Bloc Party

Four: Une sortie estivale pour Bloc Party

Si l’actu des sorties à venir s’annonce chargée avec des gros trucs très attendus comme le nouveau Cat Power, The XX, Bob Dylan, le retour de Skunk Anansie, le big event de Muse à propos duquel la toile est en émoi ne sachant pas à quoi s’attendre, le second album (enfin !) de James Iha, le « big return » inattendu d’un No Doubt presque oublié et j’en passe (Flaming Lips, John Spencer Blues Explosion, Dinosaur Jr, The Killers etc, etc.), l’été a aussi apporté son lot de sorties bien sympathiques comme Archive, Dead Can Dance (qu’on croyait définitivement « Dead »…) et… Bloc Party.

Bloc Party, j’ai connu grâce à « Banquet », enfin l’album Silent Alarm pour être plus juste en 2005 lorsqu’un très très bon ami à moi, pour ne pas dire l’un des meilleurs (il écrit aussi pour nous alors la confiture sur les grolles ne fera pas de mal…), avec qui j’ai toujours eu des relations (non, je vous arrête…) musicales (montage et démontage de groupes, découvertes en tout genre etc), me fait écouter Bloc Party… en bagnole. Pas forcément le meilleur endroit pour apprécier un truc tellement les aigus ou les basses peuvent être compressées par le format mp3 et avoir un rendu merdique grâce aux enceintes… sans compter le bruit du moteur… j’ai donc essayé d’écouter tant bien que mal, ça avait l’air sympa, je programmais donc alors de me fournir au rayon Bloc Party et d’écouter tout ça de façon plus conforme à mes exigences.

Bloc Party

Bloc Party

La claque que mon ami s’attendait à me faire prendre n’est donc venue qu’à postériori sur mon canap alors que j’étais rentré… imaginez, vous prenez une baffe mais votre tête ne bouge sous le choc qu’une heure après… limite du comique. Bref, assez de vie personnelle, sinon je vais finir par tout vous raconter et vu mon âge y’en aurait pour des heures d’anecdotes bien souvent inintéressantes.

Ce groupe formé en 2002 se réclame du courant Indie Pop, dans lequel je suis extrêmement versé, étant tombé dedans lorsque j’étais petit. Pour un groupe comme ça, l’improbabilité du chanteur m’avait interpellé. Déjà, son nom: Kelechukwu Rowland Okereke, avouez que là, faut prendre une grande respiration pour l’appeler et lui demander une bière… Il a dix ans de moins que moi, a quatre albums au compteur avec ses comparses, et touche à l’électro au travers de son album solo The Boxer (sympathique d’ailleurs). Début 2011, ils annonçaient que la pause clope était terminée et qu’ils allaient se remettre au taf. Chose faite donc avec Four, produit par Alex Newport, déjà producteur de gens comme Franck Turner, artiste folk-punk anglais, The Mars Volta ou The Melvins et ayant mixé des morceaux pour Sepultura, Death For Thieves ou bien encore pour Death Cab for Cuties que nous aimons beaucoup ici.

 13 titres jouant parfois sur le plein de vitamines, parfois sur une lenteur mesurée. Pour moi Bloc Party revient vers ce qui les a fait connaitre et aimé même si le groupe n’est pas à la hauteur de ce qu’avait été Silent Alarm. Ce qui est difficile au final pour des groupes qui explosent au premier album c’est qu’ils sont attendus au tournant. Et même si les Lp suivant Silent Alarm ont été plus que biens, Four en tête, il ne faut pas s’attendre à un « Silent Alarm revival ». Cet album est beaucoup plus tourné vers les guitares tout d’abord, un peu plus vers ce caractère un peu punk que l’on avait déjà senti chez eux en 2005, comme sur « Black Crown« , « We Are Not Good People« , « Kettling« .  Bref on n’est plus du tout sur le même plan mêlant ouvertement électro et rock d’Intimacy et c’est tant mieux… A côté des pêchus, certains morceaux sont donc plus cools: « Truth », »The Healing », d’autres sont plus « Partyesques »: « Team A« , « 3×3« , « Octopus« , pour citer quelques exemples qui me viennent tout de suite en tête. De son côté « Real Talk » me fait un peu penser à du Radiohead parfois, surtout sur son chorus à vrai dire. Par contre je ne sais absolument pas ce qu’un « Day Four » vient faire ici… Facile et avec peu de caractère à mon sens. Certains trouveront cependant le morceau sympa, moi je ne sais juste pas ce qu’il vient faire au milieu des autres. Heureusement « Coliseum » vient remettre les pendules à l’heure avec un début à la Gorillaz, déjà que je trouve parfois beaucoup de similitudes entre la voix d’Okereke et de 2D (Damon Albarn)… Le morceau est rageur et relorgne vers la punkitude (n’allez cependant pas croire que c’est celle des années 80…). « V.A.L.I.S » ressemble pour sa part à un type des années post 80’s de façon assez cocasse. Enfin côté pochette, on est loin de la belle pochette de A Week End In The City et c’est bien dommage.

cover Art de Four

cover Art de Four

Pour ma part, puisque finalement c’est mon avis qui compte dans cette critique, pas de surprises. On retrouve les rythmes syncopés, la voix limite falsetto parfois mais toujours bien placée, des rifs de guitares énergiques et originaux. Bref, Bloc Party fait du Bloc Party. Grande nouvelle n’est-ce pas ? Néanmoins le Lp se laisse déguster, mais certainement pas, tout comme les précédents pour un fond sonore ou depuis un canapé. Dans un Ipod il vous accompagnera durant vos rides poudreux cet hiver (attention, ne pas confondre avec rails poudreux… il n’y a qu’un pas que je ne franchirai pas ! Winners don’t use drugs !)) et pour les riders de bitumes, il sera parfait pour quelques tricks sur la place de la mairie. Si vous avez une bonne sono dans votre caisse à savon, je vous rassure il y tiendra aussi sa place.

By Greg Pinaud-Plazanet

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