Cayman Kings

Groupes amateurs : espoirs ou naufragés du Rock ? (Épisode 4): Cayman Kings

Ce qu’il y a de sûr, c’est que le monde de la Musique a bien changé en 50ans. Beaucoup de grands artistes ont commencé leur carrière dans de très modestes conditions pour au final devenir des légendes. Mais avec le temps, les choses ont bien changé. On oublie la vraie valeur des choses et les aspirations de chacun se sont quelque peu désorientées. Il faut croire que la Musique, c’est comme l’argent pour certains. Le Disco l’a vite intégré du moins. Bon, ne rentrons pas non plus dans la démagogie. Ce n’est pas comme-ci vous n’étiez pas au courant de tout ceci. Voyons plutôt la lumière au bout du tunnel, pas celle de la Mort mais plutôt celle de l’Espoir. Car au-delà d’un naufrage musicale plus que clinquant se cachent quantités de formations qui n’ont pas perdu de vue l’Essentiel. Parmi elles, vous avez forcément quelques noms en tête. Ou peut-être avez-vous pensé au groupe de votre cousine qui va chanter pour la troisième fois dans la salle des fêtes du village, ou bien votre pote qui a fait son petit bonhomme de chemin et qui participe maintenant à un tremplin musical. Pour ma part, c’est vers un groupe amateur lillois que je me suis tourné: les Cayman Kings.

J’ai eu la chance pouvoir rencontrer le chanteur du groupe Tim et le bassiste Wen. Je retrouve le chanteur dans un bar de Lille, rapidement rejoint par son compère. C’est un gars au look ancien, vêtu d’une superbe chemise col pelle à tarte, les mêmes chaussures que les Beatles aux pieds, qui se présente à moi. Je remarque très vite l’amour qu’il cultive pour les années 60. Je remarque également que ce dernier est relativement callé dans son domaine. J’en apprends beaucoup. Pour lui pas de doute, être vintage, c’est tout un art de vivre qu’il vit à fond et compte préserver.

Le Peuple du Rock : Vous êtes les Cayman Kings. Est-ce que vous pouvez-vous présenter en détail ?

Tim : Globalement, on fait du garage 60’s. On empreinte pas des plans du Passé. On a plus une structure typé 60’s, c’est-à-dire qu’il  y a un clavier vintage qui est l’atout 60’s du groupe. Après, il y a le reste : basse, guitare, batterie. Les compositions sont originales sans aucune reprise. Ce qu’il y a de bien avec le garage 60’s, c’est que l’on ne suit pas une mode. On est dans un style qui avait déjà été établi avant. À l’inverse de la Pop ou de la Powerpop qui évolue sans cesse où un groupe à une telle époque suit une seule tendance, dans le rock 60’s, on peut toujours faire son propre truc sans vraiment suivre une mouvance grâce aux empreintes qui ont été laissées dans les années 60.

Comment vous êtes-vous tous rencontrés dans la vie ?

T : C’est grâce au sex-appeal de Wen. On a directement été attirés vers lui (rire).

Wen : J’ai rencontré Tim et le claviériste grâce à des amis en commun. On a rejoint le groupe avec le claviériste (William) il y a une bonne année maintenant où on a discuté avec Tim qui avait envie de changer le line-up du groupe (ndlr : anciennement nommé Stone Dead Matador. Le groupe était orienté surf music), d’apporter du sang frais pour partir sur une meilleure dynamique.

T : À la base, Wen est bassiste, il n’’avait pas d’inclination particulière à faire du 60’s. Son registre musical reste toutefois le Rock. William, le claviériste, vient de la chanson traditionnelle. Il est très folk, très acoustique donc il fait aussi bien de l’accordéon que du hautbois ou de la guitare. Virgile, le batteur, il est dans un autre projet avec moi. Moi à la base, je viens du punk hardcore. J’ai toujours eu envie de faire de la musique Oldschool. J’ai démarré par la Surf où j’étais seulement guitariste. J’ai eu deux formations dans ce registre et au fur et à mesure, je me suis orienté vers le Garage parce que j’aimais vraiment le clavier et le fait qu’il y ait un chant car dans la pure Surf, pas celle des Beach Boys, c’est uniquement de l’instrumentale. On peut se référer aux morceaux de Tarantino pour ça. En fait, les Cayman Kings sont la version 3.0 du groupe.

