Vesper Land

Interview découverte: Vesper Land ou Lyon à l’heure du Folk.

Je suis tombé un peu par hasard mais sans me faire mal sur un EP de six titres mettant en musique des poèmes de William Blake. Au cours des années, j’en ai déjà croisé par-ci par là, Greg Brown en 1987 avait sorti un LP adaptant 16 textes du poète mais cela ne m’avait pas fait trop d’effet personnellement lorsque plus tard je l’avais découvert. Finn Coren s’y est aussi essayé au travers de son Blake Project sans plus me convaincre. Le poéte Allen Ginsberg qui en son temps s’y était aussi collé, pensait lui aussi que ces textes avaient été écrits pour être mis en musique. Oui, certainement mais pour le moment personne ne l’avait fait de la façon qui me plaisait, qui me parlait.

Je découvre donc 2 titres en écoute sur le site officiel de Vesper Land, après avoir lu quelques lignes sur ce projet sur un webzine et j’avoue qu’à l’écoute de ces deux morceaux j’ai eu envie d’en écouter plus, les adaptations me semblant plus actuelles, plus coller avec mon univers musical. Je vais donc sur la page contact du site et entame avec Mikael Cointepas, le Lyonnais derrière Vesper Land, un échange. Je dis échange car mon enthousiasme à écouter ses morceaux a très spontanément rencontré son envie de faire découvrir ce qu’il fait. Il m’a donc d’emblée proposé d’envoyer à la rédaction quelques exemplaires de son mini LP et j’en ai profité pour le brancher sur une possible interview si cela le tentait.

Dès réception du matériel, je l’ai fait tourner en boucle à la maison, dans la voiture, sur l’ibidule pour bien m’imprégner de tout ça. Et bien je peux livrer ici, aujourd’hui tout le bien que je pense de ce CD. Même s’il partage 3 titres avec la précédente tentative de Coren Finn (A Dream, The Sick Rose et Divine Image), la mise en musique est plus prenante, la voix colle plus aux textes. On peut aimer W.Blake, avoir envie de le porter en musique et ne pas y arriver car on n’a pas la voix ou bien on n’a pas cette illumination musicale (moi par exemple je me contente de le lire…). Pour moi Vesper Land a réussi quelque chose de vraiment attachant et on regrette qu’il n’y en ait pas plus car 6 titres c’est très court, trop court.

En 2011, Victor Vertunni sortait une adaptation des textes de William Blake mais je n’y ai vu aucun risque réel ou pour être plus juste aucune distance par rapport aux textes ce qui donne souvent un résultat sans saveur, un truc standard, limite un peu vieillot.

Avec Vesper Land au contraire je vois des adaptations ancrées dans la musique d’aujourd’hui. Un dépoussiérage qui me fera penser tantôt à Mark Lanegan comme sur mon coup de cœur immédiat du CD : The Sick Rose, un doublé de voix qui apporte du corps à la chanson, lui donne une vie propre; tantôt aux ballades de Snow Patrol sur le chorus de Why Was Cupid A Boy. J’avoue que chaque morceau m’a fait pensé au niveau de la voix à des choses différentes ce qui est assez intriguant car effectivement sur les 6 chansons, aucune ne se ressemblent vraiment sur cet aspect là alors qu’il s’agit du même artiste. Pour moi ce fût important dans mon processus d’assimilation de l’album car je pouvais le rattacher à des groupes que j’écoute tout en intégrant ses différences fondamentales notamment au niveau de la composition musicale qui, elle,  se tourne fortement vers un folk aux tonalités américaines et légèrement teintés de blues parfois. Le son de la guitare électro-acoustique donne ce son un peu roots du folk, ce claquant clair. Derrière, les notes doucement mais judicieusement égrainées de ce qu’il me semble être une Fender Télecaster (Why Was Cupid A Boy) ou encore d’une harpe ( A Divine Image) font que les morceaux prennent souvent deux dimensions distinctes et presque deux ambiances qui se fondent en une seule.

