Shaka Ponk

Shaka Ponk: The Black Pixel Ape

A peine huit mois après la sortie de The White Pixel Ape, Shaka Ponk nous gratifie d’un deuxième album cette année, intitulé The Black Pixel Ape. Pourquoi un album si tôt après le précédent ? Eh bien, le chanteur Frah s’étant blessé à la jambe pendant leur tournée, les Shaka, forcés d’interrompre leur tournée, ont été coupés net dans leur élan. Le groupe n’ayant pas l’habitude de se tourner les pouces, ils se sont rués en studio pour enregistrer le successeur de The Geeks and the Jerkin’ Socks.

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Pour commencer, le ton de l’album est plus sombre. Ça déménage toujours, mais on sent certaines atmosphères bien différentes, comme si la palette d’émotions du groupe avait ajouté la nostalgie en guest star, et lui laissait carte blanche pour arranger les morceaux.
Et pour continuer, Shaka Ponk fait du Shaka Ponk. Ce qui n’est pas vraiment étonnant. Parce que cet album a été composé en même temps que The White Pixel Ape (simio-similarité oblige ! ), et donc outre les petits clins d’œil délicatement déposés – Lucky Boy/LuckyG1rl, ha !-, on a confirmation de l’état d’esprit du groupe sur lui-même. Beaucoup craignaient qu’après leur succès plus pop de the Geeks… les Shaka restent sur cette voie en proposant une musique certes très sympathique, mais dénuée du côté hardcore qu’on adore chez eux. Le duo, The White Pixel Ape/The Black Pixel Ape vient allègrement affirmer qu’on n’a pas de soucis à se faire de ce côté-ci du rock français.
Car, l’héritage rock est complètement assumé : l’intro 4XGet sonne comme Smoke on the Water, The Way Out à la ligne vocale de Paradise City… Certes ce n’est pas leur plus grand disque (ah, Bad Porn Movie trax…), mais c’est accrocheur, honnête et énergique. L’effet de fraicheur n’est peut-être plus là, mais ce nouvel enregistrement est dans la droite ligne de la discographie du groupe, et il est difficile de leur reprocher cette fidélité.
Je conseille particulièrement d’écouter Lucky Boy, Frag Dog (ce titre est tout simplement génial), Happy Ape Rodeo, et le très testostéroné Yell, ainsi que la sortie réussie de Morir Cantando, qui fait penser à Black Listed.
Je vous laisse avec ça, j’ai le dernier Foo Fighters à dévorer…

Baptiste Chausson

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