Cayman Kings cover art

Les membres du groupe Cayman Kings, avec de gauche à droite : Max, William, Tim, Virgile, Wen.

Si vous deviez décrire votre musique,  que diriez-vous ?

T : On est des gars élevés dans les années 1990, donc on a été bercés dans le Néo-métal et le grunge avec Korn, Nirvana et tout le bazar. Et il se trouve que faire du Grunge voire du Hardcore, même si c’est un style en apparence plus technique, c’est plus facile que de faire du Garage 60’s parce qu’il faut vraiment s’imprégner de l’esprit de l’époque.

Comment ça ?

T : Les gars à l’époque, ils ne se posaient pas la question. Ils ne savaient pas que ce qu’ils faisaient, c’était pas vintage puisqu’ils vivaient directement leur courant musical. On a emprunté au Blues omniprésent dans le Garage anglais avec la Blues explosion dans les années 1960. C’étaient des jeunes qui ne faisaient que bouffer des vinyles de vieux bluesmen américains. Ils ont commencé à mixer la Pop Folk avec le Blues pour donner naissance à la Blues Explosion, le Garage, c’est que tu découvres quand tu écoutes les premiers Rolling Stones ou les premiers Beatles selon moi. La difficulté est de vraiment s’imprégner de cet esprit-là. Le challenge pour moi par exemple, c’est d’arriver à faire un morceau triste, plus mineur. En faisant un morceau triste à la lumière de ce qui nous a influencé durant des dizaines d’années quand on était ado, ça donnera un truc vachement froid, tendance 80’s car on a pas cette culture. C’est assez compliqué même si les accords sont simples. Je commence juste à ajouter de la mélodie un peu plus sombre tout en gardant cette teinte vintage.

De ce que tu me dis, il y a en fin de compte tout un travail d’assemblage, de calcul et d’alchimie pour arriver  au résultat escompté. C’est marrant de voir ce contraste car sur scène on pense à quelque chose de beaucoup plus spontané dans le style.

T : Ouais complètement. Il  y a deux répétitions de ça, on a trouver un riff, et même avec le clavier, la guitare, la fuzz, bref tout ce qui pouvait sonner 60’’s, les accords résonnaient trop modernes. Du coup on a bazardé le morceau même si le rendu était bon. La spontanéité c’est quand par exemple tu balances un bon riff de guitare ou de basse qui va bien sonner. Mais le calcul survient forcément, car après il faut que tu arranges ton morceau pour qu’il colle à tes attentes. Et quand j’ai envie de faire un morceau 60’s triste, il faut carrément faire appel au solfège.

Votre style de  musique en fin de compte, c’est un état d’esprit vintage duquel il faut s’imprégner, avec une part de travail consacré à l’arrangement. C’est un peu ce qui fait votre originalité en somme, en plus du clavier.

T : C’est ça. Je compose pour le groupe excepter les parties de clavier, donc on a de la chance d’avoir William pour ça. Il ajoute une touche vintage supplémentaire. Après, malgré  les calculs que l’on peut faire autour nos morceaux, on veut garder une  certaine pêche.  Même en concert, on joue toujours un peu dans l’urgence, faut que ça tape. Mais en fin de compte, faire un morceau Garage, ce n’est pas juste quatre accords qui tournent. Il y a forcément un calcul même si on peut paraître détachés de ce qu’on fait, Rock’n’roll et compagnie.

J’ai remarqué que votre musique, en plus d’être énergique, sonne aussi très british, très Mods en fait. Est-ce que je me trompe en disant ça ?

 T : Non, tu ne te trompes pas du tout.

W : En effet, il y a une esthétique aussi bien dans le jeu de scène que dans les photos du groupe  qui est assez cohérente avec l’esprit. On essaie de retrouver au travers des fringues, du grain, cette même chaleur qu’il y avait dans les 60’s.

T : On n’est pas un groupe de Punk même si on conserve certaines influences du courant dans l’énergie que dégage le groupe. Monter sur scène, c’est un show. Il faut qu’il y ait une certaine cohérence dans ce qu’on fait même si on ne va pas non plus se déguiser. Je m’habille 60’s pratiquement tous les jours. On n’est pas non plus un groupe engagé. Il n’y a pas de message derrière. On veut juste te mettre une claque dans ta gueule en concert.

