Edito de la semaine

L’Edito du Lundi

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Alors ça y est la toile est en effervescence… Muse tease son prochain album au travers d’un album Instagram (Photos, pour ceux qui auraient échappé au phénomène) et tout les fans y vont de leurs commentaires… Oui mais personne n’a demandé au groupe si le prochain album serait mieux que les deux derniers… Non personne, et pourtant il serait d’utilité publique de le savoir, ne croyez-vous pas ? Enfin cela reste mon opinion bien évidemment… Mais je me rends compte que plus les albums passent moins ils restent sur ma platine et moins ils m’accompagnent sur les routes. Tout devient plus commercial dans le mauvais sens du terme, sans doute aveuglés par leur popularité soudaine, ils souhaitent agrandir leurs rangs de followers. Je sais pourtant qu’ils n’ont pas pris la grosse tête, j’en veux pour témoin cette formidable vidéo qui continue à hanter le web où ils avaient fait un playback à la TV italienne en échangeant leurs places car ils ne voulaient pas jouer en playback. Oui, certains ne mangent pas de cochon, eux, ils ne jouent pas en playback. Bref, nous verrons ce qu’ils nous sortiront de leur escarcelle créative (car cela on ne peut pas le leur enlever…).

Bon et sinon quoi de neuf ? Et bien il y a tout d’abord Grackle de Ruby Fray. Après un premier album remarqué (Pith) et deux ans passés à tourner aux US en vendant du savon fait main tout en travaillant à son second Lp, la voici qui nous revient donc avec Grackle. L’album semble plus discipliné question songwriting. Ouverture et fermeture se font au synthés, l’un est lent et profond, le second est enjoué et léger. Entre les deux, l’Americana s’offre des dissonances intéressantes, parfois trip-hop appuyé par une basse fougueuse, parfois post moderniste, mais quasiment toujours entêtante. Il existe une vraie ambiance sur ce disque.

Last War, c’est le nom de l’album de Haley Bonar. Des textes qui méritent d’être lus en même temps que l’écoute, inspirés par les choses non plaisantes que la vie vous fait parfois endurer. Sa musique fait parfaitement écho à ses paroles qui se veulent des avertissements, mais être trop avertis tue aussi le fun de la vie… Sait-on vraiment ce que l’on veut ? La musique de Haley Bonar se fait donc trouble et troublante pour accompagner les ressentis. Le titre de l’album fait ouvertement référence au hit de Joan Jett, une chanson simple et directe, ce que les chansons de Haley Bonar ne sont pas. C’est toute l’ambiguité du propos de ce très bel album.

Emmanuel Tellier est un homme avec beaucoup d’étiquettes. Journaliste Rock (avec de très bons interview notamment de Morrissey, de Michael Stipe, ou encore de Thom Yorke…), dirigeant d’un service culturel presse, musicien au sein de groupes comme Melville ou La Guardia, il oeuvre aujourd’hui au sein de 49 Swimming Pools… Qui n’en rêverait pas ? D’avoir 49 piscines à la maison je veux dire… Emmanuel Tellier est donc de la caste journaliste-musicien et vu son niveau de journalisme on est en droit d’attendre une certaine qualité dans son côté artistique. Leur premier album, sorti en 2009 nous aura donné raison. Triumphs and Disasters, Rewards and Fairytales fut alors très bien accueilli par les critiques et leur second opus, Songs of Popular Appeal, enfonce le clou d’une pop française bien vivante, simple et aux influences anglo saxonnes toujours bien présentes. Et oui, il n’y a pas que la pop de Phoenix

D’ailleurs, puisqu’il a fait une interview de Morrissey et que non seulement j’adore ce cover et l’original, je vous mets ici Now, My Heart is Full, morceau d’ouverture de l’excellent Vauxhall And I, qui n’a rien à voir avec son amour inconditionnel de la marque Opel, par les 49 Swimming Pools. Loin de l’emphase Morrisséenne, un texte tout en sensibilité :

The Growlers n’ont rien à voir eux avec l’applicatif  de notifications, bien connu des utilisateur de la pomme. Non, The Growlers est un groupe californien, formé en 2006, à qui l’on doit déjà 4 Lp. Le cinquième vient de montrer le bout de son nez et le moins que l’on puisse dire c’est qu’être prolifique ne rime pas forcément avec être merdique. Du bon rock des années 60 mélangé aux effets psychédéliques, non de substances illégales mais musicaux. On pourrait les classer dans le surf rock je pense. Ils ont trouvé leur son, leur ligne de conduite et tournent énormément aux US avec Julian Casablancas dont nous vous reparleront mercredi à propos de son album Tyranny, mais aussi avec les Black Lips ou encore Devendra Banhart, qui ne sont pas de petites affiches.

Je vous parlais de la pomme et bien continuons puisque History of Apple Pie nous gratifie ce mois-ci de Feel Something, donnant ainsi un successeur à Out of View, sorti l’an dernier. Le groupe est passé de 4 à 5 membres, agrandissant ainsi le petit monde des deux meneurs Stephanie Min (chant) and Jerome Watson (Guitare). A noter que Joshua Third du groupe The Horrors a touché à la production aux côtés de Jerome Watson. Moi, j’accroche bien à ce petit groupe, on est dans l’indie rock pur des années 90 et son noise shoegaze… Un album ancré dans le passé, mais lorsque c’est bien fait… il ne faut pas le bouder !

Je terminerais en soulignant que le 03 Octobre est sorti la réédition de What’s The Story Morning Glory? d’Oasis en version Deluxe et remasterisée. Vous y retrouverez bien entendu les morceaux qui ont propulsé l’album au sommet des charts à l’époque mais aussi des  démos, des lives et des faces B. De quoi vous faire plaisir tout au long des 4 pistes du Lp… Alors mettez vous en plein les oreilles et à la semaine prochaine pour de nouvelles sorties !

Greg Pinaud-Plazanet

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