L’album est, me semble-t-il assez intimiste, hormis The Sick Rose qui se tient un petit peu à part pour moi. Même I Asked A Thief To Steal Me A Peach qui est assez enlevée niveau rythme me semble intimiste, un peu comme si on ne la chantait que pour vous, un peu comme ces morceaux de Nick Drake qui ne semblent être fait que pour vous parler à vous et à vous seulement.  Le 6 titres se termine sur A Divine Image, un texte très souvent mis en musique mais j’avoue que là aussi j’ai été bluffé par la fragilité, la sensibilité de cette interprétation et de sa composition musicale qui, même si elle reste assez simple est jouée avec ce qu’il semble être une réelle sensibilité vis-à-vis du texte lui-même.

Je ne vous le cache pas depuis le début de cet article, j’ai eu un vrai coup de foudre pour cet album. J’espère vous avoir donné envie de l’écouter car sur la scène française on manque de ce genre de petit bijou que l’on aime à ranger dans une petite boite rien qu’à soi. Grande première pour l’occasion, vous trouverez en fin d’article 3 avis d’autres membres de la Rédac.

INTERVIEW avec l’homme qui se cache derrière Vesper Land, Mikael Cointepas:

Greg : Salut Mikael, en bon petit soldat que je suis, et vu qu’avant de découvrir Vesper Land je ne te connaissais pas, j’ai été voir un peu ce que tu faisais et j’ai vu que tu avais trempé dans pas mal de trucs différents : Jazz, Rap, du Rap-Folk même (je ne savais même pas que ça existait…). Avec Vesper Land tu t’inscris dans un registre résolument folk, n’est-ce qu’une étape pour toi, ou penses-tu faire vivre Vesper Land et y intégrer éventuellement d’autres artistes ?

Mikael : « En fait… tout ça est lié à mon apprentissage de la musique. Mon premier instrument étant la batterie, j’ai été amené à être plutôt dans un rôle de musicien accompagnateur. Au fil des rencontres, j’ai abordé diverses esthétiques.  J’avais cependant l’envie de construire un projet personnel, ce que j’ai fait au bout d’un certain temps avec Vesper Land. Le format « folk », guitare-voix, est celui qui me convenait le mieux, mais je reste attaché à garder une démarche un peu expérimentale. Pour la suite, j’ai assez envie d’intégrer d’autres musiciens, mais pour l’instant j’ai encore beaucoup de chemin à faire en solo. Les collaborations restent tout de même importantes sur ce disque: Il n’aurait pas pu être fait sans la participation de personnes comme Maxime Milan de Bleakthieves, Antole Buttin de Mr barthelemy ou encore Marc Arrigoni de Sombrero(s). J’espère bien avoir encore l’occasion de croiser la route de musiciens aussi talentueux et généreux. »

Mais quand tu tournes pour Vesper Land, tu es pourtant en solo ? Est-ce un exercice auquel tu étais habitué ou bien a-t-il fallu que tu prennes sur toi ? Je n’ai jamais trouvé ça évident pour ma part vu de l’extérieur…

« Effectivement, actuellement je me produis seul sur scène, mais j’ai eu quelques occasions de  jouer ponctuellement avec des amis musiciens dans le cadre de ce projet. Je n’étais pas vraiment habitué au solo, j’avais fait pleins de concerts comme musicien accompagnateur, ou avec  différents groupes, du coup il a fallu que je prenne sur moi. Les premiers concerts ont été des expériences très intenses.  J’ai vraiment dû me jeter à l’eau. Cela m’a obligé à apprendre à assumer certains aspects de ma voix ou de mon jeu que je percevais comme des défauts, mais qui font partie de moi, de même qu’une certaine fragilité. C’est sur que  ma manière d’appréhender la scène a changé depuis. »

En parlant de fragilité, je trouve que ta voix colle bien à l’ambiance du disque et je ne peux pas penser que cela n’est pas le fruit de l’expression d’un certain ressenti pour toi, on se dit pas un matin « tiens! Je sais pas quoi foutre aujourd’hui, en plus il pleut, alors je vais faire un tribute sur W.Blake ça doit être fun ! » ?