Une petite question insolite pour vous. John Lenonn a dit une fois que le rock français, c’est comme le vin anglais. Vous confirmez ?

T : C’est-à-dire que c’est dégueulasse en gros ? John Lenonn a dit ça en quelle année aussi ? Forcément, à l’époque les anglais avaient bien plus que la Manche en termes de longueur d’avance. C’était incroyable ce qu’ils faisaient. Ils ont inventé le style. En France, on était ultra à la bourre. Je me rappelle de mon père qui écoutait une radio pirate du nom de Radio Caroline, cette radio se baladait entre l’Angleterre et la France car en France, tu n’avais pas le droit de diffuser des morceaux british. Nos vieux se bouffaient encore Charles Aznavour et donc forcément, au niveau de l’audience, le public n’était pas du tout averti. Il n’y avait donc pas beaucoup de personnes qui écoutaient ce style de musique là et encore moins qui créaient un groupe pour faire du Rock. En France, quand il y a eu l’explosion du 60’s, ils ont juste pris les morceaux anglais, ils ont viré les paroles pour en faire des adaptations françaises. Sheila le faisait, Anny Cordy, tout le monde. En France, il n’y avait rien niveau Rock. Si, le seul groupe de rock français qui a marché c’était Telephone et encore c’était vachement basique (et plus tard). Du moins c’est le groupe qui a marqué l’histoire du Rock français. Après, c’est que de la Variété parce que la France, c’est quand même le pays de la Variété. Lenonn avait raison. Avec le regard de l’époque, ils étaient à des années lumières. On ne va pas se leurrer, on tente d’avoir la même classe, on est français et on chante en anglais, d’ailleurs Wen écrit les textes. Pour le sens il faut voir avec lui…

W : Tu vas être ravi, il n’y en pas (rire).

T : On est là pour composer, pour faire un truc harmonieux et s’éclater. On chante en anglais parce que c’est beau avec la musique qu’on fait. Culturellement parlant, on ne représente pas le rock français et de toute façon avec ce melting-pot de cultures, il n’y a plus de culture nationale quand on parle de musique maintenant. Tout le monde s’en fou de savoir que l’on chante en anglais et que l’on soit français.

Votre musique a énormément d’air rétro. Vous la qualifiez vous-mêmes comme étant du Rock 60’s. J’aimerais avoir votre avis sur une phrase qui s’est maintenant institué auprès des nostalgiques et qui suscite encore moult débats : « La Musique ou le Rock, c’était mieux avant. » Vous êtes d’accord avec cette affirmation ? Est-ce que vous pensez que la musique actuelle est moins bonne ?

W : Je pense qu’il y a eu quelques périodes avec une émulation vraiment impressionnante. Quand on pense aux Led Zeppelin ou aux Doors par exemple, qui étaient capables de sortir plusieurs albums par an, c’est vrai qu’on est très loin de ce niveau de qualité et de régularité. Je pense aussi qu’on a gardé une vision idéaliste de l’époque vu qu’on a gardé le meilleur de ce qui se faisait. On n’a pas encore parlé du Disco qui déjà à cette époque était nul à chier dans les années 1960-1970 et dont on ne s’inspire pas du tout. Entre deux, le temps a fait un peu le tri. Et puis il y avait aussi un mode de vie qui reste très fascinant, avec des groupes qui ont forgé eux-mêmes toute la légende du Rock. C’est quelque chose que l’on a du mal à retrouver aujourd’hui.

 T : Moi je ne vais pas dire que c’était forcément mieux avant, ceci dit nous on adore. Mais il y a aussi de supers groupes maintenant. Je me tiens parfois informé même si je ne connais pas grand-chose. C’est juste que nous, on a un parti pris. On ne fait pas du 60’s parce qu’il n’y a plus rien à faire et que tout est nul maintenant. On fait du 60’s comme on pourrait faire du Grunge ou du Métal. En fait, dépassé les années 2000, il n’y a plus beaucoup de groupes qui inventent encore quoique ce soit de totalement inédit, de A à Z. On peut faire pleins de mélanges mais on sera malgré tout toujours associé à un courant. Les gens peuvent nous dire qu’on ne fait rien avancer en faisant du 60’s, certes mais nous on ne veut rien faire avancer non plus. On veut juste kiffer et faire kiffer les gens qui aiment ce style-là, avec des compositions  originales et pas avec des reprises, chose qui peut être assez récurrente dans le Rock Garage.

