Edito de la semaine

L’Edito du Lundi

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C’est fou… Ce matin, au lever, nous avons eu le droit à un lundi ensoleillé, tout comme le weekend d’ailleurs. Un lundi qui nous ferait presque oublier que nous sommes un 16 décembre. Le grand barbu (non pas le révolutionnaire cubain…) nous rendra visite dans moins de dix petits jours… Oui je sais que les jours feront toujours 24 heures et que c’est incompressible mais en hiver les nuits sont plus longues donc techniquement le jour est plus court. Oui je sais aussi qu’il n’est pas grand mais gros mais s’il lit ça… Je n’aurai pas de cadeaux donc… Et enfin oui, le Père Noël nous lit… du moins c’est comme cela que signe le gars qui m’envoie toute les semaines des dessins de rennes depuis que j’ai parlé de Noël dans un édito précédent. Comme on dit : en l’absence de faits pouvant mettre en contradiction une affirmation ou une croyance, celle-ci peut exister…

Bref, vous y croyez, vous (simple figure de style venant appuyer le fait que je m’adresse effectivement bien à vous, servant aussi s’il le fallait à réveiller en sursaut ceux qui jusqu’ici ne l’étaient pas…), que nous sommes un 16 décembre ? Non, parce que ce weekend on a failli ressortir les maillots de bain tout de même ! Enfin ici en tout cas. J’ai ouïe dire que certains s’étaient même risqués à la baignade. Cela m’a rappelé lorsque j’étais à Gent ou bien encore à Hambourg et que nous nous baignions dans des piscines extérieures chauffées… Ouais sauf que là le « ouïe dire » il venait de la mer. Il y a des fous, peut-être en faites-vous partie d’ailleurs auquel cas vous ne le sauriez pas car seul un être saint d’esprit, peut penser qu’il est fou. Un fou lui, n’en a pas conscience.

Bref, ces jours-ci au PDR, en plus des articles que nous publions,  nous essayons (c’est un taf de fou, soyons honnêtes) de bâtir des partenariats avec divers labels (Vicious Circle notamment mais pas que) afin d’avoir des news en avance, d’être tenus au courant des sorties, pourquoi pas même d’avoir quelques interviews à réaliser. Ce n’est pas évident lorsqu’on n’est pas du métier vous savez. C’est un processus assez long qui doit se mener en parallèle de nos vies normales et de nos jobs aliénants. Même durant les vacances nous ne nous arrêterons pas. Même si nous serons certainement un peu moins présents car si je ne veux pas que nos rédacteurs basculent dans la folie, il faudra bien leurs octroyer quelques jours de repos. Bref, tenir un blog comme celui-ci est un combat de tous les jours, sans déconner hein! Et je ne le dis pas pour nous plaindre non. Car la récompense nous la voyons tous les jours : notre base de lecteurs s’accroît, le nombre de vues sur le blog aussi. Aujourd’hui nous sommes minuscules mais grâce à vous, la bête grandit. Bientôt elle dévorera tout sur son passage. Nous serons les rois du monde, tout en évitant de le gueuler haut et fort depuis la proue d’un paquebot transatlantique. Ça ferait « déjà-vu », or nous espérons bien nous démarquer un peu de la concurrence par la diversité de nos styles et de nos goûts en matière de musique…

Parlons musique justement en ce lundi. J’ai eu envie ce matin de revenir un peu sur des albums qui étaient sortis ces dernières semaines et dont nous n’avions pas nécessairement parlés dans nos pages. Nous allons attaquer avec le groupe Of Monster and Men.  Au-delà de leurs videos toujours très cinématographiques, j’aime beaucoup leur Live from Vatnagardar. Un nom à coucher dehors… Sauf que c’est en Islande… je vous le dis parce que j’ai regardé où c’était, et qu’en Islande il faudrait être fou pour essayer. Certes je savais que cette formation indie/folk était de là-bas mais elle aurait pu enregistrer un live ailleurs qu’à domicile.