« Non, c’est vrai, la notion de ressenti  a une grande part dans tout ça. A vrai dire j’ai vraiment eu un coup de cœur sur les textes de Blake, dès les premières strophes je me suis dit que j’avais quelque chose à faire avec ces poèmes. Dans ce projet le ressenti est un guide, j’essaie de lui faire confiance autant que faire se peut. »

Ok, mais pour la composition des morceaux, quand à trouver le truc qui te permettrait de faire passer ce que tu souhaitais, ça s’est fait comment ?

« Je travaille beaucoup les morceaux chez moi, en amont. J’essaye de prendre le temps de jouer, sans trop réfléchir, de manière un peu instinctive. J’enregistre ensuite de nombreuses ébauches que je laisse de côté, que je reprends plus tard et ainsi de suite. Parfois je recadre une idée de morceau par rapport à la structure d’un texte. J’écrème, jusqu’à trouver quelque chose qui ait du sens, une idée ou un motif autour duquel construire le titre. Pour cet album ce processus a été très long, mais la décision d’enregistrer, par contre, c’est déclenchée assez rapidement. J’ai fait écouter des versions guitare-voix des titres aux co-réalisateurs, et ils m’ont fait  de nombreux retours. Partant de là, on a convenu de certains choix pour l’enregistrement, titre par titre, incluant un choix de prise de son (pour la guitare ou pour la voix par exemple) puis un choix d’arrangements. »

Tu as des coréalisateurs mais tu t’autoproduis, c’est pas un peu difficile tout de même ? Je pense au manque de visibilité, aux moyens, au risque de rester trop underground ?

« Oui, cela n’est pas facile, ça demande beaucoup d’énergie, d’organisation, et tu n’es jamais certain du résultat; en tout cas la résonance du projet est limitée, c’est sûr. Mais en contrepartie tu as toutes les cartes en main, tu es sûr que le boulot est fait comme tu l’entends, et tu as un rapport direct avec tous les interlocuteurs, ce à quoi je suis assez attaché. Je pense qu’il est impossible de vraiment tout faire tout seul, mais c’est une erreur de croire  qu’un label ou un tourneur vont résoudre tous les problèmes d’un groupe. A mon humble avis il  faut surtout trouver un moyen de diffuser son travail d’une façon adaptée à son propre fonctionnement, à sa ligne de conduite, et ça n’est pas facile. »

On l’a vu au début de cette interview, ton premier instrument était la batterie ok, mais tu joues aussi de la basse, de la guitare… Cela te donne-t-il une certaine polyvalence dans tes compositions, te permettant ainsi d’être totalement autonome ou bien gardes-tu cette polyvalence pour varier les plaisirs lorsque tu joues en groupe ?

« En fait, cette polyvalence m’a permis de jouer avec des musiciens très expérimentés sur des instruments que je pratique également, ça m’a bien tiré en avant à une époque. Pour moi, ça n’est pas une fin en soi, l’essentiel étant de bien jouer, et de s’améliorer. Le fait de jouer plusieurs instruments n’est qu’un moyen parmi d’autres pour y parvenir. Mais de façon générale je ne calcule pas trop tout ça, j’essaie de ne pas écouter comme un batteur ou comme un bassiste, même si je ne peux pas m’empêcher de le faire un peu. Ce sont simplement des outils pour moi. Leur apprentissage m’a amené à écouter et à lire pas mal de choses, ça a changé mon point de vue. »

Sur quoi ?