Tim, tu me parles de la mode du vintage, c’est quoi ton avis là-dessus ? 

T : Il y a un truc que je trouve un peu agaçant là-dedans. Tu vois, j’ai une chemise col pelle à tarte, des beatles boots, j’adore ça… Et puis je regarde une vidéo et je vois un mec qui a la même coupe de cheveux et la même chemise que moi et ce gars fait de l’électro ! J’ai débloqué sur le coup, comment peut-on avoir un style aussi dissocié de la musique que l’on joue. En faite, le vintage c’est juste devenu cool vestimentairement parlant. La mode du vintage basée uniquement sur l’esthétique visuelle, avec un côté un peu hipster. Tu t’habilles vintage tout en ayant un mode de vie contemporain. Certes, on pourrait aussi me prendre pour un hispter en me voyant. Cependant, il y a le fait d’être un « true » (ndlr : un vrai) ou ne pas en être un. J’adore ça mais parce que je le vis vraiment or la mode du vintage existe que dans les fringues. Bon après, j’essaie d’être le plus vintage possible mais ce n’est pas pour autant que je roule en Opel Manta SR. On ne peut pas tout faire non plus. Mais c’est vrai que c’est l’esprit que je préfère, la musique que j’écoute essentiellement. Et puis je ne vais pas critiquer quelqu’un qui s’habille vintage alors qu’il n’écoute pas le truc, je ne suis pas un rétro-nazi non plus.

Il y a un retour au vinyle assez fort en ce moment ? Vous pensez que c’est un retour en surface ou c’est « true » ?

T : Les deux. Écouter des vinyles, c’est super hype mais il y aussi le fait que par rapport à l’industrie du disque, un CD n’est pas forcément esthétique. Quand on achète un vinyle, on acquière un bel objet, attrayant par sa forme. Les gens maintenant passent soit par le mp3, soit par le vinyle, mais plus trop par le CD. On espère sortir un jour quelque chose sous la forme d’une galette, faute de moyens pour le moment car en tant que groupe Garage, je n’ai pas envie de communiquer sur un CD en concert. Au final, t’as l’air un peu con parce que tu fais tout pour être le plus vintage possible mais le seul produit que tu as a donné c’est un CD. Dans le Garage, passer par le vinyle, ça fait loi.

Vous êtes bien placés pour nous dire qu’aujourd’hui, percer dans le  milieu musical (j’entends se professionnaliser) devient très difficile, sans compter toutes les contraintes qu’il peut y avoir derrière. Quels sont vos objectifs ?

W : Le but c’est d’aller le plus loin possible dans le projet, dans les meilleures conditions. C’est-à-dire améliorer par exemple notre manière de jouer dans les concerts, de composer ou de s’enregistrer. Après je ne sais pas s’il y a des objectifs professionnels…

T : Wen a raison. On avance, on prend les opportunités, on se fait plaisir au maximum, après on ne se dit pas « on est un petit groupe, ça ne marchera jamais ». Faut savoir que maintenant, dans la scène indépendante, tu peux te faire épauler par plein de gars. Après, se professionnaliser dans la musique, c’est autre chose. Moi-même je n’y pense pas, Wen non plus. Nous ce qu’on veut, c’est jouer un maximum, que notre musique soit diffusée et avoir l’opportunité de faire des tournées. Dégoter un label indé cool qui te book de bonnes dates et ne plus avoir à galérer pour les trouver. Juste le confort de jouer de la musique sans se soucier du reste… mais c’est difficile quand tu démarres. Le truc vraiment important c’est le réseau autour de ta musique, car grâce à lui, tu commences à tourner de plus en plus au point de lâcher ta routine, ton taff et de passer petit à petit dans un système plus pro. Quand tu es dans l’entre deux, c’est très difficile.

Comment faîtes-vous pour attirer l’attention sur ce que vous faîtes ?