Il paraîtrait qu’un fou peut tracer une ligne droite en reliant des points entre eux. Join the Dots, c’est le titre du second album de TOY, un groupe British psyché (et non psycho…). J’aime beaucoup écouter ça en rentrant chez moi après minuit, assis confortablement à l’arrière d’un taxi, la tête appuyée contre la vitre pour regarder défiler les soleils électriques qui illuminent la ville. Et si en plus je peux faire ça en vitesse accélérée… vous savez quand les feux des voitures ne deviennent plus que des traits comme sur ces photos de rue au temps de pause très long.

Puisqu’on parle presque de bagnoles, Rover a sorti Reel to Reel (bien que Rover ce devrait être Wheel to Wheel, non ?). On pourrait, à le voir comme cela, le classer juste dans les éditions collectors des artistes sortant quelques morceaux sans réel intérêts. Ben non. Certes, il s’agit ici de la seconde galette de l’édition collector de son LP, et il s’agit de la présentation de versions schizophréniques. Quelles alternatives en effet ! Je préfère presque celui-ci à son grand frère. Plus émotionnel au niveau des voix, un peu plus granuleux au niveau de la musique. Ceux que j’entends dire que le rock français n’est pas original et qu’ils crachent dessus me rendent fou. Que ceux qui savent se frotter au doute aillent le voir ce soir à l’Athénée (Paris). Je n’ai malheureusement pas de vidéo pour vous montrer la différence avec l’album sorti l’an dernier. Allez juste poser vos oreilles dessus et si vous pensez que je déraille, réservez moi une place en asile.

Quittons la France et partons maintenant sous le soleil chaud californien avec The Warlocks et ses murs de son tout à fait reconnaissables. Après  Heavy Deavy Skull Lover et The Mirror Explodes, Skull Worship vient donc clore la trilogie entamée en 2007. Et c’est bon. Tout bonnement bon pour reprendre une célèbre lapalissade. Ça aussi, à l’arrière d’un taxi, vautré sur les banquettes de moleskine… ça le fait assez bien. Et puis Bobby Hecksher, le leader, a tout de même une putain de carte de visite : Beck, Brian Joneston Massacre (et donc nourri au Velvet Underground, à My Bloody Valentine etc). On dit qu’il doit son côté psychédélique à ses rencontres avec Timothy Leary, vous savez le gars (multidisciplinaire tout de même !) qui militait pour les bienfaits thérapeutiques du LSD. Bon ok, certains en ont abusés et ça les a rendu fous, mais bon…

On reste en Californie et dans le psyché,  car j’aime les abus, pour s’intéresser à Back To Land des Wooden Shjips, dans la même veine exactement que Moon Duo (mais en moins synthétique) dont je vous avais déjà parlé à plusieurs reprises. Et ce n’est pas un hasard puisque Moon Duo est le side-project du guitariste des Wooden Shjips : Ripley Johnson.  Ceci le rend donc incontournable à mes yeux. Un peu moins expérimental et minimaliste qu’auparavant  mais toujours aussi spacey. Très spacey. Si vous aimez les boucles qui rendent fou… C’est pour vous.

Enfin, sur le retour, faisons une escale à Brooklyn patrie des excellents Grizzly Bear. Shields B-Sides centralise les B-Sides du groupe (comme son nom l’indique…) tandis que sort en parallèle une version expanded de leur Lp Shields paru en 2012. Si je suis  réservé quant au véritable intérêt de la version expanded (démos, remixes et autres bonus tracks), je trouve bien de pouvoir écouter toutes les B-Sides sur une même galette afin d’éviter de devenir fou en changeant constamment d’Ep sur la platine (non, je n’ai pas de chargeur…).

Cet édito, en plus de revenir sur quelques artistes, mentionne à maintes reprise la folie, vous l’aurez certainement remarqué. Pourquoi ? Et bien justement… Sachez qu’un fou ne peut jamais expliquer le pourquoi d’une chose. Ne vous rendez pas fous pour autant, cela n’en vaut pas la peine. Pour vous faire oublier tout cela il vous suffira de vous laisser bercer par la prochaine Playlist de la rédaction qui paraîtra vendredi et dont le thème sera… Et bien… je vous laisse le deviner…

Greg Pinaud-Plazanet

PS: En parallèle, on vous prépare un petit cadeau pour l’Edito du 23… Ben ouais, on est comme ça nous, généreux et tout et tout 😉

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