« Quand tu joues un instrument comme la batterie ou la basse, mêmes si tu écris et travailles beaucoup, c’est difficile de construire un projet personnel, car tu as un rapport plus indirect avec le contenu musical, tu dois donc trouver les bonnes personnes avec qui jouer. Je me suis aussi rendu compte qu’il y avait souvent un fossé entre les musiques que je jouais dans mon travail de musicien, et les musiques que j’écoutais. J’avais donc envie de revenir a l’essentiel, j’ai donc essayé de repartir de zéro, en faisant des choses assez simples. C’est plus facile d’être au centre d’un projet en étant guitariste et chanteur. »

Tournes-tu uniquement sur Lyon pour le moment ? As-tu des envies d’ailleurs ? Participer à des mini-festivals comme le Week-End des curiosités du Bikini (Toulouse) pourrait te permettre de toucher un public venu pour des choses qu’ils connaissent, et de leur faire découvrir ce que tu fais, je suis sûr que dans d’autres villes des initiatives identiques existent et te permettraient de te faire connaître de façon plus large…

« C’est une proposition ? »

J’aimerais bien en avoir le pouvoir en tous cas !

« C’est sûr, j’aimerais tourner plus, mais pour l’instant je suis encore « en construction »  comme je l’ai dit avant, je fais quasi tout moi-même, ça prend donc beaucoup de temps.  J’aimerais beaucoup tourner ailleurs, à l’étranger même, à vrai dire, je ne limite pas mes envies. En tout cas je serai ravi de jouer à Toulouse, j’espère que l’année à venir me permettra de le faire. »

Vu la dimension internationale du projet (musique Folk, textes en anglais), c’est vrai que tu peux t’exporter plus facilement que d’autres… Quand tu dis que tu es encore en construction, cela veut dire que tu te consacres uniquement à Vesper Land pour le moment ?

« Pour ce qui est de la composition oui, je me focalise sur Vesper land pour l’instant, j’ai encore beaucoup de pain sur la planche. Sinon en parallèle je continue d’accompagner pas mal de groupes ou d’artistes, un peu en indé avec Paloma et Dallas Puppen, un peu en chanson avec Frédéric Bobin et Denis Rivet et d’autres. »

Indé, Folk, Chanson… j’aimerais justement savoir quelles sont tes influences musicales personnelles ?

« Wow, difficile de répondre à cette question, je crois que j’ai été au moins autant influencé par les gens avec qui j’ai joué que par les musiques que j’ai écouté. Pour synthétiser, adolescent j’étais fan de Nirvana et des Beatles. Quand je travaillais la batterie, j’ai beaucoup écouté de jazz et de musiques improvisées. C’est un univers qui me plait beaucoup, même si je n’y suis pas très impliqué, dans la pratique. Maintenant j’écoute beaucoup de rock et de folk de toutes les époques et pas mal de blues également, mais je ne suis pas un grand spécialiste. »

Pour continuer sur ce que tu écoutes, pourrais-tu me faire ta playlist du moment, ça me fera peut-être découvrir des trucs que je ne connais pas…

« En ce moment j’écoute :

Des Ark : Girls Get Rough  (live from wxdu,2007): Une artiste extraordinaire que j’ai eu la chance de découvrir lors d’un concert acoustique, dont je ne me suis toujours pas remis. Elle est aussi très à l’aise dans un registre plus post rock/ noise.

Bonnie Prince Billy: We Are Unhappy (wolfroy goes to town 2011). J’adore son travail, peu de choses à dire en plus, son dernier album est énorme.

Elliott Smith : Alphabet City (Elliot Smith 1995). Son album de 95 est assez brut dans la production comparé aux autres, il a, à mes yeux, un charme particulier.

Wilco : Either Way (sky blue sky 2007).J’adore ce groupe, je trouve que la rhytmique à un son fabuleux, Jeff Tweedy chante excellemment  aussi.

Bill frisell: Farmer (disfarmer 2009). J’aime beaucoup son utilisation de l’espace musical. Sa carrière est pléthorique, de l’avant garde new yorkaise à la country, en passant par la musique à l’image, c’est vraiment un guitariste hors du commun.