T : On ne va pas se leurrer, la promo passe par une bonne page Facebook. Faut aussi être présent sur beaucoup de supports web. Se faire des contacts, bouger et montrer sa gueule. Avant chaque concert, tu dois faire ta pub, en parler autour de toi et ça il n’y a personne qui le fera à ta place sauf si tu as le label qui a des contacts et qui n’a plus qu’a appuyer sur un bouton pour que 4000 personnes soient mises au courant que tu joues à tel endroit. On n’y est pas encore même si on a de belles opportunités qui se présentent à nous. Ce n’est que depuis février que l’on commence à être officiellement médiatisé, on est jeune comme groupe. Tu vois tu nous contactes pour une interview, ça nous tombe dessus et ça, c’est une bonne surprise.

Il a deux semaines, un article de Rachid Ferrache a pas mal circulé sur les réseaux sociaux. L’article, « coup de gueule », parle notamment des Daft Punk mais aussi d’une sorte de déséquilibre dans la promotion d’artistes. Selon lui, on écouterait trop d’artistes qualifiés de «daubes » alors que d’autres tentent tant bien que mal d’être davantage écoutés comme vous par exemple. Est-ce que vous pensez que le fait d’être simplement bons vous permettra de percer?

T : Pour moi être bon, ce n’est pas suffisant. Il faut avoir les bons contacts. La Musique, c’est 50% de talent, 50% de contacts. Après il y en a qui ont plus de contacts que de talent et ça marche, donc ouais, il y a un gros déséquilibre mais on vit avec, on sait que ce qui marche bien, c’est de la merde et ce qui marche pas, c’est bien. Je vis avec ça depuis 15 ans. Après, il y a quelques trucs qui sortent du lot comme Stromae, Cats on Trees ou Fauve. J’ai été bluffé par eux d’ailleurs même si je sais qu’ils ont pas mal été décriés à propos de ce qu’ils font. Je pense que quelque part Internet et les médias favorisent beaucoup les vrais talents parce qu’il y a davantage de diffusion et l’industrie de la musique devient un peu assujettie à la pression médiatique que mettent par exemple Youtube ou Facebook. Aujourd’hui il y a plein de nouveaux artistes qui vont se faire repérer grâce à une vidéo sur Youtube. Ce ne sont plus les majors qui décident vraiment.

W : Pour revenir à la question sur John Lennon, en France, ça toujours été de la variété et on a peur de sortir de l’ordinaire et justement j’aimais beaucoup un passage dans l’article que tu cites où le mec précisait qu’on encense Daft Punk maintenant parce qu’ils ont eu du succès aux États-Unis alors qu’en France c’est René la taupe qui cartonne. Donc ouais, en France en tout cas, je ne me fais plus beaucoup d’illusions sur ce qui sort des grosses maisons de disque ou sur la façon de se faire récupérer par des médias.

T : Je suis tout à fait d’accord. En fait, je suis complètement dépassé par ce qui se passe et je ne préfère même pas y penser. Je me dis que plus une scène est indépendante, plus tu as de soutiens réels car dans ce type de scène il y’a un coté très sélectif voir parfois sectaire, de cet état de faite résulte soit un réel engouement pour la musique de ton groupe soit un rejet total. Dans le garage il y’a des gars qui ont tellement de références que tu te rends compte au final qu’ils en savent plus que toi sur ta propre musique, malgré cet aspect très codifié on a le souci de rester accessible à tous et pas seulement aux fans de garage 60’s.

Quels sont les projets pour les Cayman Kings ?

T : On nous a proposé une tournée à la Toussaint, c’est en train de se faire. Ensuite, trouver un label assez important pour pouvoir nous enregistrer de manière analogique, sortir en vinyle et puis jouer,  se faire un nom dans cette scène-là et jouer avec d’autres groupes qui défonces.

Pour le moment, nous sommes ravis de savoir que le groupe a réussi à atteindre la finale du tremplin du Festival « Le Père Noel est-il un rocker ? ». Comme quoi, la chance ça se provoque et ça peut avoir pas mal de bon.

Page facebook du groupe : https://www.facebook.com/5CharmingBoys?fref=ts

Leur bandcamp : http://caymankings.bandcamp.com/album/cayman-kings

Marcus Bielak

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