Edito de la semaine

L’Edito du Lundi… encore une fois un Mardi, et alors c’est les vacances quoi !

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En réalité je ne suis pas en vacances, je n’y serai qu’en fin de semaine mais les jours se suivent et ne se ressemblent pas lorsque vous n’allez pas travailler comme d’habitude. Bref on s’en carre le coquillart, l’important c’est la musique, alors quoi de neuf cette semaine ?

Nous allons commencer par Spoon, They Want Your Soul est sorti le 1er Août et leur Rock alternatif  à l’opposé du lisse. Finis les relents Pixies des débuts, fini le Lo-fi. Spoon est maintenant un groupe avec une âme forte qu’ils ne veulent pas qu’on leur vole. C’est un peu le problème de nos sociétés modernes que de voler nos âmes en laissant un panneau « à vendre »… Leur son leur vient certainement des quatre mains s’étant attelées à la production de cet album: Joe Chiccarelli (Frank Zappa, The Shins, Jazon Mraz…) et Dave Fridmann, connu pour avoir fait exploser littéralement des groupes comme les Flaming Lips ou encore MGMTSpoon a aussi participé à la production de la galette, restant maitres de leur destinée. Ils ont réussi là un bien beau décollage.

Le même jour sortait Keep Moving de Hyde & Beast. le duo guitare-batterie formé de David Hyde (batteur des Futurheads) et de Neil Bassett (ex-Golden Virgins) continue sur sa lancée nonchalante et blasée après leur Slow Down de 2011. Ici, juste ce qu’il faut de psychédélisme, un brin de glam-rock pour l’inspiration Rexienne des textes, un détachement qui ne vous empêchera pas de taper du pied en rythme à votre insu. J’aimerais bien les voir sur une petite scène du coin.

Le 4 de ce mois sortait un petit OVNI, un truc que la logique n’expliquera jamais… Gist Is. C’est l’album qui à mon avis donnera le plus de fil à retordre aux marketeux musicaux… Il ne ressemble à rien de connu, il va même à l’encontre de presque tout ce que l’on a connu. Un truc super minimaliste mené de bout en bout par un quatuor anglais dont la musique n’a rien à voir avec son nom: Adult Jazz. Le seul point commun avec le Jazz, c’est qu’il ne vous faudra pas qu’une seule écoute pour être charmé par ce disque. Non. Il faudra y revenir souvent, s’y attarder car ce n’est pas populiste. Du tout même. Ce disque est un risque, surtout pour un premier, mais je leur souhaite le meilleur car ils ont osé arriver là où personne ne les attendait !

Bear In Heaven, le trio de Brooklyn, très proche musicalement de… Grizzly Bear, (décidément les ours à New-Yorkais…) vient de sortir Time Is Over Day Old. Entre Post-Rock et expérimental, eux non plus ne choisissent entre ces deux mondes, n’en déplaisent aux conservateurs divers et variés. Mais c’est ce qu’on appelle en ce moment l’avant-garde. Elle s’organise depuis 3 ans de l’autre côté de l’Atlantique, peut-être est-elle déjà morte, un peu comme ces étoiles dont on voit encore la lumière mais qui se sont éteintes depuis bien longtemps… Je ne sais pas, toujours est-il que le disque fonctionne même si il ne vous marquera pas spécialement, ni fortement. C’est un excellent disque d’ambiance et mérite pourtant pour ses textes, d’être véritablement écouté. Le temps, son passage, les choses que l’on laisse comme un pois mort sur le bord de la route à cause du poids de l’ambition… Tout cela supporté par des synthé texturés, un rythme quelque peu provocateur. Leur musique vous enveloppe littéralement sans trop laisser de trace post-écoute.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas présenté d’album Folk Alternatif, et bien voici arrivé Hollow Ponds d’Astronauts. Il y a quelques temps on pouvait tomber sur leur single Skydive… Une quasi-découverte. Maintenant, passez donc à l’album, tout y est du même acabit, des acoustiques parsemées de petits béats electro, une voix restant légère et semblant ne s’adresser qu’à vous… Un disque qui parle de s’envoler vers la liberté, de s’envoler… Quoi de mieux pour l’été ? Derrière Astronauts se cache en réalité Dan Carney que certains aficionados de la scène Alt-Folk anglaise connaissent au travers de Dark Captain. Pour moi c’est une galette à manger sans modération car c’est pour moi le disque de la semaine, au même titre que Fink ou Gulp précédemment.

Pour finir je vous dirai que le Ska n’est pas mort… non, The Interrupters, groupe basé autour de Aimee Allen, à Los Angeles (drôle d’endroit pour trouver du Ska isn’t it ?) sortent leur premier album comme une carte de visite, intitulé très justement The Interrupters… Et ça claque, ça sent bon le Ska, ces rythmiques teintées de reggae, sa voix fleurant avec le Punk des années 80, ce rythme Rock et ses costards-cravates. Du deux temps regel et sauvage. Du brut. Et ça le soir, à la maison avec des potes, ça bouge !

Allez, il est temps pour moi de tirer le rideau et de vous laisser profiter de ces belles journées, on vous dit à vendredi pour une Playlist très… sexe. Oui, l’été, la plage tout ça, les mini-jupes, bikinis et autres shorties… ça remue les hormones…

greg Pinaud-Plazanet

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