernier album de Carl Barât and The Jackals. Un petit je ne sais quoi des Clash… Barât, chanteur et guitariste des Libertines, pose ici les bases d’une carrière solo proche de ce que The Libertines faisaient finalement. Mais c’est sympa, entre un Glory Days (écrit en collaboration avec notre Benjamin Biolay national) aux accents ska-punk, d’où la comparaison plus haut avec The Clash, et des choses plus simples mais tout aussi efficaces (A Storm Is Coming), l’album pourrait trouver une place quelque part sur l’une de vos étagères pleines de disques.

S’il y a une artiste que je ne sais jamais où mettre c’est bien Florence (Welsh) and The Machine. Pour moi, elle est définitivement rock, mais tellement de choses en plus de cela… How Big, How Blue, How Beautiful est étonnant. Rien n’avait été couché sur galette depuis Ceremonials en 2011 et en l’espace de quelques semaines, plusieurs clips se sont retrouvés sur Youtube alors que l’album n’est annoncé que pour juin de cette année. Leak orchestré ou non, on s’en fout, du moment que l’on peut poser nos oreilles sur ces ilots loin du mainstream.

Jez et Andy Williams, anciens membres de Doves, et frères jumeaux accessoirement mais à plein temps, ont monté un nouveau groupe en 2014 : Black Rivers. Aujourd’hui, leur premier album fait les présentations. Bien que certains morceaux snifent quelques rails d’electro, l’album reste indie dans son concept global mais ne sonne pas Doves, ceci en grande partie à cause du fait que les frangins ne sont pas au micro de Doves certes, mais pas seulement. Ils ont su prendre une certaine distance, une certaine liberté même avec leur précédente formation.

Je finirai cette semaine en vous parlant d’un titre sur lequel je suis tombé par hasard à cause d’un clip vraiment sympa car c’est la chanson chantée par un tas de personnes différentes dont notamment un gars de Walking Dead (Norman Reedus), une nana de The 100 (Paige Turco), J.Mascis etc. Voici la version qui m’a beaucoup amusé, suivie de la version album bien entendu car la déconne c’est bien mais quand le morceau est bon… J’ai donc été posé mon oreille sur le disque et franchement ça pète, j’adore. Le trio punk-rock avait annoncé en 2006 une pause à durée indéterminée et voilà que ce début d’année nous amène un petit cadeau de Noël en retard, ou en avance, c’est selon… En tout cas, je vous conseille vivement de vous le procurer ou de l’écouter en streaming.

Allez, c’est terminé pour moi, cette semaine nous aurons une interview de Waykopp et la review du dernier Allah-Las, car on voulait laisser la liesse populaire se calmer avant de donner notre avis dessus… Autrement dit, on est à la bourre sur ce coup mais c’est que l’on a beaucoup de boulot aussi avec toutes ces sorties !

Greg Pinaud-Plazanet

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