Mississippi John Hurt: Spike Driver. Je ne connais pas l’année, c’est un classique, j’adore sa technique de guitare, inspirée du ragtime. »

Ok, j’en connais aucun à part Des Ark dont le Live est effectivement excellent, j’aime beaucoup sa voix particulière, souvent sur le fil, je pense à Love Is A Lame Dog par exemple, et Elliott Smith, d’ailleurs la chanson c’est Alphabet Town… mais bon je sais ce qu’il me reste à faire de ma journée parce que tu viens de me foutre la honte là… Allez, je vais me rattraper: j’ai crû entendre une Fender Télécaster sur l’album, je me trompe peut-être remarque… mais vu que j’aime les guitares au-delà de leur simple son, c’est quel modèle et de quelle couleur est-elle ?

« Bravo, c’est bien vu ! C’est la Télécaster de Maxime Milan (qui joue les électriques sur le disque)  c’est une Fender Mexique bordeaux des années 90 enfin je crois. Sur scène je joue sur une Baja noire, et une Parlour bas de gamme. Je n’ai pas de guitares exceptionnelles en rayon… »

Vu les sons que toi et Maxime en tirez, avoir les mêmes à la maison m’irait bien… Bon ben Mikael, merci c’était bien sympathique, n’hésite pas à rester en contact avec Le Peuple du Rock si tu as des annonces à faire, en attendant bonne continuation à toi et n’oublie pas que si tu passes sur Toulouse… enfin tu m’as compris !

Merci ! A un de ces jours.

AVIS DE LA REDAC:

Ce qu’en a pensé Sabrina Cirillo:

J’ai donc été faire un tour dans le monde vaporeux de Vesper Land et c’est folkement bon. Il  y règne comme une  sensation d’évasion, d’apesanteur, de légèreté, d’infini… Un infini donné par les voix et les lignes mélodiques de chaque morceau comme en témoigne « The sick rose ». Dès les premiers accords, j’ai pris mon envol dans un univers bercé par le son propre et soigné des guitares acoustiques et de cette voix franchement pas folk pourtant. Sentiment paradoxal donc mais plutôt intéressant : chaque morceau nous enferme sans que l’on puisse en sortir vraiment tellement l’acoustique nous y perd et que le chemin tracé y est infini. Un folk contradictoire, atypique et léger. Vesperland, c’est l’histoire des mondes infinis.

Ce qu’en a pensé Anthony Amar:

Un petit album folk de 6 titres comme il y’en a peu. Les morceaux sont riches tout en restant simples de composition, une voix, une guitare, quelques petits sons ponctuels typés prog. On se laisse vite transporté par la beauté de ces musiques qui transpirent l’émotion, et ce, dès le premier morceau ! Un son vraiment bien équilibré, avec un mixage précis et un doublage de voix très propre, même ceux à l’octave ! Personnellement, j’adore !

Ce qu’en a pensé Mikael Chailloux:

Vesper Land nous offre ici un EP folk de toute beauté, en hommage au poète William Blake. Quoiqu’on en dise, cet EP est cohérent dans sa composition. On a ici 6 belles chansons de folk nouveau, comme on peut en faire sur le label clermontois Kütu Folk ou chez Jonathan Wilson. On ne peut qu’admirer les magnifiques harmonies de The Sick Rose, le folk-blues de I laid me down upon a bank, et la balade « psychédélique » Why Was Cupid A Boy. Il manque parfois une batterie pour insuffler plus de souffle à l’EP, ainsi que la voix du chanteur Mikael Cointepas qui parfois fait défaut à la chanson. L’impression générale à l’écoute est bonne : Ce projet peut aller loin !

 By Greg Pinaud-Plazanet

Une réflexion sur “Interview découverte: Vesper Land ou Lyon à l’heure du Folk.

  1. Pingback: Après Blake, c’est Dickinson : Vesper Land remet le couvert ! | Le Peuple Du Rock Webzine

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